Rony Lopes
Rony Lopes a été une bonne surprise au LOSC | AFP - FRANCOIS LO PRESTI

Lille et Guingamp face à leurs extrêmes

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Le LOSC et l'En Avant Guingamp débutent ce jeudi leur campagne d'Europa League. Le champion de France 2011 reçoit les Russes du FK Krasnodar pour son premier match, l'adversaire le plus faible du groupe H qui compte aussi Everton et Wolfsburg. Pour Guingamp, vainqueur de la Coupe de France l'an dernier contre Rennes, la marche sera beaucoup plus haute puisque dans le groupe K, le club breton défiera la Fiorentina. Pour les deux clubs, les objectifs sont différents. Les Lillois sont décidés à jouer cette compétition souvent délaissée par les clubs tricolores, alors que Guingamp n'aura rien à perdre en Italie.

Lille veut démarrer du bon pied

Les joueurs du LOSC sont leaders de Ligue 1 et sont encore invaincus
Les joueurs du LOSC sont leaders de Ligue 1 et sont encore invaincus

Une poule au niveau "élevé", plus proche de la C1 que de la Ligue Europa. Voici comment les Lillois avaient qualifié ce groupe H composé d'Everton, de Wolfsburg et Krasnodar. "Ce groupe est aussi relevé que celui de Monaco en Champions League,  souligne René Girard. On comprend vite l'ampleur de la tâche qui nous attend.  Jouer en Allemagne ou en Angleterre, ce sont de très beaux challenges." Mais le premier rendez-vous européen de la saison aura lieu face à l'équipe russe du FK Krasnodar, formation largement à la portée du LOSC qui reste sur une victoire en Ligue 1 contre Nantes (2-0). L'entraîneur comme les joueurs savent l'importance de bien débuter la compétition. "La motivation est déjà là, affirmait Djibril Sidibé juste après la victoire dimanche face aux Canaris. Tout joueur a envie de jouer la coupe d'Europe. Notre groupe s'apparente plus à la Ligue des champions de par la qualité des adversaires. Mais le LOSC a l'habitude de jouer contre de grosses équipes, on a hâte de commencer".

Le bon indice

Cette double confrontation franco-russe (le match retour aura lieu fin novembre) a aussi une saveur particulière pour les Lillois, qui auront la  lourde mission de soigner l'indice UEFA du pays. La France (10.750), déjà dépassée par le Portugal, vient également de se faire doubler par la Russie (10.916) et rétrograde à la 7e place. "Notre poule est sans doute l'une des plus relevées mais c'est aussi l'occasion de défendre notre indice UEFA, dont on parle beaucoup en ce moment. L'objectif reste clairement de sortir des poules", confie Florent Balmont. Afficher des ambitions sur le sol européen, tout en jouant les premiers rôles en Ligue 1, tel est le défi du Losc

Actuels leaders du championnat avec 3 victoires et 2 nuls, les hommes de René Girard n'ont sans doute pas l'effectif pour jouer sur tous les tableaux. Le départ de Salomon Kalou (Herta  Berlin) a un peu plus délesté le groupe de son expérience. "Le football russe est un football qui court beaucoup, avec beaucoup de mouvements donc ça sera difficile, prévient l'entraîneur. C'était important de gagner contre Nantes, il faut s'appuyer sur notre performance en deuxième mi-temps". "On va enchaîner les matches tous les trois jours. Il s'agira d'abord de  bien récupérer parce que ça va être difficile", admet Sidibé, qui n'en perd pas  son ambition pour autant. "On est là pour gagner. On sait que l'exigence est  élevée et qu'il y a souvent des critiques envers les clubs français dans cette  compétition. A nous de démontrer le contraire et faire le maximum pour  réussir", poursuit-il. "Bien sûr qu'on va la jouer! Quand on commence une compétition, c'est pour la gagner", lance Divock Origi.

