Ligue Europa: Liverpool sort Dortmund au bout du suspense

Ligue Europa: Liverpool sort Dortmund au bout du suspense

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Liverpool s'est qualifié pour les demi-finales de la Ligue Europa en s'imposant face à Dortmund (4-3), jeudi, au terme d'une rencontre échevelée et renversante, tandis que le double tenant du titre Séville a eu besoin des tirs aux buts pour s'en sortir contre Bilbao (1-2 a.p, 5-4 tab). Qualification également pour Villarreal qui a conforté sa victoire du match aller en s'imposant sur la pelouse du Sparta Prague, alors que le Chakthtior Donetsk a atomisé Braga 4-0.

Les Reds sont passés par toutes les sensations dans cette partie où ils ont renversé la situation dans les dernières minutes. D'abord à cause de l'hommage rendu aux victimes de la catastrophe du stade de Hillsborough il y a 27 ans jour pour jour. Ce moment d'émotion semblait leur avoir coupé les jambes, puisqu'ils se montraient plutôt empruntés dans les premières minutes. Les joueurs du Borussia n'en demandaient pas tant et profitaient de cette apathie anglaise pour porter deux contres assassins.

D'abord après un ballon perdu récupéré par Kagama avec le relais de Castro, qui allait jusqu'à Aubameyang; le tir de l'attaquant était repoussé par Mignolet mais Mkhitaryan reprenait pour ouvrir la marque (1-0, 4e). Cinq minutes plus tard, sur un autre ballon perdu et un autre contre, Reus se jouait de la défense des Reds pour lancé en profondeur Aubameyang qui doublait la mise (2-0, 9e).

Les Reds sur un dernier coup de tête

Plus vifs, plus agressifs, les Allemands profitaient de chaque opportunité. Liverpool retrouvait son football mais sans se montrer efficace. Il allait falloir attendre la 2e mi-temps pour enfin voir les Anglais mettre une pression plus nette. C'était un premier espoir, avec un but signé Origi (2-1,48e) qui paraissait pourtant de courte durée, puisque Reus, à son tour, bien lancé par Hummels, allait tromper Mignolet (3-1, 57e). Mais il était dit que les Anglais ne s'avoueraient pas vaincus même si Dortmund pensait avoir fait le plus dur.

C'était sans compter sur des buts de Coutinho (66e) et Sakho de la tête (78e) qui relançaient complètement la rencontre pour offrir dix dernières minutes sous haute tension. Et c'est encore un défenseur, Dejan Lovren, qui offrait la qualification sur une ultime tête à la 91e. Les défenseurs anglais ont été fautifs pendant tout le match, souvent pris dans le dos... Mais c'est eux qui apportent la qualification au 8e de Premier League !

Gameiro, le sauveur

De la tension, il y en a aussi eu à Séville où le match est allé jusqu'aux prolongations. Double tenant du titre, les Sévillans partaient pourtant en position de force après leur victoire à Bilbao à l'aller (2-1). Mais ils n'ont pas réussi à échapper à un but de l'inévitable Aritz Aduriz (57e), malheureusement touché à la cuisse et sorti 10 minutes plus tard. Entre temps Kevin Gameiro avait rapidement égalisé (59e) de près avant que Raul Garcia ne redonne l'avantage aux Basques (80e). 

Kevin Gameiro encore décisif face à Bilbao
Kevin Gameiro encore décisif face à Bilbao

Fatiguées, les deux équipes n'ont guère tenté en prolongations, semblant attendre la séance fatidique. Et c'est Benat qui a raté le quatrième tir aux buts de l'Athletic alors que Séville, à l'image du dernier buteur Kevin Gameiro, assurait et reste en course pour un troisième titre d'affilée en C3. Le football espagnol se porte bien avec deux clubs en demi-finales de la Ligue Europa, tout comme en Ligue des champions avec les deux Madrid, le Real et l'Atletico.

Réactions:

Mamadou Sakho (défenseur de Liverpool): "Le plus important, c'est que l'équipe a joué avec son coeur et que les supporteurs ne nous ont jamais laissés tomber. C'est une victoire pour tout le pays de Liverpool".

Jürgen Klopp (entraîneur de Liverpool): "C'est difficile à expliquer. C'est une nuit merveilleuse à Anfield mais pour être franc, ce match a été très étrange. Quand on a fait entrer Sturridge et Allen, on leur a dit que le message c'était qu'on devait montrer du caractère. Je m'en foutais de perdre, il fallait montrer qu'on le voulait plus qu'eux. C'est le foot européen dans ce qu'il a de meilleur. C'est difficile d'y croire. A la pause, c'est compliqué de rester courageux mais on a convenu qu'il fallait se faire mal. Après ce match, tous les fans de foot, pas uniquement ceux de Liverpool ou Dortmund, peuvent dire: "Ok, le foot c'est sympa". On s'est battu comme des diables et c'est mérité. Un peu chanceux également. J'ai mal au bras droit. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ou qui m'a frappé. C'est une nuit que l'on n'oubliera pas".

Christian Grégoire