Benfica joie Paris 032011
La joie du Benfica Lisbonne | AFP - FRANCISCO LEONG

Ligue Europa - Paris battu au Benfica Lisbonne

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Seul en piste en Ligue Europa après la grande braderie de Lille en 16e, le PSG n'avait pas le droit de gâcher l'opportunité de vivre une belle épopée européenne. Davantage taillée pour les clubs français, cette compétition a des grands bonheurs à offrir à condition qu'on y mette un peu de bonne volonté. Malgré quelques cadres au repos ou blessés (Hoarau, Makelele, Jallet et Giuly), Paris s'est pris au jeu de ce 8e aller à Benfica mais s'est incliné 2-1.

Bien souvent, c'est Nêne qui donnait l'impulsion. Le beau début de match parisien était récompensé par un but de Luyindula, parfaitement servi dans le dos de la défense par le maître à jouer brésilien (14e, 0-1). Abonné aux Coupes, Luyindula donnait raison à son entraîneur. Le PSG ne s'arrêtait pas en si bon chemin et poursuivait ses assauts sur le but lisboète. Auteur d'un nouveau festival, Nêne centrait pour Erding seul au 2e poteau. Malheureusement, sa reprise trouvait le poteau lusitanien (17e). Les actions s'enchaînaient devant la cage de Roberto. Le KO était tout proche mais Bodmer déviait au ras du poteau (26e) tandis que Chantôme, à l'entrée de la surface, échouait sur le portier du Benfica (29e). Piqués par les quelques sifflets du Stade de la Luz, les joueurs de Benfica allaient se réveiller. Déjà décisif en début de match (3e), Edel n'allait pas chômer. Bien présent sur une frappe puissante (27e), il s'employait à détourner un coup franc très bien placé de Cardozo (31e). Armand détournait lui un tir de Carlos Martins (33e). Paris craquait finalement sur un splendide ballon lobé au dessus de la défense de Carlos Martins pour Maxi Pereira. Le Portugais, bourreau de l'OM l'an passé, contrôlait de la poitrine et fusillait Edel, impuissant (1-1, 41e). Le feu couvait sur le but parisien. La mi-temps arrivait au bon moment.

Il restait 45 minutes à Paris pour ne pas regretter d'avoir tué le match pendant la première demi-heure. Et Erding pour retrouver une confiance envolée depuis plusieurs matches. Excentré à droite, l'ancienne terreur des surfaces manquait encore de réalisme (55e). Erding ne risquait pas d'avoir une multitude d'autres occasions car le PSG reculait d'un cran à l'heure de jeu. Un petit coup de pompe et une envie légitime de préserver ce score favorable. Mais Paris s'exposait comme sur cette percée de Saviola irrégulièrement stoppée par Makonda dans la surface (71e). L'arbitre ne bronchait pas. Comme en prolongation face au Mans en Coupe de France, Kombouaré lançait ses petits jeunes Kebano et Makhedjouf. Une bonne expérience dans le grand bain européen ? Pas sûr car plus personne n'arrivait à conserver le ballon chez les Parisiens. Bien servi à 18 m, Jara se jouait de la défense et ajustait Edel (2-1, 81e). Comme Stuttgart au tour précédent sur la pelouse lusitanienne, le PSG était passé de la bonne opération à une grosse déception. Si rien n'est compromis pour le match retour, il y avait clairement mieux à faire au Portugal.

Porto, Villareal et le Spartak  prennent une option

 Les Portugais du FC.Porto, les Espagnols de Villareal les Russes du Sparak Moscou ont pris une belle option pour la suite de la compétition en s’imposant à l’extérieur lors de ces 8ede finale.

