Lyon Briand et Gomis Ligue des Champions 08 2011
Jimmy Briand et Bafetimbi Gomis (Lyon) | AFP - PHILIPPE DESMAZES

Lyon, la 100e rugissante ?

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Pour son 100e match en Ligue des Champions, l'Olympique Lyonnais accueille à Gerland le Dinamo Zagreb, en poule D. Après son nul décroché à Amsterdam lors de la 1e journée, l'équipe de Rémi Garde doit s'imposer. Leader de L1, l'OL doit hausser son niveau après un seul tir cadré contre l'Ajax. Mais il faudra se méfier de l'ancienne équipe de Dejan Lovren, réputée offensive et qui n'a perdu que d'un but lors de la venue du Real Madrid, qui recevra l'Ajax en même temps

Quel visage va afficher Lyon à Gerland ? Celui montré contre Bordeaux samedi soir (3-1), ou celui présenté la semaine dernière à Caen lors de la première défaite de la saison (0-1) ? Et si le match nul ramené de l'Ajax Amsterdam lors de la première journée avait été positif sur le plan comptable, le seul petit tiré cadré dans ce match ne pouvait pas ravir Rémi Garde. Et l'entraîneur doit toujours se passer de ses deux têtes d'affiche, Lisandro et Gourcuff, même si l'Argentin a repris le chemin du terrain d'entraînement. Heureusement, avec Bafetimbi Gomis, auteur d'un doublé ce week-end et désormais co-meilleur buteur de Ligue 1 avec 6 réalisations, le technicien dispose de l'homme en forme. Avec Michel Bastos en soutien. "Bastos-Gomis c'est une relation technique qui fonctionne très bien, analyse Rémi Garde. Je suis content pour les deux, car ils travaillent beaucoup et ils sont récompensés". La démonstration infligée aux Bordelais incite à l'optimisme, surtout pour fêter le 100e match du club dans la prestigieuse Ligue des Champions. L'occasion est belle de briller, mais elle est surtout essentielle.

Dans un groupe D qui pourrait bien se révéler particulièrement indécis, la venue du Dinamo Zagreb doit se conclure par une victoire. Et ce ne sera pas évident. "Le Real, c'est vraiment, le favori dans ce groupe. Et les trois autres vont jouer pour la 2e place. Et nous sommes favoris pour cette 2e place", estime Dejan Lovren, ancien joueur formé au club croate, qui pointe du doigt certains atouts adverses: "Je pense à Milan Badelj, au jeune (Mateo) Kovacic qui fait des trucs incroyables à 17 ans et à Sammir, un Brésilien vraiment fort, technique et rapide." Lors de la 1e journée, les Croates ont accroché le Real Madrid, grand favori du groupe, en finissant par s'incliner par le plus petit des écarts (1-0) non sans avoir obtenu la bagatelle de 11 corners dans cette rencontre, soit le plus gros total de la compétition, en compagnie du FC Barcelone.

De Boer-Mourinho, le match dans le match

Invaincue en championnat après neuf journées, l'équipe de Krunoslav Jurcic dispose d'une défense solide (deux buts en neuf matches en championnat) et d'une attaque performante. Mais son expérience dans cette épreuve est limitée, malgré un titre de champion conquis chaque année depuis 2006. Après trois tours de qualification, le Dinamo est dans la cour des grands. Et veut faire entendre sa voix: "On ne serait pas sur le terrain si on ne croyait pas en nous-mêmes, et j'espère qu'on pourra surprendre ces grandes équipes", indique Milan Badlj, le milieu de terrain du Dinamo. "On va tout donner, et on verra où ça nous mène."

Dans l'autre rencontre du groupe D, le Real Madrid reçoit l'Ajax Amsterdam dans un choc entre grands noms de l'Europe (13 Coupes d'Europe à eux deux). Après leur victoire initiale et malgré leur début de saison chaotique en Liga, les Madrilènes partent favoris contre une équipe qu'ils avaient déjà croisée l'an dernier au même stade de l'épreuve, pour deux victoires, et six buts marqués ,pour aucun encaissé. Dans ce duel entre anciens champions d'Europe, la balance penche légèrement en faveur du club royal espagnol, qui a gagné 5 fois, pour 4 défaites et un nul. Sur le banc, il y aura une belle opposition entre José Mourinho et Franck De Boer, le premier ayant été l'assistant de Louis van Gaal à Barcelone lorsque le second était joueur du club catalan. Entre le jeu traditionnellement collectif et basé sur la formation des Néerlandais et le système des stars du club ibérique, c'est une belle opposition de politique sportive à Santiago-Bernabeu.