David Rozenhal (Lille) au duel face à Diego Milito (Inter Milan)
David Rozenhal (Lille) au duel face à Diego Milito (Inter Milan) | OLIVIER MORIN / AFP

L'Inter enfonce Lille

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Le Losc a fortement compromis ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en s'inclinant (2-1) à Milan contre l'Inter (doublé de Diego Milito). Les Dogues restent derniers du groupe B avec seulement 2 petits points, loin derrière l'Inter (9). Dans l'autre rencontre du groupe, Trabzonspor et le CSKA Moscou n'ont pu se départager (0-0), ce qui fait l'affaire des Lillois qui gardent un mince espoir.

La donne est on ne peut plus simple pour le champion de France en titre. Il faudra faire carton plein dans les deux ultimes rencontres pour espérer passer. Battu à Milan au match aller, le Losc se devait de réagir pour préserver ses chances de qualification avant les deux dernières journées. Sans Basa ni Balmont, les Dogues avaient pourtant les crocs après la courte défaite concédée au Stadium Nord (1-0) sur un but opportuniste de Giampaolo Pazzini. L'heure n'était plus aux calculs mais à la prise de points afin de rester dans les clous.

C'est pourtant l'Inter qui attaquait fort d'entrée, Mickaël Landreau étant tout heureux de voir la tentative de Diego Milito –un petit bijou de lob de l'extérieur du droit- terminer sa course sur sa transversale (2e). Landreau stoppait ensuite un tir écrasé de Mauro Zarate (8e). Benoît Pedretti répliquait dans la foulée par un tir puissant non cadré. A la fin du premier quart d'heure, un centre vicieux de Joe Cole passait devant le but sans que personne ne le saisisse sauf Moussa Sow, finalement contré au second poteau. 

Milito en renard des surfaces

Dans la minute suivante, Landreau détournait in extremis un tir de Zarate. Sur le corner, Walter Samuel –au point de penalty- prenait le dessus sur Rio Mavuba et catapultait le cuir au fond des filets (1-0, 19e). L'Inter pouvait voir venir tandis que les Lillois se retrouvaient dos au mur. Lille tentait de recoller au score mais ne parvenait pas à se procurer d'occasion nette. L'Inter procédait en contre et Zarate était tout près de devancer Landreau juste avant la pause (41e).

D'entrée de seconde période, les Nordistes jouaient très mal le hors jeu sur un coup franc: le ballon arrivait au second poteau sur Stankovic –tout seul- qui remettait instantanément devant le but à Milito, mais l'Argentin expédiait le ballon au dessus du but de Landreau (48e). Juste après, Lille réagissait sur un tir de Hazard non cadré. A la 52e, un contre intériste semblait pourvoir tuer le match mais Milito choisissait la solution individuel et Landreau se couchait parfaitement sur la frappe du héros de la finale 2010. 

Dans la foulée, une reprise au dessus de Rozehnal faisait passer un frisson dans les travées de San Siro. Le coup de grâce intervenait à la 65e: un déboulé du vétéran Zanetti sur l'aile droite, suivi d'un centre tendu parfait de l'Argentin pour son compatriote Milito qui reprenait de volée –seul face à Landreau abandonné par sa défense- pour offrir un confortable avantage aux Nerazzuri (2-0). La messe était dite. Malgré tout, les hommes de Rudi Garcia ne renconçaient pas et Castellazzi était tout heureux de sortir un tir puissant de Hazard (71e). A sept minutes du terme, Tulio De Melo marquait en finesse le but qui offrait aux Lillois le droit d'y croire encore un peu (2-1). Mais les dernières minutes ne permettaient pas aux Dogues de recoller au score. Sur l'ensemble des deux matches, Lille n'avait pas à rougir de son duel avec l'Inter. Mais le haut niveau est cruel et les partenaires de Rio Mavuba l'ont appris à leur dépens ce soir.

Diego Milito (attaquant de l'Inter Milan): "J'ai mis fin à cette série (sans marquer).  Malheureusement, il y a des périodes comme ça, on a aussi eu un peu de  malchance, avec ce tir qui frappe la transversale. Mais je suis resté calme,  cherchant toujours à donner le maximum. Ce match nous servira beaucoup".
Eden Hazard (milieu offensif de Lille): "On  s'attendait à être éliminé, mais on a encore les cartes en main. On est capable  de gagner contre le CSKA (Moscou) et Trabzon(spor), on l'a prouvé à l'aller.  Une différence de niveau, je ne sais pas. On a essayé de jouer notre jeu, mais  c'est toujours compliqué contre les grosses équipes. Ils ont une très grosse  défense qui n'a rien lâché. On a essayé de les bousculer en première période,  mais ils sont difficiles à bouger. Les Italiens pensaient que je dribblerais  plus? Dribbler pour dribbler, ça sert à rien. Moi, j'essaie de jouer mon jeu,  mais je ne vais pas dribbler cinq joueurs automatiquement. Maintenant, ils me  connaissent, ils savent que je ne suis pas qu'un dribbleur. On m'attend dans un  club italien? Pour l'instant je suis à Lille!"