FSV Mainz
L'Opel Arena de Mayence prête à accueillir l'AS Saint-Etienne. | Reuters

Ligue Europa - Jour de carnaval pour Saint-Etienne à Mayence

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On connaît évidemment le Bayern Munich, le Borussia Dortmund, le Bayer Leverkusen... mais beaucoup moins cette équipe du FSV Mayence qui, pourtant, a terminé sixième la saison dernière en Bundesliga, devant le Hertha Berlin, le VfL Wolfsbourg et le FC Cologne. Surnommé le "club du carnaval", puisque la ville est réputée pour en accueillir des festivités annuelles, l'adversaire allemand des Verts (coup d'envoi à 19h) est réputé pour son côté pétillant : il marque beaucoup de buts et en encaisse aussi pas mal. Découverte du Fussball-und Sportverein.

FSV Mainz 05, kézako ?

Littéralement le "Club de sport et de football fondé en 1905 à Mayence", le Fussball-und Sportverein Mainz 05 est remonté en Bundesliga en 2009. Cette ville de 200.000 habitants, située sur la rive gauche du Rhin, se trouve non loin de Francfort. A chaque début d'année, les "Bouffons" envahissent ses rues, pour un carnaval conclu par le défilé de Rosenmontag. Pour la petite histoire, Mayence fut française après la Révolution et, même à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut placée sous administration de la France. Pour en revenir au football, le FSV Mainz évolue à l'Opel Arena, stade de 34.000 places, inauguré en 2011.

Le jeu à la Mayençaise

Malgré un budget modeste, le FSVM parvient régulièrement à bousculer la hiérarchie du football allemand. A partir de 2001 et durant sept saisons, Jürgen Klopp, aujourd'hui entraîneur à Liverpool, y a fait ses classes. Aujourd'hui, l'équipe est dirigée par le Suisse Martin Schmidt qui a repris le flambeau. Proposant souvent un jeu spectaculaire, Mayence ne calcule pas. Les "Nullfünfer" (les "Zéro Cinq") marquent beaucoup, mais se découvrent souvent, au point d'encaisser pas mal de buts. Dernier exemple en date, et il est tout récent : dimanche contre Hoffenheim, après avoir mené 4-1 sur sa pelouse à la mi-temps, le FSV s'est fait rejoindre par la suite (4-4).

Quelles sont les forces en présence ?

Le club possède quelques internationaux chez les jeunes dans diverses catégories de la Mannschaft, comme le milieu de terrain Levin Öztunali, les attaquants Suat Serdar et Devante Parker. Il s'est renforcé avec la venue dans son effectif de joueurs venus d'ailleurs : le Suisse Fabian Frei, le Turc Yunus Malli et l'Autrichien Karim Onisiwo. Par contre, Mayence a perdu le Suédois Pierre Bengtsson, parti à Bastia. L'ancien gardien guingampais, le Danois Jonas Lössl, a débarqué cet été, alors que deux français font partie du groupe : l'ancien défenseur du FC Metz, Gaëtan Bussmann, et l'ex-milieu du RC Lens, Jean-Phllippe Gbamin. En attaque, à surveiller de près l'Argentin Pablo De Blasis.

Expérience européenne : avantage Saint-Etienne

​Le FSV Mayence est un novice au niveau international, puisque le club de Rhénanie n'en est qu'à sa quatrième participation en Ligue Europa depuis 2005 (contre 21 à l'ASSE). Le club allemand n'est jamais parvenu à s'extraire d'une phase de poules et n'a jamais croisé sur sa route un adversaire issu de la Ligue 1. Ce sera donc ce jeudi soir une grande première. Au contraire, dans son histoire, Saint-Etienne a souvent défié des représentants de Bundesliga. A neuf reprises au total, avec des fortunes diverses. Ce fut plutôt concluant contre le Bayern (en 1969) ou contre Hambourg. Mais ce fut souvent douloureux, contre Nuremberg, le FC Cologne, le Borussia Mönchengladbach et le Werder Brême. Sans parler, évidemment, de cette fameuse finale de C1 perdue, à Glasgow un soir de mai 1976, contre le Bayern Munich (0-1). Que les joueurs de Christophe Galtier se rassurent : les poteaux ne sont pas carrés à Mayence !

Nicolas Gettliffe