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Andre Ayew défie Zanetti | AFP

L'OM doit se transcender

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La situation de l'Olympique de Marseille est paradoxale. A la peine en L1 après quatre revers d'affilée, le club phocéen a la possibilité ce soir de se qualifier en 1/4 de finale de la Ligue des Champions s'il conserve son avance sur l'Inter Milan (1-0 à l'aller). Mais le match retour à Meazza s'annonce périlleux, d'autant que l'Inter a repris du poil de la bête. Le Bayern va tenter de retourner la situation face à Bâle qui avait surpris les Bavarois à l'aller 1-0.

L'OM serait sans doute en crise s'il n'y avait pas ce bol d'air que représente la Ligue des Champions. Et le but inscrit par André Ayew dans les arrêts de jeu du match aller a une valeur psychologique plus importante encore qu'un simple avantage au score. L'espoir demeure pour les hommes de Didier Deschamps de pouvoir encore briller cette saison. Alors que le club se débat en Ligue 1 avec une piteuse huitième place, et quatre défaites de suite, dont la dernière à Ajaccio (1-0), la possibilité d'éliminer le vainqueur de l'édition 2010 (et des éditions 1964 et 1965) représente une énorme source de motivation. Une telle performance permettrait sans doute aux Marseillais de tourner la page de cette mauvaise série.

Milan réussit bien à Marseille

Aujourd'hui directeur sportif du club, José Anigo se souvient sans doute du mois d'avril 2004, lorsque à l'époque était entraîneur de l'OM, son équipe avait battu l'Inter en quart de finale de la Coupe UEFA. Anigo s'attend à une rencontre difficile à gérer. "Ca ne va pas être facile car c’est une équipe qui a du caractère et énormément de talent, indique-t-il sur le site du club. Il faudra faire attention durant les 20 premières minutes que ça ne penche pas du mauvais côté car cette équipe peut faire la différence à tout moment avec tant de talents. Mais on en a aussi et on a du répondant. On est capable d’aller gagner ou au moins ne pas perdre", précise-t-il. L'OM n'a d'ailleurs jamais perdu à Milan. En trois rencontres, le club s'est donc imposé une fois en 2004 face aux Nerazzurri, et a ramené deux matches nuls (1-1 en 1991 en quart de finale de C1 face à l'autre club milanais, l'AC Milan (1-1 en quart de finale aller de C1 en 1991, et 1-1 en phase de groupe de C1 en 2010).

Si le doute est logique du côté de Marseille, Deschamps sait aussi que son adversaire se trouve également dans une situation relativement fragile. Si l'équipe de Claudio Ranieri a retrouvé le sourire en allant battre vendredi le Chiévo Vérone 2-0 (dans les ultimes minutes), le tacticien français sait aussi que la formation italienne restait auparavant sur une très pesante série de neuf matches sans victoire toutes compétitions confondues, et notamment sept défaites. Deschamps sait aussi que les joueurs qui lui avaient fait défaut ces derniers temps, seront de la partie, à l'instar de Loïc Rémy, Mathieu Valbuena, Stéphane Mbia voire André Ayew. Et finalement, la pression n'est-elle pas davantage sur les épaules de l'Inter, dont le président, Massimo Moratti, a indiqué que l'important était de battre Marseille "peu importe la manière".

Le Bayern attendu au tournant

La situation est tout aussi paradoxale pour le Bayern Munich qui vient de signer un score fleuve de 7-1 face à Hoffenheim, mais qui pourrait bien se faire sortir par le modeste FC Bâle. Battus 1-0 en Suisse au match aller après un but de Valentin Stocker, le Bayern entend bien remettre les pendules suisses à l'heure. Peu en réussite à l'aller, avec deux occasions franches stoppées par le portier adverse, Franck Ribéry compte bien renverser la tendance. Auteur d'un triplé face à Hoffenheim, Mario Gomez sera sans doute le plus attendu.

Romain Bonte