Marseille (Cheyrou, Valbuena et Nkoulou) fête sa victoire
L'OM ne doit pas laisser passer sa chance, contre l'Inter Milan | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'OM doit-il redouter l’Inter ?

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Marseille retrouve l’Inter Milan en 8e de finale de la Ligue des Champions mercredi, au Vélodrome. Une rencontre capitale pour les joueurs de Didier Deschamps face à une légende de la scène européenne. Pourtant depuis plusieurs semaines l’Inter traverse le championnat comme un fantôme. L’occasion est trop belle pour l’OM d’atteindre les quarts de finale de la compétition pour la première fois depuis 1993. Dans l’autre match de la soirée, le Bayern se déplace à Bâle.

S’il faut affronter une équipe à Milan en ce moment, c’est plutôt l’Inter. Demandez à Arsenal, renvoyé à ses études la semaine dernière par l’AC Milan (4-0). Car du côté des Nerazzurri, la tendance n’est pas la même. En championnat, les joueurs de Claudio Ranieri ont collectionné les contre-performances. Et lorsque l’Inter affole les statistiques cette saison, c’est en enchaînant les défaites. Depuis quelques semaines, tous les voyants sont au rouge pour les coéquipiers de Diego Milito. Cinq matchs sans victoire, trois matchs sans marquer et autant de défaites consécutives, dont la dernière face à Bologne (3-0) équipe de bas de tableau : comme pour mieux parachever l’humiliation.

Attention à la bête blessée

Tout va mal, dans un club qui a rechuté à la 7e place du Calcio. Le moment semble donc opportun pour l’OM pour rencontrer. D’autant plus que Marseille reste sur une dynamique positive. Hormis un match nul (1-1) peu inspiré contre Valenciennes, les Phocéens ont montré de belles choses en Coupes et en championnat, au point de refaire parler d’eux dans la course à l’Europe. En L1, ils restent sur neuf matchs sans défaite. De quoi attendre l’Inter, en plein doute, sereinement ? Pas si simple. Selon Vincent Labrune, président de l’OM, l’Inter présente deux visages : "Il y a une équipe qui est décrochée en Championnat, et des joueurs qui sont pratiquement tous champions d'Europe en 2010, qui sont toujours là et qui vont tout jouer sur la Ligue des champions". De son côté, la formation italienne espère se relancer grâce à ce match : "C'est un duel grâce auquel on peut se relancer, même s'ils ne perdent plus  depuis fin novembre, jouent un bon football et sont habiles sur les coups de  pieds arrêtés", a commenté Ranieri. Attention à la bête blessée.

Dans l’autre match de cette soirée, le Bayern Munich se déplace sur la pelouse du FC Bâle. Si la présence du club suisse à ce niveau de la compétition reste moins surprenante que celle de l’Apoel, la formation bavaroise semble pourtant avoir la faveur des pronostics. Méfiance en tout cas pour les coéquipiers de Franck Ribéry, les Bâlois ayant réussi à faire chuter Manchester United en phase de poules (2-1) début décembre. Sont-ils capables de réitérer un tel exploit dans un match à élimination ?