Lionel Messi Barcelone 082011
Lionel Messi (Barcelone) | AFP - VALERY HACHE

Messi patron !

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Un but et une passe décisive de Lionel Messi ont permis au FC Barcelone de remporter la Supercoupe d'Europe face à Porto (2-0). Au sein d'un Barça encore en rodage, et face à une formation portugaise extrêmement solide, le talent de l'Argentin a encore une fois fait la différence.

Bientôt la vitrine du Barça ne sera plus assez grande pour y exposer toutes ses coupes. En remportant la Supercoupe d'Europe face au FC Porto, le club catalan vient de remporter le 75e trophée de son histoire ! Rien que pour la saison en cours, le bilan blaugrana est impressionnant : Ligue des champions, championnat d'Espagne, Supercoupe d'Espagne, Supercoupe d'Europe. Et il reste le championnat du monde des clubs à disputer... Le plus impressionnant, peut-être, est de se dire que ce Barça-là est encore en phase de perfectionnement. Et que cela ne l'empêche pas de battre le Real Madrid ou Porto à quelques jours d'intervalle...

Dénominateur commun à ces deux succès (comme à bien d'autres), Lionel Messi. L'Argentin n'a repris l'entraînement que depuis quelques semaines mais il est déjà presque au top. C'est simple, dès qu'il s'empare du ballon il y a danger. Raison de plus pour ne pas le lui donner, comme l'a appris à ses dépens le malheureux Guarin. Alors que Porto maîtrisait plutôt bien les Catalans depuis le début de cette finale, disputée sur la pelouse plus que moyenne du Stade Louis II de Monaco, une passe mal assurée du défenseur de Porto profitait à Messi qui, d'un crochet somptueux, effaçait le gardien Helton et marquait dans le but vide (1-0, 39e). 

Sans pour autant briller comme il a pu le faire si souvent ces dernières années, le Barça contrôlait ensuite tranquillement des Portugais solides et bien organisés mais trop orphelins de leur buteur miracle Falcao, parti à l'Athletico Madrid. La formation de Pep Guardiola, qui faisait entrer ses deux recrues, Fabregas et Sanchez, en seconde période, jouait néanmoins avec le feu avec cette faute d'Abidal sur Guarin dans sa surface de réparation mais l'arbitre ne bronchait pas (78e). Le match aurait pu être relancé, il est en fait tué quelques minutes plus tard par Cesc Fabregas, qui héritait d'une ouverture lumineuse de Messi et enchaînait une contrôle poitrine-frappe de volée d'école pour doubler la mise (2-0, 88e). Le patron venait de payer sa tournée...

Julien Lamotte