Benfica Lisbonne Lyon Alan Kardec joie but 11 2010
Alan Kardec (Benfica) | AFP PHOTO/ FRANCISCO LEONG

Lyon relance Benfica

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Mené (4-0) et finalement battu (4-3) par le Benfica à Lisbonne, l'Olympique Lyonnais ne s'est pas rassuré au niveau du jeu. Cette défaite ne remet pas en cause la qualification pour les huitièmes de finale puisque Schalke 04 a été tenu en échec (0-0) à Tel Aviv, dernier du groupe B. L'OL reste 1er avec 9 points devant le club allemand (7) et Benfica (6) avant son déplacement à Gelsenkirchen le mercredi 24 novembre.

Quel cauchemar ! Rarement dans l'histoire du club lyonnais, une première mi-temps européenne n'avait été aussi faible que ce mardi soir à Lisbonne. Surtout, sans agressivité ni dépassement de soi, nul espoir de s'imposer dans le repaire de l'Aigle. Et pourtant, tout avait bien débuté pour un Lyon qui semblait affamé. Dès la quatrième minute, Lyon manquait d'ouvrir le score mais Briand était en position de hors-jeu au moment de conclure victorieusement un bon centre de Pjanic. Il fallait attendre la 12e minute pour voir Benfica réagir, Lloris détournant en corner un bon tir du gauche de Salvio. Les Portugais rivalisaient avec l'OL et Coentrao se démenait côté gauche. Le milieu de terrain lusitanien s'offrait une belle incursion mais il enlevait trop son tir.

Dans la foulée, Alan Kardec délivrait le stade de la Luz en piquant sa tête sur un coup franc venu de la gauche. Lloris, trop court, ne pouvait que dévier le cuir dans ses filets (1-0, 21e). Benfica doublait la mise par Fabio Coentrao d'une magnifique reprise de volée (2-0, 32e). Au départ, les Lyonnais bénéficiaient d'un coup franc aux 30 m légèrement à droite mais Pjanic l'avait très mal tiré et la contre-attaque lisboète allait s'avérer fatale. Juste avant la pause, Lyon buvait le calice jusqu'à la lie en encaissant un troisième but sur un corner très bien tiré par Carlos Martins et parfaitement dévié de la tête par Javi Garcia (3-0, 44e). Totalement dépassés malgré leurs dix premières minutes encourageantes, les Gones avaient complètement déjoué à l'image de Gourcuff, errant dans l'entre-jeu.

Lyon se rachète en fin de match

La seconde période reprenait sur un rythme tranquille. Benfica contrôlait et Lyon ne se montrait nullement menaçant. Claude Puel décidait de remplacer Diakhaté par Gomis juste avant l'heure de jeu. Cela ne changeait rien, ou presque (un tir puissant de Gourcuff bien sorti par Roberto). Au contraire, Benfica enfonçait le septuple champion de France sur une contre-attaque d'école de nouveau conclue par le brillant Coentrao d'un lob parfait sur Lloris, impuissant (4-0, 67e). Heureusement pour les Lyonnais, Gourcuff sauvait l'honneur d'une belle frappe de l'intérieur du pied à un quart d'heure de la fin sur une belle offrande en retrait du remuant Lacazette (4-1, 75e).

Cinq minutes plus tard, Maxi Pereira plaçait un boulet de canon juste au dessus de la cage de Lloris. Mais ce sont les joueurs de Claude Puel qui terminaient le mieux et marquaient sur corner: déviation de Lacazette de la tête pour Gomis qui marquait à bout portant (85e). Et comble du comble, Lovren réduisait l'écart dans les arrêts de jeu de la tête sur coup franc (4-2, 95e). L'OL s'inclinait finalement sur ce score assez lourd qui ne compromet pas la qualification mais qui jette encore davantage le doute sur le potentiel réel de cette équipe très quelconque (même en cas de défaite à Schalke 04 au prochain rendez-vous, les Lyonnais se qualifieraient en battant Tel Aviv lors du dernier match de poule).

Réactions

Claude Puel (entraîneur de Lyon): "Nous avions bien commencé puis le match nous a échappé. Nous en sommes sortis. Nous avons eu du mal à mettre le pied sur le ballon et proposer des solutions face à un adversaire qui a bien joué le coup. Nous leur avons donné les quatre buts avec deux buts sur phase arrêtées et deux buts sur contre. Nous avons été naïfs en première période. Nous avons livré une seconde moitié de seconde période plus convaincante. C'est costaud d'être revenu au score, au niveau du caractère notamment. Il était important de réduire la marque par rapport à la différence de buts directe face à Benfica. Il fallait à tout prix marquer même si nous ne gagnions pas. Je ne sais pas si c'est la fatigue. Nous n'avions pas les équilibres nécessaires. Nous avons été très naïfs en perdant des ballons bêtes et avec des mauvais positionnements. Nous avons raté notre première période. Nous n'avons pas su répondre à la fougue de cette équipe et à la qualité qu'elle a mise. C'est une première période à oublier mais il faudra néanmoins s'en servir pour la suite. Quelle que soit l'équipe alignée, il y a des choses à respecter et on ne les a pas respectées en première période. Pour samedi, chaque match est différent. Il faut retrouver de la vigilance sur phase arrêtée et sur contre ainsi que de l'agressivité. Je ne dis pas que c'est facile à corriger".

Jorge Jesus (entraîneur de Benfica): "Avant le coup d'envoi, c'était le plus important de devoir gagner. Nous avons livré un match de grande qualité avec quatre buts. Nous avons surpris Lyon qui a une bonne équipe défensivement. Tactiquement, à 4-0, nous avons ensuite été plus faibles mais le plus important est la victoire. C'est ce qu'il faut retenir avant tout. Benfica a été très fort ce soir. Il faut avant tout souligner les aspects positifs et non pas insister sur la différence d'un but en notre faveur à la fin. La victoire nous donne l'espoir de nous qualifier. Qui perd des points contre Hapoël ne sera pas qualifié. Le plus important sera le match entre Benfica et Schalke 04 pour la dernière journée".