Jordan Ayew - Marseille
Jordan Ayew, l'une des armes offensives de l'OM | AFP - PATRICK HERTZOG

L'OM dos au mur, Bordeaux face à son destin

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L'avant-dernière journée de la phase de groupes de Ligue Europa peut permettre à Bordeaux de prendre son ticket pour les 16e de finale, en cas de résultat positif à Bruges. En revanche, Marseille se trouve contraint de s'imposer au Vélodrome contre le leader, Fenerbahçe, pour conserver une grande chance de poursuivre sa route. Déjà assurés de finir parmi les deux premiers de leur groupe, les Lyonnais vont au Sparta Prague en grande confiance.

Mettre fin à trois matches sans victoire, sans Valbuena, Gignac, Nkoulou ni Rémy. Voilà le défi que doivent relever les Marseillais dans leur antre du Vélodrome, qui plus est face au leader du groupe, Fenerbahçe. Avant d'aller chez les Chypriotes de Lymassol, ils ont tout intérêt à prendre trois points ce soir. Cela les mettrait en situation idéale avant que M'Gladbach et Fenerbahçe ne s'affrontent lors de la dernière journée. Tout autre résultat condamnerait les troupes d'Elie Baup à dépendre des résultats des autres protagonistes. "On sait que demain on se doit déjà de ne pas perdre", estime le capitaine Steve Mandanda. "J'espère que demain on aura un résultat positif qui va pouvoir nous relancer psychologiquement et physiquement". En manque d'attaquants dimanche dernier à Bordeaux, l'entraîneur olympien pourra compter sur les frères Ayew, et sur la présence de Joey Barton, qui devrait faire ses grands débuts en championnat le week-end prochain. Invaincu dans cette phase, les Turcs n'ont qu'à revenir avec un nul pour valider leur billet pour les 16e de finale. Mais avec l'ancien Red Dirk Kuyt et l'ancien Lillois Moussa Söw (6 buts en championnat, 1 en Ligue Europa), les Stambouliotes ne devraient pas jouer devant leur but. D'autant que malgré leur invincibilité et leurs dix points, ils courent toujours le risque, mathématiquement, d'être éliminés, en cas de défaite au Vélodrome puis d'un revers à domicile contre M'Gladbach. 

Bruges transfiguré ?

A Bordeaux, l'horizon pourrait être définitivement éclairci dès ce jeudi à Bruges. Les deux équipes sont à la lutte pour le deuxième ticket pour les 16e, derrière Newcastle. Laminés à l'aller (4-0), les Belges sont obligés de s'imposer, sans quoi leurs adversaires se qualifieront. L'ancien sélectionneur Georges Leekens ayant été débarqué début novembre après quatre défaites consécutives, le club flamand a confié la semaine dernière sa destinée à l'Espagnol Juan Carlos Garrido, ancien de Villarreal, à raison si l'on en juge par la victoire ramenée de Waasland-Beveren (6-2) ce week-end. Avec la fin du "kick and rush", et un jeu au sol technique qui n'a rien à voir avec le passé récent. "J'ai des amis en Belgique qui m'ont dit que Bruges était à la dérive. Avec le nouvel entraîneur, cela va rebooster tout ça. On s'attend à un match revanche, d'autant plus que l'on a gagné 4-0 à l'aller", redoute Francis Gillot, le technicien bordelais, qui s'est volontairement passé d'Obraniak et Gouffran pour ce voyage. Avec un effectif entièrement apte, il a pris le risque de laisser deux de ses meilleures armes offensives à la maison. Or, Bruges possède la meilleure attaque de son championnat (37 buts en 16 matches), et cette équipe a obtenu un (2-2) à Newcastle, là où les Girondins ont sombré (3-0). Si le club français s'incline (par moins de 4 buts d'écart), ce qui serait sa première défaite lors des quatre derniers matches, il conserverait son destin en main avec la réception de Newcastle le 6 décembre.

Lloris ou Friedl dans les buts des Spurs à Rome ?

La peur, Lyon ne l'a plus sur la scène européenne. Grâce au succès à Bilbao (3-2) lors du dernier match, l'OL est assuré de finir parmi les deux premiers. Nouveau leader de Ligue 1, le club surfe sur une belle vague et ne compte pas s'écraser à Prague, face à un Sparta bien parti pour aller en 16e. Avec un Gourcuff de plus en plus influent, un Lisandro toujours décisif, et malgré l'absence de Lovren (blessé), l'équipe de Rémi Garde arrive avec un capital confiance énorme. Leur déplacement à Prague a donc pour seul enjeu la première place du groupe I, qui serait garantie avec un seul point pris contre le Sparta. A noter que le match opposant dans  le même groupe les Israëliens de Kiryat Shmona aux Espagnols de l'Athletic Bilbao a été reporté par l'UEFA en raison de "la situation sécuritaire précaire" en Israël.

Dans les autres groupes, l'affiche de la soirée opposera la Lazio Rome à Tottenham (groupe J), les deux équipes étant aux deux premières places sans avoir la garantie d'être qualifiées. Avec 8 points, la Lazio est tout de même en position de force et s'assurerait la première place du groupe en cas de succès contre les Londoniens (6 pts), où l'on surveillera comme d'habitude l'identité du gardien. Friedel ou Lloris? Après les cinq buts encaissés à Arsenal, le gardien français a-t-il été fragilisé ? Dans le groupe F, deux ténors européens sont sous pression. Naples a de son côté besoin d'un bon résultat en Suède face à Solna pour rester en position de se qualifier. Et la tâche sera encore bien plus ardue pour le PSV Eindhoven, qui ne peut plus vraiment se permettre de faux-pas au moment de recevoir les Ukrainiens de Dnipropetrovsk, leaders de la poule.