Paradis fiscaux: la Fifa enquête sur un de ses membres

Paradis fiscaux: la Fifa enquête sur un de ses membres

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La Fifa a ouvert une enquête sur un membre de sa commission d'éthique, l'avocat uruguayen Juan Pedro Damiani, que la gigantesque enquête sur les paradis fiscaux révélée dimanche lie à trois personnes inculpées par la justice américaine dans le scandale de corruption de la Fifa. Cette vaste enquête réalisée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) se base sur quelque 11,5 millions de documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers", qui proviennent tous du cabinet d'avocats Mossack Fonseca.

Selon ces documents décortiqués par l'ICIJ, Damiani et son cabinet d'avocats auraient notamment travaillé pour sept sociétés offshore liées à l'Uruguayen Eugenio Figueredo, ancien vice-président de la Fifa (fédération internationale de football) et ex-membre de son comité exécutif, arrêté à Zurich fin mai dernier.

Damiani aurait également servi d'intermédiaire auprès d'une société basée au Nevada (Etats-Unis) et liée aux hommes d'affaires argentins Hugo et Mariano Jinkis. Ces derniers, dirigeants d'une société de marketing sportif, sont eux aussi poursuivis par la justice américaine, pour le versement présumé de dizaines de millions de dollars de pots-de-vin contre l'obtention de droits télévisés en Amérique du Sud.

Pas de manoeuvre illégale de Damiani

L'ICIJ rapporte qu'un porte-parole de la Commission d'éthique de la Fifa a déclaré que Damiani avait reconnu le 18 mars avoir eu des relations d'affaires avec Figueredo. La Commission d'éthique a ensuite décidé d'ouvrir une enquête préliminaire, poursuit l'ICIJ.

L'ICIJ précise toutefois que les documents ne mettent pas en évidence l'existence de manoeuvre illégale de la part de Damiani ou de son cabinet.

Le Français Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la Fifa, licencié mi-janvier après avoir été mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014, apparaît également dans les documents en tant que propriétaire d'une société basée aux Iles Vierges britanniques et créée en juillet 2013, apparemment pour acheter un yacht enregistré aux Iles Caïmans.

AFP