Liège Anderlecht
La banderole a été déployée juste avant la rencontre entre le Standard de Liège et Anderlecht. | NICOLAS LAMBERT / BELGA MAG / BELGA/AFP

A Paris, Liège ou Brest : quand les supporters dépassent les bornes

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La plupart des gens présents au stade soutiennent une équipe, un joueur en particulier, et ne sont démonstratifs qu'en cas de but ou de belle action. Mais il arrive que la passion des supporters aille trop loin, et atteigne même un point de non-retour. Bombes, banderoles racistes et ultra-violentes… Retour sur cinq moments où les tifos en ont (beaucoup) trop fait, et ont bien dérapé.

Standard-Anderlecht : La banderole qui est allée trop loin

La rivalité entre le Standard de Liège et Anderlecht est, en Belgique, comparable à celle de l’OM et du PSG. Elle a d’ailleurs pris un bien mauvais chemin ce dimanche, à l’occasion de la 23e journée de la Jupiler League. En particulier pour Steven Defour, ancien joueur du Standard, passé aujourd’hui dans l’autre équipe. Une « trahison » qui n’a pas été vue d’un très bon œil par les supporters, qui ont déployé une banderole à quelques minutes du coup d’envoi, le visant clairement.
D’une grande violence, on y voit Jason Vorhees, personnage du film d’horreur Vendredi 13, la tête de Defour dans la main. Au-dessus, le slogan « Red or dead » (Rouge ou mort) choque lui aussi par sa violence. Cette image a suscité de nombreuses réactions du côté des réseaux sociaux et des médias, belges ou européens. Les supporters vont être poursuivis en justice, d’après ce qu’a indiqué le club dans un communiqué de presse. Ils risquent jusqu'à cinq ans d'interdiction de stade.   

Une fausse bombe pour Hulk​

En septembre 2012, le Zenith Saint-Petersbourg dépense 60 millions d’euros pour recruter Hulk. Ce qui n’est pas du goût des supporters ni même des coéquipiers de l’attaquant brésilien, choqués du salaire élevé du nouveau venu (près de six millions par an). Les tensions sont palpables au sein du groupe de Luciano Spaletti, et atteignent leur paroxysme quand Hulk découvre dans son sac d’entraînement une bombe, accompagnée d’une photo qui avait pour légende : «Hulk dehors ! » La fausse bombe a finalement été réquisitionnée par la police russe et le joueur brésilien évolue toujours au Zenith.

La banderole anti-ch’ti du PSG​

«Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis ». D’une rare violence, cette banderole, déployée trois minutes en pleine finale de la Coupe de la Ligue, avait complètement évincé la rencontre PSG-Lens. Longue d’une trentaine de mètres, cette affiche fait référence au film de Dany Boon, « Bienvenue chez les Ch’tis », et a suscité l’indignation générale. Les politiques s’en sont mêlés, touchant même le président de la République d’alors, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé « suivre de près l’enquête ».

Sale ambiance avant le derby breton

Deux clubs au sein d’une même région peuvent également déclencher quelques débordements… les supporters du Stade Brestois et de l’En Avant Guingamp n’ont jamais été les meilleurs amis du monde, mais le climat a atteint son pic de tension en avril 2008. Les deux clubs doivent s’affronter le soir même dans le cadre du championnat de Ligue 2. « Nos enfants sont dans les stades, les vôtres dans les congéls », voilà ce qui est inscrit sur l’un des murs du stade Francis Le Blé. Cette inscription fait référence à une macabre découverte faite la semaine d’avant à une trentaine de kilomètres de Guingamp, où le corps d’un nouveau-né avait été retrouvé dans un congélateur.

Des banderoles nazies dans le stade​

En Bulgarie, le Litex Lovech et le Levski Sofia s’apprêtent à s’affronter, quand des supporters déploient une banderole à la gloire d’Adolf Hitler. On peut y lire un hommage au Fürher, puisqu’il y est écrit « Bon anniversaire » (Hitler est né un 20 avril), et sur une autre : « Il avait raison ».  Le tifo de Sofia fait également virevolter des drapeaux marqués par une croix gammée. Ils écoperont de deux ans d’interdiction de stade, et de plusieurs milliers d’euros d’amende.

Mathilde L'Azou @MathildeLAzou