Loïc Rémy (Marseille)
Loïc Rémy (Marseille) | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Marseille domine Dortmund 3-0

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Dortmund n'a rien compris. Les Allemands ont dominé l'OM mais sont repartis du Vélodrome avec trois buts dans la musette. Un scénario assez improbable dû aux erreurs du Borussia. Avec six points en deux matches de Ligue des Champions, Les Phocéens sont bien partis pour accrocher les huitièmes de finale. Surtout si la chance reste avec eux contre Arsenal, vainqueur de l'Olympiakos 2-1.

Peu importe la couleur du maillot pour l'OM pourvu que la victoire soit au bout. C'est donc dans leur tunique vermillon (le marketing a des limites…) que les Phocéens recevaient le Borussia Dortmund, concurrent direct pour la qualification. Lancé par son succès à l'Olympiakos, Marseille pouvait confirmer son bon départ et se placer avant de retrouver Arsenal. Le champion d'Allemagne avait lui bien l'intention d'imprimer sa marque jaune traditionnelle. En quelques minutes, Dortmund prenait le jeu à son compte. Très facilement. Sans danger pour Mandanda jusqu'à belle action de Götze sorti du pied (19e). Faute de mieux ou tactique à "dédé", Marseille acceptait cette domination allemande. Pour mieux partir en contre ? La première pique était la bonne. Subotic glissait devant Rémy qui décalait Ayew. Malgré Piszczek, le Marseillais trompait Weidenfeller d'une belle frappe croisée (1-0, 20e). C'était bien payé pour les Phocéens qui ne changeaient rien à leur tactique. Le Borussia reprenait logiquement sa domination tandis que les Provençaux jouaient sur leur vitesse. Quasiment dans la même position que son but, Ayew tentait le doublé mais Weidenfeller ne se faisait pas prendre une deuxième fois (37e).

Didier Deschamps (entraîneur de Marseille): "On va savourer. Gagner 3 à 0 en Ligue des champions, ça n'arrive pas tous les soirs. Et pour toutes les fois ou ça ne nous a pas souris, on n'est pas malheureux par rapport au match livré par Dortmund, c'est sévère pour eux. On a montré du réalisme, tout n'a pas été parfait face à une équipe qui a de la qualité. Mais je ne vais pas faire la fine bouche. On s'est un peu donné le bâton pour se faire taper dessus avec des relances qui nous ont mis en difficulté. On a 6 points, mais rien n'est fait. Pour être sûr de se qualifier, il faut 11 ou 10 points, mais à 9 points, pas mal ne se sont pas qualifiés. Il faudra être capable de prendre des points contre (Arsenal), avec lequel nous avons deux confrontations qui arrivent, et d'abord ici au Vélodrome. En étant capable de mettre les mêmes ingrédients que ce soir, on a plus de probabilités de prendre des points en championnat."

Dortmund réattaquait fort en deuxième période. Plus d'agressivité dans les duels et dans le jeu. Face à cet OM moyen, les Allemands avaient mieux à faire. Diarra déviait pour Götze qui trouvait le poteau. Par chance, le ballon revenait sur le portier olympien (49e). Dans la minute, Götze mettait le feu dans la défense marseillaise mais butait à nouveau sur Mandanda. Le capitaine de l'OM était décisif mais pour combien de temps ? Le temps que Hummels, sur un long ballon aérien, offre le KO à Rémy. Le Marseillais ne gâchait pas le cadeau et mettait l'OM à l'abri à défaut d'être rassuré dans le jeu (2-0, 62e). Comme par miracle, les cadeaux pleuvaient sur Marseille. Sur un nouveau contre, Hummels commettait une faute grossière sur Rémy dans la surface. Ayew transformait le pénalty (3-0, 69e). Le Borussia n'abdiquait pas, s'évertuant aveuglément à inverser la tendance. Mais quand ça ne veut pas… à l'image de cette tête de Barrios sur la barre (88e). "Nous payons assez cher nos erreurs. Ce soir nous devons marquer des buts, si on ne marque pas de buts, c'est beaucoup plus difficile, reconnaissait l'entraîneur allemand Jürgen Klopp. On fait aussi preuve de trop d'impatience. Sur les buts qu'on prend, on doit se montrer plus intelligent, et par par exemple dégager en tribune. Ce soir nous jouons bien mais nous prenons 3 à 0." On se quittait donc sur un bien beau hold-up que le milieu marseillais n'aurait pas renié… Que retenir de ce match hormis la culpabilité allemande et le sang-froid phocéen ? Les trois points. Ni plus, ni moins.