Michel Platini
Michel Platini | AFP

Michel Platini dénonce "les juges de pacotille de la Fifa et du Tas"

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Dans un entretien accordé au magazine Marianne, Michel Platini est sorti de son habituel silence pour passer à l'offensive. Il ne l'a pas fait à moitié. "Les juges de pacotille de la Fifa et du TAS ne sont pas de vrais juges", dit-il. "Je ne peux pas accepter de perdre alors que je n'ai rien fait. On m'a empêché de travailler pendant quatre ans dans le football ! Qui sont ces clowns qui m'empêchent de travailler ?" Il parle même d'"escrocs de Zurich et de la Fifa" avant d'assurer: "Mon affaire ne fait que commencer. Je finirai par avoir raison".

Michel Platini a rompu avec son silence habituel. Depuis qu'il a été suspendu par la Fifa de toute activité dans le football jusqu'en octobre 2019 pour gestion déloyale (1.8 million d'euros versés), l'ancien N.10 de l'équipe de France se mure dans le silence. Dans Marianne (lien payant), il fait néanmoins feu de tout bois.

Qui sont ces clowns qui m'empêchent de travailler ?

"Je ne peux pas accepter de perdre alors que je n'ai rien fait. On m'a empêché de travailler pendant quatre ans dans le football ! Qui sont ces clowns qui m'empêchent de travailler ?", s'interroge-t-il. "Les juges de pacotille de la Fifa et du TAS ne sont pas de vrais juges", tranche-t-il. Dans l'affaire de "gestion déloyale" qui vise Sepp Blatter, le Français dispose d'un statut entre témoin et accusé, il attend le jugement au civil, puisqu'une procédure pénale a été ouverte alors que le Tribunal fédéral suisse avait confirmé sa suspension. "J'attends les grandes décisions, les vraies, celles du ministère public suisse qui, lui, a fait une enquête sur ce paiement prétendument 'déloyal'". Il a également saisi en janvier la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Mon affaire ne fait que commencer

Mais pour Michel Platini,  tout est clair. "Ce n'était qu'un complot pour que je ne sois pas président de la Fifa. Mon affaire ne fait que commencer. Je finirai par avoir raison". Mais il semble fermer la porte à un retour dans le monde du ballon rond. "Si aujourd'hui on me demande de revenir dans le football, je deviens chef d'une chaîne de télévision parce que j'ai plus de pouvoir que le président de l'UEFA", assène-t-il, faisant référence à l'un de ses chevaux de bataille sur l'arbitrage-vidéo. "les télévisions décident du jour du match, de l'heure du match et maintenant elles vont arbitrer".