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Le collectif lillois | AFP-Pachoud

Paris et Lille, prêts pour l'Europe

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Leader de Ligue 1 contre leader du championnat hollandais, le match entre Lille et le PSV Eindhoven, jeudi, en 16e de finale de la Ligue Europa, s'annonce particulièrement disputé. De son côté, le PSG ira défier le Bate Borisov mais surtout braver les conditions climatiques glaciales qui règnent actuellement sur les terres du champions de Biélorussie.

Deux représentants tricolores vont défendre leurs chances, jeudi, lors des 16e de finale de la Ligue Europa. Pour Lille, toujours leader du championnat de L1, cela va commencer par la réception du PSV Eindhoven. Dans une bonne dynamique avec 12 matches consécutifs sans défaite, les Lillois sont installés en tête championnat et bénéficient d'un petit matelas d'avance sur leurs poursuivants. Ils sont par ailleurs intraitables à domicile où il n'ont plus perdu depuis le 24 octobre. Mais face aux leaders du championnat hollandais, il leur faudra jouer le meilleur football. Pas simple quand on sait que la défense lilloise sera privée d'Adil Rami, blessé à la cheville, et qu'Hazard, Sow et Cabaye sont encore incertains."J'ai besoin de tout le monde et je vais solliciter tout le monde", a expliqué Rudy Garcia qui a également rappelé que sa "priorité reste le championnat". L'entraîneur lillois devrait donc faire tourner ce qui va permettre à Tulio De Melo, Ludovic Obraniak, Idrissa Gueye, Pierre-Alain Frau, Emerson ou encore Stéphane Dumont d'obtenir un peu plus de temps de jeu.

De son côté, le PSV, premier de son groupe de qualification, reste invaincu dans cette compétition. Ses résultats à l'extérieur, trois victoires à la Sampdoria, Debrecen et Kharkov, lui ont conféré une bonne dose de confiance. Une confiance largement boostée par ses performances en championnat où le PSV peut se targuer de n'avoir perdu que trois matches depuis le début de la saison et d'être, de loin, la meilleure attaque avec pas moins de 62 buts au compteur. Dont 12 inscrits par l'attaquant hongrois Balazs Dzsudzsak que les Lillois devront garder à l'œil. Dans ces conditions et avec un match retour prévu une semaine plus tard, les Hollandais pourraient bien donner du fil à retordre aux Dogues en décidant, sur la pelouse en piteux état du Stadium Nord, de jouer la carte de la défense. Une stratégie au cœur de laquelle se trouvera l'international suédois Andreas Isaksson, dont la grande carcasse (2m) en fait un solide gardien.

Des conditions difficiles

Pour le PSG, en déplacement en Biélorussie, les conditions ne s'annoncent pas non plus fameuses puisque c'est dans un froid polaire (jusqu'à moins 20°C) que les hommes d'Antoine Kombouaré vont devoir évoluer face au BATE Borisov. Un point négatif pour des Parisiens qui accusent un peu le coup en championnat après une défaite à Rennes et un nul face à Lens (0-0). Afin de se remettre sur la bonne voie, le club de la capitale pourra compter sur un secteur offensif performant avec Erding et Hoarau pour mettre à mal la défense de Borisov. Une défense qui a largement montré ses limites lors des phase de poules en encaissant pas moins de 11 buts ! "Je suis en train de me préparer psychologiquement pour les -20°C", confie un Guillaume Hoarau peu inquiet avant son périple à Minsk. "Je n’ai jamais été dans un pays avec de telles températures, s'amuse pour sa part le Brésilien Nenê. Je ne peux pas dire que je sois prêt, mais il va bien falloir. Il faut se sacrifier."

Instruit par son match en décembre dans des conditions quasi similaires en  Ukraine (1-1) face au Karpaty Lviv, Kombouaré, encore privé de banc pour ses  protestations contre l'arbitre face à Séville, doit également se livrer à un  exercice d'équilibriste avant le retour le 24 février. Makelele, ménagé, Tiéné, suspendu, et Armand, pas remis de son choc avec  Edel samedi, sont à l'abri: ils ne prendront pas part à un match que le PSG  avait même demandé en vain à l'UEFA d'avancer. Mais Luyindula, qui avait déclaré après Lviv en décembre qu'il ne  souhaitait plus jouer dans de telles conditions, a du souci à se faire... Quoique. Emmené par son Brésilien Bressan, le BATE, avec l'ossature de l'équipe  nationale, peut certes compter sur les défenseurs Yurevich et Shitov, ainsi  que sur l'attaquant Rodionov, auteur de trois buts en poule, joueurs présents en septembre au Stade de France lorsque les Bleus d'Hoarau  avaient été battus (0-1) en qualification pour l'Euro-2012. Mais l'équipe ne reprendra le championnat qu'une avril et manquera forcément de rythme et de repères.

Isabelle Trancoën