Guingamp approche sans peur

Les deux joueurs guingampais Jérémy Sorbon et Moustapha Diallo
Les deux joueurs guingampais Jérémy Sorbon et Moustapha Diallo

Décomplexés par leur victoire sur Bordeaux (2-1) dimanche, Guingamp n'arrive pas en Italie à reculons. Pourtant, avec la Fiorentina, les Guingampais débutent par le plus gros morceau de ce groupe K qui compte aussi le Dynamo Minsk et le Paok Salonique. Mais, défier la Viola ne fait pas peur aux hommes de Jocelyn Gourvennec et tout le monde des joueurs au président espère faire bonne figure sur la scène européenne. "Cette Europa League est la récompense d'un titre, une juste récompense du travail fourni l'année dernière", a jugé le président du club Bertrand Desplats, interrogé par l'AFP. Son équipe jouera la compétition "à 100%", a-t-il promis, estimant avoir suffisamment "densifié l'effectif" pendant l'intersaison pour être en mesure "d'aligner une équipe compétitive".

"Nous avons toujours été une équipe de coupe. (C')est dans notre ADN", a rappelé le président. "On est un peu plus avancé qu'eux dans la préparation. On a maintenant un mois et demi de compétition. Eux c'est pas le cas (...) pour nous c'est  vraiment super de démarrer comme ça", a même osé Jocelyn Gourvennec, l'entraîneur de Guingamp, en conférence de presse. Avec 5 matches de Ligue 1 derrière eux, plus le Trophée des Champions, les  Bretons sont probablement plus en jambes que leurs adversaires qui n'en comptent que deux. "Maintenant je pense qu'ils sont à même de compenser ce manque de compétition, parce qu'ils ont du métier", a immédiatement ajouté Gourvennec. Et plus de talent également. Sans vouloir manquer de respect aux Guingampais, Mario Gomez, Juan Cuadrado, David Pizzarro, Borja ou encore Alberto Aquilani sont des joueurs d'un autre calibre que ceux qui foulent les pelouses de Ligue 1.

"Il faut croquer dans le match"

Du métier, Guingamp en a peu sur la scène continentale, avec seulement  quatre matches en Europa League - face à l'Inter (0-3 au Roudourou puis 1-1 à San Siro en 1996/97) et Hambourg (double défaite 1-5 et 1-3 en 2009/10) -, là  où la Fiorentina compte plus de 150 rencontres européennes. Pour autant, "il y a (des joueurs dans le groupe) qui ont déjà joué l'Europa League et la Ligue des champions et (ils) doivent être capables de  rassurer, de parler" à leurs partenaires, a souhaité Gourvennec. "Je ne ressens pas chez (les joueurs) d'intimidation", a-t-il assuré, soulignant que son équipe doit s'appuyer sur l'expérience des matches décisifs bien négociés en fin de saison dernière et sur la victoire contre Bordeaux  dimanche. "On a déjà connu les gros matches l'an passé contre le PSG, contre Monaco, qui sont aussi des équipes très fortes, donc il peut pas y avoir de surprises sur un match comme ça. On a déjà été dans la peau du petit qui joue le très gros", a-t-il rappelé.Il ne faut pas "se dire c'est trop beau pour nous. Il y a aucune  appréhension à avoir, au contraire, il faut croquer dans le match", a-t-il poursuivi. En face,il y aura "une équipe très solide (...) complète, (qui) a de la  présence athlétique et de vrais joueurs de passes, comme leur capitaine Borja, l'Espagnol", sans oublier "Cuadrado qui est un joueur très très fort" ou "Pizarro, au coeur du jeu, qui est la rampe de lancement, très expérimenté", a expliqué Gourvennec. "Il faudra qu'on ait la même cohésion que contre Bordeaux (...) mettre  beaucoup densité et savoir garder la balle un minimum, l'utiliser et être  efficace. On sait qu'on aura de toute façon des opportunités", a détaillé  l'entraîneur. Et quand bien même le match se solderait par une défaite, "il y a pas d'élimination directe. Quoi qu'il se passe sur ce premier match, on aura toujours nos chances pour la suite".

