Luis Suarez, cinq heures au tribunal pour une remise de peine

Luis Suarez, cinq heures au tribunal pour une remise de peine

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L'Uruguayen Luis Suarez est resté cinq heures devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne, vendredi, pour plaider sa cause et obtenir une réduction de sa suspension pour morsure après son coup de folie au Mondial brésilien.

Transféré des Reds de Liverpool aux Blaugranas du FC Barcelone, l'attaquant de la Celeste n'a pas pu reprendre l'entraînement avec ses nouveaux partenaires. La faute à la Fédération internationale (Fifa), qui l'a suspendu pour neuf matchs en sélection nationale, mais surtout pour quatre mois de toute activité liée au football! Une sanction "très sévère", avait estimé le président de la Fifa lui même,  Joseph Blatter, s'exprimant "en tant que footballeur", tout en insistant sur l'indépendance de la commission de discipline de la Fédération.

Les trois juges du TAS, deux Suisses et un Italien, devant lesquels Suarez  s'est défendu vendredi, seront-ils du même avis ? Le néo-catalan le saura vite. Le tribunal rendra sa décision "le plus tôt possible, probablement avant la fin de la semaine prochaine", soit avant le 17 août, a ainsi assuré l'instance vendredi après avoir entendu le joueur uruguayen et ses avocats. 

Le TAS, dernière chance de Suarez

Suarez est coupable d'avoir mordu le défenseur italien Giorgio Chiellini à l'épaule lors du match de poule entre leurs deux équipes au Brésil. L'Uruguayen a donc tent  devant les trois arbitres du TAS de faire oublier sa triste réputation de "serial mordeur". Arrivé à 8h30, il est ressorti du tribunal peu après 13h30. 

L'attaquant de la Celeste avait déjà fait appel de sa sanction devant la Fifa, avec la Fédération urugayenne. Mais, sans surprise, l'instance dirigeante du football mondial avait rejeté ces recours. Seul le TAS peut désormais accélérer son retour. Après quatre saisons passées à Liverpool, dont une dernière année de feu avec 31 buts en 33 rencontres, Suarez a signé pour cinq ans avec le club catalan en juillet. Le Barça n'a visiblement pas craint de souffrir de la mauvaise réputation de sa nouvelle recrue.

AFP