Henri Bedimo (Lyon)
Henri Bedimo (Lyon) | CRISTINA QUICLER / AFP

L'OL tient le Betis en respect

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Faute d'avoir livré une grande partie, l'Olympique Lyonnais a assuré l'essentiel en allant chercher un match nul vierge sur la pelouse du Betis Séville où aucun club français n'a jamais gagné. Les Gones auraient pu inscrire un but mais le partage des points est logique vu les occasions espagnoles. Dans l'autre match du groupe I, le Vitoria Guimaraes a battu les Croates de Rijeka (4-0), prenant la tête du classement.

L'OL, éliminé sans ménagement de la course à la Ligue des champions par la  Real Sociedad en barrages, a résisté à des Sévillans qui ont tout de même été près de marquer, notamment par Nosa qui a trouvé le poteau, au grand dam des 27 000 spectateurs du stade Benito-Villamarin. Les Lyonnais, avec Briand pour sa première titularisation en attaque,  auraient aussi pu l'emporter. Mais Gomis s'est justement vu refuser son but  pour hors-jeu (36e) et Umtiti a manqué une tête à quelques centimètres de la  ligne (63e). Il faudra faire mieux dans deux semaines contre les Portugais de Guimaraes, leaders du groupe.

Le Betis se procurait les deux premières occasions mais ni Chuli (10e) ni Cedrick quelques instants plus tard ne trouvaient le cadre. Malgré un complet renouvellement de l’équipe victorieuse du FC Valence le week-end dernier (3-1), les Andalous rivalisaient avec l’OL, prudent dans le premier quart d’heure. Jimmy Briand tentait même une reprise de volée acrobatique dans la surface adverse mais il manquait nettement le cadre. A la 34e minute, Daboi écopait logiquement d’un avertissement pour une faute grossière sur le remuant Cedrick, mais rien ne sortait vraiment le match d’une certaine torpeur.

Lyon prudent en première période

Dans la foulée, Lacazette alertait Gomis dans la surface : l’attaquant lyonnais trouvait le chemin des filets mais il était logiquement signalé hors-jeu. A quelques minutes de la pause, le Real Betis accentuait sa domination territoriale et offrait à ses supporters un beau mouvement collectif conclu par une passe de Cedrick pour Chuli interceptée par Bedimo. Et dans les arrêts de jeu de cette première période, Anthony Lopes sauvait Lyon en remportant son face à face avec Cedrick (0-0 à la pause).

La première occasion du deuxième acte était lyonnaise, mais le tir en pivot de Umtiti passait nettement au dessus (53e). Juste après, Lopes stoppait un bon tir de Chuli, toujours dangereux. Lyon manquait d’ouvrir le score peu après l’heure de jeu. Grenier tirait fort un coup franc excentré pour la tête de Umtiti qui remisait au premier poteau en direction de Briand : la tête de l’ancien Rennais était repoussée in extremis par le crâne de Damien Perquis qui éloignait le danger (64e). Les hommes de Remi Garde commençaient à mieux se trouver sur le terrain tandis que les remplaçants sévillans baissaient de pied physiquement. Sept minutes plus tard, Figueras lançait Nosa sur le côté gauche de la surface mais le tir du Nigerian trouvait le poteau droit du but de Lopes.

Lopes déjoue les tentatives adverses

Ca sentait le K.O. d’un côté ou de l’autre. A six minutes du terme, Lacazette faisait passer un frisson parmi les supporters vert et blanc : il déboulait dans l’axe et parvenait à tirer au but malgré quatre défenseurs, mais le portier andalou veillait. La réponse des locaux était immédiate avec une frappe de Cedrick bien repoussée par le vigilant Lopes (87e). Mais il était dit qu’aucune des deux équipes ne parviendrait à prendre le dessus. Ce point pris n’est toutefois pas un mauvais résultat pour l’OL qui partira favori face aux deux autres adversaires du groupe I, Guimaraes et Rijeka.

"C'est un bon match de notre part. On a livré  une rude bataille ici", a confié Bafé Gomis. "On savait que cette équipe, devant son public, jouait  pour l'emporter. C'est un bon résultat, d'autant qu'eux savaient que nous  traversions un période difficile. C'est un de ces matches qui vous font  franchir un palier. Les jeunes de notre club ne demandent qu'à apprendre et là,  ils ont été gâtés. Le Betis en voulait, mais on a su faire preuve de  personnalité pour garder nos cages inviolées. (A titre personnel) Je ne suis  pas encore à 100%. J'ai encore besoin de temps de jeu, mais je monte en  puissance et j'ai été bien aidé par mes coéquipiers."