Mondial 2018 - Deschamps : "On est dans l'obligation de confirmer"

Mondial 2018 - Deschamps : "On est dans l'obligation de confirmer"

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L'équipe de France est "dans l'obligation de confirmer" sa victoire éclatante, jeudi contre les Pays-Bas, face au Luxembourg dimanche à Toulouse, en qualifications au Mondial-2018, a estimé samedi le sélectionneur Didier Deschamps.

Kylian Mbappé peut-il jouer sur tout le front de l'attaque ?

Didier Deschamps : "Oui. C'est vrai qu'il préfère un poste ou système plutôt qu'un autre. Il ne le dira peut-être pas totalement parce qu'il voudra jouer, même si c'est pas forcément là où il est le plus à l'aise, ça peut être le cas aussi dans son nouveau club".

Vous le préférez où ? 

D.D : "Il est plus attaquant axial dans un système à deux, c'est là où il fait voir de très bonnes choses, mais il a aussi été performant par moments sur le côté gauche, quelquefois à droite, mais moins. Il n'a pas non plus quatre ou cinq saisons derrière lui, donc il y a peu de recul sur son utilisation à plusieurs postes".

Vous bluffe-t-il ?

D.D : "Non, il ne me bluffe pas, mais je ne l'appelle pas par hasard. Je sais ce qu'il est capable de faire, il aura encore des étapes à franchir. C'est bien pour lui qu'il ait marqué son premier but, il aurait pu le marquer avant, parce qu'il avait eu des occasions, même sur sa première sélection au Luxembourg. Il a une marge de progression, mais avec ce qu'il fait déjà à son âge, il fait partie des joueurs hors norme".

Quel est votre regard sur Thomas Lemar ?

D.D : "Il est en pleine forme. Il a fait une très belle saison avec Monaco, il avait fait un très bon match contre l'Angleterre en juin. Il avait eu des bouts de matches avant. Il est reparti sur les mêmes bases avec Monaco et avec nous. Au-delà des buts marqués jeudi, à travers sa performance il a été un joueur important".

A-t-il marqué des points ?

D.D : "Non non (ironique)... Deux buts, ce qui nous vaut trois points (sourire)".

Possédez-vous le secteur offensif le plus performant au monde ?

D.D : "Oui, bien sûr! (ironique) C'est après le match de jeudi, je ne suis pas sûr que vous m'auriez posé la même question avant. La qualité est là. Après, ce sont de jeunes joueurs. Ils ont faim, ils ont beaucoup d'ambitions mais il y a des étapes à franchir, et les exigences du niveau international sont élevées. Mais évidemment, je préfère travailler sur la qualité".

L'acquisition de statuts se fait-elle plus rapidement actuellement ?

D.D : "Elle est progressive. Ils ont tout très tôt, ce n'est pas par hasard s'ils sont déjà dans de très grands clubs. Cette génération a un potentiel très intéressant. Il ne faut pas croire que ce sera un long fleuve tranquille, il y a toujours des périodes plus difficiles, mais ils ont ce qu'il faut pour le haut niveau".

Attachez-vous de l'importance au nombre buts marqués ?

D.D : Respecter l'adversaire, c'est aussi, quand on peut marquer, le faire".

Y a-t-il un risque de décompression ?

D.D : "Le haut niveau, c'est confirmer sans cesse. On s'était imposé chez les Luxembourgeois (3-1) mais ils nous avaient créé des difficultés. Ce ne sera pas forcément la même équipe, et ils ont réussi à s'imposer dans leur dernier match chez eux contre le Belarus (1-0 jeudi). On est dans l'obligation de confirmer. Les trois points de demain (dimanche) sont aussi importants, on approche de la fin".

En prenant de jeunes joueurs, vous attirez de nouveaux supporters...

D.D : "De tous temps, le public s'identifie à certains d'entre eux, mais c'était valable auparavant aussi. Les jeunes d'aujourd'hui, on ne va pas leur parler de ma génération, il en ont quelques bribes, et encore... Les joueurs actuels font partie de leur monde : les réseaux sociaux, les signes extérieurs un peu olé olé par moments" (sourires).

AFP