Porto l’a emporté sur la pelouse du CSKA.Moscou par la plus petite marge (1-0) avec un but de Guarin. L’autre équipe moscovite a renversé la tendance, puisque le Spartak a réussi la performance d’aller gagner à l’Ajax Amsterdam 1-0 sur un but d’Alex à la 70e minute. De son côté Villareal a pris le meilleur à Leverkusen (3-2). Kadlec a ouvert la marque pour le Bayer à la demi-heure de jeu, Rossi égalisant peu avant la pause. Nilmar a ensuite donné l’avantage aux Espagnols avant que Castro ne remette les deux équipes à égalité. Le Brésilien Nilmar a donné l’avantage à Villareal pendant le temps additionnel.

Un penalty d’Alan en première période a permis à Braga de s’imposer sur sa pelouse face à Liverpool. Ce but risque cependant d’être insuffisant pour les Portugais à Anfield Road.
Enfin, les Néerlandais du PSV Eindhoven ont fait match nul avec les Glasgow Rangers (0-0). Le Dynamo de Kiev s’est assuré une petite marge à domicile en s’imposant devant Manchester City (2-0) avec des réalisations de Schevchenko et Gusev. Tout comme Twente qui, grâce à un doublé de De Jong et un but Landzaat, a dominé  Saint-Petersbourg 3-0.

Antoine Kombouaré (entraîneur du Paris SG): "On perd parce que dans cette 1re mi-temps nous n'avons pas été capables de marquer au moins deux ou trois buts. Le gardien a fait une très grande première mi-temps et à la pause on est déçu. Si on avait pu marquer un autre but, je pense qu'il n'y aurait plus eu de match. Mais on n'a pas fait la différence et cela a permis à Benfica de rester en course. J'ai dit aux joueurs qu'on peut être déçu ou frustré. Il y avait la place pour revenir avec un nul. Malgré tout c'est un très bon résultat. On voulait marquer un but ici, on l'a fait. Dans une semaine, j'espère qu'on pourra renverser la tendance. Ecraser Benfica 1-0 me plairait bien. On a l'intention de passer. La stratégie, c'était de bien défendre et d'exploiter les contre-attaques car il y avait des espaces. On l'a très bien fait mais on a peut-être manqué un peu de réussite. L'idée était d'avoir une sentinelle devant la défense. Armand était le joueur qui avait le meilleur profil en l'absence de Makelele ou Clément. Il a été très bon et c'est une expérience très intéressante. Même si Benfica a des points forts, l'équipe a beaucoup de lacunes. Sa défense est lourde et ses latéraux sont très offensifs donc il y avait des possibilités à exploiter dans leur dos. Ensuite, on a un peu trop reculé, physiquement on a baissé pied, on a récupéré le ballon trop bas et on a eu du mal à le tenir. On a trop subi les assauts du Benfica. Des joueurs enchaînent les matches et d'autres, à l'image de Makonda ou Traoré, manquent de compétition. C'était quand même Benfica, un monument du foot européen. On va replonger dans le championnat et tout faire pour gagner. On s'attend à jouer le retour dans un stade où ce sera compliqué car il y a beaucoup de supporteurs portugais à Paris."

Jorge Jesus (entraîneur de Benfica): "L'idéal c'était de ne pas encaisser de but, mais le plus important c'était de gagner. Les attaquants du PSG ont beaucoup de qualités et pendant les trente premières minutes ils ont très bien contre-attaquer. On a fait une très bonne 2e période et les changements ont permis d'améliorer notre jeu. Jara est bien entré mais je savais que Salvio et Gaïtan étaient les meilleurs. Les défenseurs du PSG ont très bien joué le coup, notamment Cearà qui a bien bloqué Gaïtan. Il y a aussi un penalty qui n'a pas été sifflé et Luyindula était hors-jeu sur son but. Les arbitres n'ont pas bien analysé le match, c'est dommage, mais on ne peut plus rien faire. La victoire nous permet de trouver la bonne stratégie pour le retour. On jouera comme à Stuttgart et les supporteurs à Paris nous aideront. La priorité est de gagner les quatre compétitions, surtout celles dans lesquelles on a le plus de chances, c'est-à-dire la Coupe d'Europe, la Coupe du Portugal et la Coupe de la Ligue".