Brandao et Vidic Marseille VS Manchester United C1 02 2011
Brandao à la lutte avec la défense mancunienne | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Marseille peut encore y croire

Publié le , modifié le

Marseille et Manchester United ont fait match nul (0-0), mercredi soir, au stade vélodrome, en huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions. Bousculés par les Mancuniens, les hommes de Didier Deschamps ont su résister au leader de la Premier League, mais n'ont pu inscrire le but qui les aurait mis en pleine confiance pour le match retour, le 15 mars, à Old Trafford.

Tout reste à faire

Dans un Vélodrome plein à craquer et surchauffé par le prestige de l’affiche, les Marseillais ont réussi l’exploit de tenir tête aux Red Devils. Dès le coup d’envoi, on pouvait sentir que les débats allaient être musclés entre le leader de Premier League et le champion de France en titre. Les Marseillais, privés de Gignac, mettaient en effet beaucoup d’intensité dans leurs duels. C’étaient néanmoins les Mancuniens qui se procuraient la première occasion de la rencontre. Sur un coup franc de Nani à l’entrée de la surface marseillaise, Fletcher récupérait le ballon mais sa frappe était interceptée par Mandanda (9e). Profitant de quelques mauvaises relances des troupes de Sir Alex Ferguson, le club phocéen tentait de trouver la faille mais se heurtait à une solide défense mancunienne, incarnée notamment par Vidic et Evra, robustes sur les contacts. De quoi faire enrager le public marseillais qui sifflait copieusement l’international français à chacune de ses touches de balles.

Après une entame de match largement dominée par MU, Marseille semblait se réveiller et ses attaques commençaient à se faire plus dangereuses. Les hommes de Didier Deschamps gâchaient toutefois quelques belles occasions. A l’image de Kaboré (20e et 42e) ou encore Heinze (22e et 29e) qui manquaient de précision dans le dernier geste. A la demi-heure de jeu, d’une même voix, les supporters marseillais encourageaient leur équipe à grands coups de "Aller ! Aller ! Aller !". Mais rien n’y faisait. L'OM souffrait d'un réel problème d'animation offensive et sur la principale occasion marseillaise, une retournée acrobatique de Brandao, Van der Sar était à la parade. Les deux formations regagnaient donc les vestiaires dos-à-dos, à l’issue d’une première mi-temps peu prolifique.

En seconde période, les débats reprenaient avec la même intensité. Mais quand ils ne se cognaient pas encore au mur défensif mancunien, les Marseillais butaient sur le portier adverse (52e, 57e). Ils se montraient toutefois beaucoup plus entreprenants.  Rémy par sa pointe de vitesse et Lucho par ses coups de pied arrêtés tentaient notamment de faire la différence. Sur une touche, l'attaquant argentin trouvait Brandao mais la tête du Brésilien échouait dans les gants du gardien anglais (54e). A l’heure de jeu, Ayew tentait une volée à l’entrée de la surface, suite à un corner de Lucho, mais sa tentative était contrée. Dans la foulée, le même Ayew, idéalement placé dans les 16 mètres, envoyait une puissante demi-volée devant les cages de Van der Sar mais Brandao ne parvenait pas à couper la trajectoire au second poteau (63e). Cette belle série d’occasions redonnait alors du baume au cœur aux supporters.

Reste que deux frappes dangereuses de Berbatov en moins de cinq minutes refroidissaient l’ardeur du public et c’était le moment que choisissait Didier Deschamps pour faire entrer Valbuena, de retour après un mois de convalescence en raison d’une entorse au genou. Cela n’empêchait pas Berbatov de semer une nouvelle fois la zizanie dans le camp marseillais (82e). Dans le temps additionnel, une vague d'espoir s'emparait du Vélodrome quand le collectif phocéen obtenait un ultime corner. La frappe de Valbuena était malheureusement écartée de la tête par le remuant attaquant bulgare et les deux équipes se quittaient finalement sur un score de parité. "Ce n'est pas que je voulais le 0-0, a expliqué Didier Deschamps à l'issue de la rencontre. Je ne voulais surtout pas qu'on prenne des buts. Le retour sera compliqué. Parce que c'est aussi un bon résultat pour Manchester. Il faudra qu'on trouve l'ouverture là-bas. Il faudra essayer d'être solide et avoir plus de chances offensives." Rendez-vous le 15 mars.

Isabelle Trancoën