Du métier, Guingamp en a peu sur la scène continentale, avec seulement  quatre matches en Europa League - face à l'Inter (0-3 au Roudourou puis 1-1 à San Siro en 1996/97) et Hambourg (double défaite 1-5 et 1-3 en 2009/10) -, là  où la Fiorentina compte plus de 150 rencontres européennes. Pour autant, "il y a (des joueurs dans le groupe) qui ont déjà joué l'Europa League et la Ligue des champions et (ils) doivent être capables de  rassurer, de parler" à leurs partenaires, a souhaité Gourvennec. "Je ne ressens pas chez (les joueurs) d'intimidation", a-t-il assuré, soulignant que son équipe doit s'appuyer sur l'expérience des matches décisifs bien négociés en fin de saison dernière et sur la victoire contre Bordeaux  dimanche. "On a déjà connu les gros matches l'an passé contre le PSG, contre Monaco, qui sont aussi des équipes très fortes, donc il peut pas y avoir de surprises sur un match comme ça. On a déjà été dans la peau du petit qui joue le très gros", a-t-il rappelé.Il ne faut pas "se dire c'est trop beau pour nous. Il y a aucune  appréhension à avoir, au contraire, il faut croquer dans le match", a-t-il poursuivi. En face,il y aura "une équipe très solide (...) complète, (qui) a de la  présence athlétique et de vrais joueurs de passes, comme leur capitaine Borja, l'Espagnol", sans oublier "Cuadrado qui est un joueur très très fort" ou "Pizarro, au coeur du jeu, qui est la rampe de lancement, très expérimenté", a expliqué Gourvennec. "Il faudra qu'on ait la même cohésion que contre Bordeaux (...) mettre  beaucoup densité et savoir garder la balle un minimum, l'utiliser et être  efficace. On sait qu'on aura de toute façon des opportunités", a détaillé  l'entraîneur. Et quand bien même le match se solderait par une défaite, "il y a pas d'élimination directe. Quoi qu'il se passe sur ce premier match, on aura toujours nos chances pour la suite".

Du métier, Guingamp en a peu sur la scène continentale, avec seulement  quatre matches en Europa League - face à l'Inter (0-3 au Roudourou puis 1-1 à San Siro en 1996/97) et Hambourg (double défaite 1-5 et 1-3 en 2009/10) -, là  où la Fiorentina compte plus de 150 rencontres européennes. Pour autant, "il y a (des joueurs dans le groupe) qui ont déjà joué l'Europa League et la Ligue des champions et (ils) doivent être capables de  rassurer, de parler" à leurs partenaires, a souhaité Gourvennec. "Je ne ressens pas chez (les joueurs) d'intimidation", a-t-il assuré, soulignant que son équipe doit s'appuyer sur l'expérience des matches décisifs bien négociés en fin de saison dernière et sur la victoire contre Bordeaux  dimanche. "On a déjà connu les gros matches l'an passé contre le PSG, contre Monaco, qui sont aussi des équipes très fortes, donc il peut pas y avoir de surprises sur un match comme ça. On a déjà été dans la peau du petit qui joue le très gros", a-t-il rappelé.

Il ne faut pas "se dire c'est trop beau pour nous. Il y a aucune  appréhension à avoir, au contraire, il faut croquer dans le match", a-t-il poursuivi. En face,il y aura "une équipe très solide (...) complète, (qui) a de la  présence athlétique et de vrais joueurs de passes, comme leur capitaine Borja, l'Espagnol", sans oublier "Cuadrado qui est un joueur très très fort" ou "Pizarro, au coeur du jeu, qui est la rampe de lancement, très expérimenté", a expliqué Gourvennec. "Il faudra qu'on ait la même cohésion que contre Bordeaux (...) mettre  beaucoup densité et savoir garder la balle un minimum, l'utiliser et être  efficace. On sait qu'on aura de toute façon des opportunités", a détaillé  l'entraîneur. Et quand bien même le match se solderait par une défaite, "il y a pas d'élimination directe. Quoi qu'il se passe sur ce premier match, on aura toujours nos chances pour la suite".

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