Marseille face à Arsenal
Steve Mandanda (Marseille) dégage des poings devant Laurent Koscielny (Arsenal) | GERARD JULIEN / AFP

Marseille - Arsenal, frères d'armes

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L'odeur de la poudre, on avait fini par l'oublier à Marseille comme à Arsenal. Attaque en berne, canon enroué, un drôle de mal bloquait les deux équipes. Le bouchon a commencé à sauter. Lancé par son succès sur Lens 4-0, l'OM a repris des couleurs. Les Gunners sortent eux d'un derby explosif à Chelsea (3-5). Le vent a tourné et l'avenir s'envisage un peu meilleur. La Ligue des champions arrive à point nommé pour tester ce soir ces nouvelles armures.

Il y a quinze jours, la peur au ventre, Marseille et Arsenal avait joué avec le frein à main. Avec 6 pts au compteur, l'OM pouvait voir venir pendant 90 minutes. Dans les arrêts de jeu, sa défense n'avait pas vu dans son dos Ramsey esseulé. Le Gunner emportait le morceau et les espoirs phocéens. Mis à mal par un début de saison extrêmement poussif, le club londonien avait mis plusieurs semaines à retrouver ses bases. Depuis mi-septembre, l'embellie est réelle. Arsenal a ainsi glané huit succès en neuf matches toutes compétitions confondues. Le seul revers à Tottenham a même été comblé le week-end dernier par une victoire convaincante à Stamford Bridge (3-5). Autant dire que ce n'est plus la même équipe qui va recevoir les Provençaux à l'Emirates Stadium mardi (Canal +). Sous le joug d'une confiance au beau fixe, les Gunners seront redoutables. "Marseille est toujours un adversaire difficile pour les équipes anglaises. Ils sont souvent plus à l'aise à l'extérieur qu'à domicile, a déclaré Arsène Wenger. Il défendent bien, s'appuient sur un groupe physique et la contre-attaque leur convient bien. Mais ce match en cas de victoire nous qualifierait et nous voulons saisir cette opportunité", a ajouté le technicien français.

A Marseille, la confiance est elle toute relative. Et surtout elle ne date que d'une dizaine de jours. Le temps pour l'OM d'enchaîner trois succès, deux en Ligue 1 (contre Ajaccio 2-0 et à Dijon 3-2) et un en Coupe de la Ligue (4-0 face à Lens). Avec son 4-4-2 Didier Deschamps aurait-il enfin trouvé l'équilibre qui lui fait défaut ? Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions mais les signes sont encourageants. Deux choix se posent pour l'entraîneur olympien. Soit appuyer sur une défense anglaise fébrile en optant pour la dernière formule gagnante. Soit revenir à un 4-3-3 plus classique et surtout plus défensif. Mais en encaissant deux buts à Dijon, alors qu'elle menait 2 à 0 à la pause, l'équipe vice-championne de France laisse planer des doutes sur le plan défensif. Face à une formation qui compte autant d'allumeurs de mèches potentiels, un système avec le seul Rémy en pointe et un milieu renforcé semble plus prudent. "DD" va devoir trancher !

Dans l'autre match du groupe F, le Borussia Dortmund (1 pt) rendrait un bon service à l'OM (6 pts) en dominant l'Olympiakos (4 pts). Même en cas de défaite à Londres, Marseille aborderait alors les deux derniers matches avec un gros avantage sur ses deux poursuivants.