Montpellier joie schalke
Les Héraultais avaient ramené un nul 2-2 de Schalke | AFP

Montpellier n'a qu'à bien se tenir

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C'est depuis les tribunes que René Girard assistera au troisième match de Montpellier en Ligue des Champions face à l'Olympiacos. Suspendu pour un mauvais geste, l'entraîneur aimerait voir son équipe signer un premier succès dans cette compétition européenne, ce qui lui permettrait de relancer ses chances de qualification dans un groupe B encore relativement ouvert, et oublier sa 16e place en L1. Arsenal accueille Schalke pour conforter sa place de leader.

Si les Héraultais parviennent à garder leur sang froid, la venue de l'Olympiacos à la Mosson devrait leur permettre de confirmer leur regain de forme entrevu lors de leur dernier duel continental sur le terrain de Schalke (2-2). Comme ce fut le cas en Allemagne malgré leur infériorité numérique, cette prestigieuse parenthèses européenne aurait surtout le mérite de faire oublier les déconvenues en L1. "Peut-être qu'en ayant fait les résultats assez moyens du début de saison, cela nous amène un peu moins de sérénité et de confiance, peut-être un peu plus de fébrilité. Et ça, on ne le perçoit pas et on ne le ressent pas quand on joue la Ligue des champions. C'est tout à fait logique", explique René Girard.

La défaite de samedi contre Rennes (2-1), la cinquième de la saison en championnat, "est dans la lignée de ce qu'on fait depuis le début de saison, il n'y a pas grand chose à dire", a regretté Girard qui a toujours du mal à trouver une défense hermétique. "On revient toujours à la même  chose: s'il faut mettre quatre buts à l'extérieur pour gagner, c'est compliqué", explique-t-il, tout en comptant sur la C1 pour relancer son groupe.

Girard en tribune, Yanga-Mbiwa sur la pelouse

Et alors que le technicien héraultais se placera en tribune et sera remplacé sur le banc par son adjoint Pascal Baills, Mapou Yanga-Mbiwa fera le chemin inverse et retrouvera la compétition après avoir purgé le premier de ses cinq matches de suspension en L1 samedi à Rennes. Puisque tout n'est qu'une question de maîtrise de soi à Montpellier, Jourdren devrait quant à lui revenir dans les cages héraultaises, après en avoir été sorti le week-end dernier pour avoir critiqué les choix de son coach...

Si tout ce petit monde parvient à se concentrer sur l'essentiel, à savoir le jeu, Montpellier a théoriquement les moyens d'infliger à l'Olympiacos une troisième défaite d'affilée. Mais la prudence devra rester de mise. L'an passé, l'équipe grecque était repartie de Marseille avec un court succès (0-1), mettant fin à une triste série de sept défaites d'affilée contre les clubs français.

Les Montpelliérains qui ont subi leur septième défaite de la saison toutes compétitions confondues en Bretagne, ont besoin d'un match référence. Celui face à Schalke, avec une égalisation dans les derniers instants devrait leur apporter ce petit plus d'expérience pour aborder ce duel inédit contre l'Olympiakos, et relancer une saison partie sur de mauvaises bases. Et pour ne pas sombrer, il faudra surtout respecter un adversaire qui compte 39 titres de champion de Grèce, 25 coupes nationales, et qui malgré deux défaites en C1, réalise un sans faute en championnat avec sept victoires en sept rencontres, ce qui est bien loin d'être le cas des champions de France en titre.

Romain Bonte