Le Brésil et l'Italie ont fait match nul 2-2 en match amical
Le Brésilien Oscar au duel avec l'Italien Mattia De Sciglio | AFP - Fabrice Coffrini

L'Italie et le Brésil dos à dos

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Le Brésil s'est laissé reprendre de 2-0 à 2-2 par l'Italie et n'a toujours pas gagné depuis le retour de Luiz Felipe Scolari sur le banc, laissant voir à la fois de belles choses dans la construction du jeu et une fragilité inquiétante, jeudi en match amical à Genève.

L'Italie a fait preuve de ressources mentales précieuses alors que tous ses joueurs avaient les mains sur les hanches à 2-0. Elle a été réveillée par l'entrée de Stephan El Shaarawy à la pause, à la place de Pablo Osvaldo. Et puis elle a Mario Balotelli, auteur d'une égalisation splendide sur une trajectoire "magique" dans la lucarne de Julio César. En tête grâce à des buts de Fred (33) et Oscar (42), la Seleçao a dilapidé son avantage en trois minutes, d'abord sur un corner conclu par Daniele De  Rossi (54) puis sur le missile de Super Mario (57). Balotelli aurait pu en marquer d'autres, mais il a trouvé les poings de son ex-coéquipier à l'Inter Milan, Julio Cesar, sur une volée (6), une autre frappe surpuissante (38), et deux face-à-face (63, 76). 

Première compliquée pour Mattia De Sciglio...

Pour sa première sélection, l'arrière-gauche de 20 ans est impliqué sur les deux buts concédés par son équipe et a découvert, à la dure, le chemin qui lui restait à parcourir. Le grand espoir de l'AC Milan n'était pas au marquage sur Fred, seul au second poteau pour l'ouverture du score après une déviation de Leonardo Bonucci, et c'est lui qui perd le ballon en attaque au départ du contre éclair  amenant le second but, après une remontée du terrain canon de Neymar, qui a décalé au dernier moment Oscar. 

Neymar, qui a un an de plus, pourra lui expliquer que les critiques est dure en équipe nationale, où le niveau est bien plus exigeant qu'en club.  L'étoile de Santos en a entendues de terribles pour ne pas reproduire en  Seleçao ses matches éblouissants sous le maillot blanc. Il s'est un peu entêté dans les dribbles, a semblé rechercher un peu trop  systématiquement le jeu en triangle avec Fred et Hulk, mais il a montré sur sa  passe décisive qu'il savait varier ses effets. Un match encourageant.

Réactions

Luiz Felipe Scolari (sélectionneur du  Brésil): "Il y a beaucoup plus de positif qu'autre chose pour moi, nous  développons un nouveau système, l'équipe s'est bien comportée tactiquement.  Nous allons continuer avec ce système (4-3-3), contre des équipes qui elles  évoluent ensemble depuis longtemps. L'équipe ne s'est pas dispersée et a  continué à jouer son football. Nous n'allons pas beaucoup changé ce groupe,  seulement deux ou trois joueurs. Tactiquement Neymar a fait un de ses meilleurs  matches pour la Seleçao, il a été parfait. Il a joué pour l'équipe en deuxième  attaquant, il a rendu la vie difficile aux défenseurs de l'Italie, il a fait ce  qu'il fait de mieux à Santos. Il a aussi défendu, il a montré ce soir qu'il  pouvait travailler pour l'équipe. Je pense que ce soir on a vu le meilleur  Neymar."
   
Cesare Prandelli (sélectionneur de l'Italie): "Nous avons joué un bon match  contre une équipe potentiellement très forte, nous avons été bons parce que  nous étions menés 2-0 à la mi-temps, et nous-mêmes nous ne savions pas trop  comment. Nous avons été récompensés pour avoir toujours cherché à marquer. Et  nous n'avons jamais perdu l'équilibre, c'est important. Nous avons fait preuve  de la sérénité et du courage qu'une équipe doit avoir. Balotelli m'a plu ce  soir car il s'est beaucoup impliqué. Inutile d'insister sur ses dons, mais il a  beaucoup défendu, a maintenu la cohésion entre le milieu et l'attaque. Il a le  potentiel pour être un des cinq plus forts du monde. Pour le réaliser, il faut  lui rappeler comment y arriver: par le travail, qu'il pense à l'équipe comme ce  soir. J'ai dit à Mattia De Sciglio qu'il avait fait un grand match, il a réussi  des très bons débuts. Nous analysons le match sur l'ensemble, et ce qui semble  des erreurs individuelles sont des erreurs collectives, il a joué avec  personnalité, je suis convaincu qu'il a un grand avenir."

AFP