Michel Platini n'accorde "aucune légitimité" à Gianni Infantino

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Auteur·e : AFP
Platini Infantino
Gianni Infantino et Michel Platini en 2015. | AFP

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La sulfateuse est de sortie. Alors qu'il avait jusque-là évité d'émettre tout jugement négatif sur son ancien secrétaire général à l'UEFA, Michel Platini a lourdement taclé Gianni Infantino lundi. A deux jours de la réélection automatique de ce dernier à la tête de la FIFA, Platini ne lui accorde "aucune légitimité".

"C'est un très bon juriste, un très bon secrétaire général, mais il n'a aucune légitimité, il n'est pas crédible comme président de la Fifa", a lâché Michel Platini lundi. L'ex-président de l'UEFA a parlé à sept journaux européens, dont l'Equipe, qui publie des extraits sur son site internet. "Il a vomi pendant dix ans sur la Fifa. Quand je dis 'vomi', j'en rajoute un peu, mais tout le monde sait qu'il critiquait tout le temps la Fifa, assure encore Platini. Comment peut-il venir promouvoir le football féminin alors qu'il s'en est toujours moqué ? Il n'y a jamais cru".

Contexte de frustration

Platini a été suspendu par la Fifa jusqu'en octobre 2019 pour violation du code d'éthique, pour avoir reçu 1,8 million d'euros de la part de l'ex-président de la Fédération internationale de football Sepp Blatter, en paiement d'un travail de conseiller sans contrat écrit. L'ex-crack de la Juventus avait ainsi été privé de candidature à la présidence de la Fifa et c'est finalement Infantino, son n°2 à l'UEFA, qui avait été élu à la tête du football mondial en février 2016. Cette suspension empêche l'ancien n°10 français de concourir de nouveau à l'élection à la présidence de la Fifa ce mercredi à Paris. Infantino est le seul candidat en lice et est donc assuré d'un deuxième mandat de quatre ans.

Platini a lui été entendu mi-mai par des enquêteurs parisiens à la suite de sa plainte pour "dénonciation calomnieuse" déposée fin 2018, son camp suspectant une fuite interne à la Fifa pour expliquer l'ouverture par la justice suisse en 2015 d'une enquête sur le fameux versement controversé. Ce qui lui avait valu d'être placé sous le statut de témoin assisté en septembre 2015. La justice civile suisse l'a, depuis, mis "en l'état" hors de cause dans le cadre de ce paiement.

AFP