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Les supporters de l'AS Monaco | AFP - FRANCK FIFE

Monaco sanctionné de deux de points de retrait

Publié le , modifié le

L'AS Monaco débutera le championnat de L1 avec un léger handicap : deux points de retrait ferme (plus un avec sursis), sanction qui lui a été infligée par la comission de discipline de la Ligue, ainsi qu'un match à huis clos ferme, pour des incidents survenus en L2 le 17 mai la saison passée. L'OGC Nice, lui, a pris un match à huis clos pour les incidents (engins pyrotechniques et jet de bouteille) survenus lors de la rencontre face à Lyon (37e journée).

Les incidents remontent à la 37e journée de L2, lors de Monaco-Le Mans et la LFP cite "le comportement des supporteurs de l'AS Monaco", évoquant "usage d'engins pyrotechniques, envahissement de terrain à l'issue de la rencontre et brutalité envers l'arbitre par un spectateur ayant envahi le terrain". Dans un championnat français traditionnellement serré, ces deux unités de  moins risquent de peser. Il suffit de repenser à la saison 2011-12 quand  Montpellier était devenu champion de France à la dernière journée seulement  devant le Paris SG.

Réunie une première fois le 23 mai, la commission de discipline avait placé le dossier en instruction "au vu de la gravité des faits". "Après lecture du rapport par l'instructeur désigné et audition des représentants de l'AS  Monaco", la commission a donc décidé jeudi "d'infliger un match à huis clos  ferme et un retrait de trois points pour le prochain championnat de Ligue 1 dont un point avec sursis (donc un retrait de deux points ferme, ndlr) à l'AS  Monaco", explique l'instance dans son communiqué.

Référé en suspension rejeté

Monaco, promu en L1, fait figure de grand favori avec son recrutement  galactique, puisque l'équipe de la Principauté a acheté des joueurs comme  Falcao, Moutinho, Rodriguez et Carvalho pour quelque 130 millions d'euros. Mais la saison de L1 n'a pas encore commencé que les ennuis s'accumulent  sur le Rocher. La décision de jeudi soir de l'instance disciplinaire de la LFP est en  effet un nouveau coup dur pour l'ASM. Vendredi dernier, le Conseil d'Etat a  ainsi rejeté en référé la demande de suspension introduite par Monaco, qui  conteste une décision de la Ligue obligeant toute équipe évoluant dans un  championnat professionnel français à avoir son siège en France à partir de juin  2014.

Cette décision, si elle était maintenue, mettrait fin aux actuels avantages  fiscaux du club de la Principauté. Une décision sur le fond sera rendue dans  les prochains mois. Même si les experts juridiques disent tous que la décision en référé ne  préjuge en rien de la décision sur le fond (l'ASM demande l'annulation de la  décision sur le siège à avoir en France), le rejet du Conseil d'Etat vendredi  est interprété comme un indicateur en faveur de la LFP. Le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez s'en  est d'ailleurs félicité ce mercredi en marge du dévoilement du logo de l'Euro-2016.

"Problème d'équité"

"La LFP a pris une position et le Conseil d'Etat ne nous a pas donné tort.  Il nous a même plutôt donné raison. Pour la suite, on verra bien", avait ainsi déclaré M. Thiriez. "Tout le monde est extrêmement content en L1 de la montée de Monaco. C'est  une très bonne nouvelle pour la L1, les audiences télé et les affluences. Ceci  dit, on ne peut pas nier qu'il y a un problème d'équité. L'avantage fiscal de  Monaco, cela représente environ 50 millions d'euros, soit environ le budget de  Montpellier", avait encore souligné le président de la Ligue.

"Je respecte énormément M. Rybolovlev et je comprends son point de vue. Son  investissement à Monaco est durable, ce n'est pas un feu de paille. Je ferai tout pour qu'il ne soit pas découragé", avait-il ensuite assuré, en réponse à  une question sur le risque de voir le président russe de l'ASM quitter le club en cas de maintien de la décision de la Ligue. Reste à savoir comment le milliardaire russe va encaisser la sanction de  jeudi soir, même si elle est prise par une instance indépendante et n'a donc  rien à voir avec la précédente affaire.

Christian Grégoire