Ca discute dans les rangs olympiens
Didier Deschamps discute avec ses joueurs au Vélodrome | BORIS HORVAT / AFP

L'OM pour garder la main

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A la peine en Ligue 1, l'Olympique de Marseille compte une fois encore sur la Ligue des Champions pour se redonner confiance. Opposé à une équipe d'Arsenal qui se trouve également en difficulté en championnat, le club phocéen espère surtout garder la tête du groupe F. Pour y parvenir, il suffirait de concéder un match nul, mais un troisième succès d'affilée en C1 aurait une autre allure...

Arsène Wenger sait mieux que quiconque qu'un mauvais résultat de son équipe au Vélodrome donnerait grain à moudre à ses détracteurs. C'est sans doute aussi pour cette raison que le manageur d'Arsenal se montre relativement prudent à l'approche de cette rencontre. "L’OM est une bonne équipe mais elle est sous pression un peu comme nous en championnat parce qu’elle n’a pas débuté comme elle aurait voulu. Cela met encore plus de pression. Elle réussit bien en Champions League, certainement parce que c’est une compétition où il y a moins d’attente et qu’ils sont moins sous pression", analyse le tacticien alsacien. Ce dernier connaît bien le Vélodrome, où il est venu à dix reprises, dont trois fois en tant qu'entraîneur de Nancy (2 victoires et une défaite) et sept fois avec Monaco (3 nuls, 4 défaites). Si Wenger a quelques repères au Vélodrome, le club dont il est en charge depuis 15 ans ne s'est jamais retrouvé face à l'OM en Coupe d'Europe.

"Une bouffée d'air frais"

Des repères, les Marseillais en auront bien besoin au Vélodrome (où ils restent sur un nul 1-1 contre Brest lors de l'avant-dernière journée). Devant leur public, les hommes de Didier Deschamps aimeraient bien retrouver la flamme, et oublier leur 15e place en Ligue 1. Si la situation des deux adversaires est presque comparable dans leur championnat respectif (Arsenal n'est que 10e de Premier League), il n'a pas échappé aux Olympiens qu'un succès sur les Anglais serait très profitable sur un plan comptable. "On a pris de l'avance sur eux, résume Guy Stephan. Il faudra tenir compte du résultat de l'Olympiakos et de Dortmund pour la qualification. S'ils venaient à faire match nul, ce serait différent car, en cas de résultat favorable, on aurait fait une bonne partie du chemin", a-t-il indiqué sur le site de l'OM, tout en admettant que la C1 représente une "bouffée d'air frais" pour les joueurs.

Du côté des effectifs, Deschamps n'a pas trop à se plaindre comparé à la situation de son homologue. Le coach de Marseille devra certes se passer de Rod Fanni et Jordan Ayew, tous deux suspendus, mais au rayon des blessés, l'infirmerie se vide peu à peu, avec notamment l'assurance de pouvoir compter sur Souleymane Diawara, et peut-être même Djimi Traoré. Dans le camp d'en face, la liste des blessés s'est allongée. Après déjà les absences prolongées de Jack Wilshere, Bacary Sagna et Thomas Vermaelen, les Gunners vont devoir composer sans les jeunes Aaron Ramsey et Kieran Gibbs, tous deux blessés ce week-end, lors du succès du club londonien sur Sunderland (2-1). Avec deux points de retard sur l'OM, les Londoniens auront tout intérêt à aller chercher un succès.

Romain Bonte