Ligue Europa : face à un habitué des joutes européennes, Nice prend une leçon

Publié le , modifié le

Auteur·e : Hugo Dupriez
Bayer

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Humiliés, les Niçois ont subi la loi de Leverkusen (6-2). Les hommes de Patrick Vieira, qui disputaient la première rencontre européenne de l'ère Ineos, n'ont pas existé. Nice, à l'image de son gardien Benitez, a pris l'eau et une leçon de football et devra réagir pour sortir du groupe.

Dur apprentissage pour les Aiglons. En Allemagne, à la BayArena de Leverkusen, les hommes de Patrick Vieira ont eu du mal à contenir le collectif, huilé, du Bayer. Pour la première rencontre européenne de l’ère Ineos, entamée à l’été 2019, l’OGC Nice a pu prendre conscience du niveau à atteindre pour rivaliser avec des clubs aux lourds passés européens. Et pour cause, en 59 matches européens, Nice n'avait jamais encaissé 6 buts, triste première. 

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D’entrée, les hommes de Peter Bosz, qui avait séduit les observateurs lorsqu’il entrainait l’Ajax en 2016-2017, mettaient en place leur jeu collectif. Privés du ballon, les Niçois se contentaient de subir le jeu, en espérant résister, et de tenter de contrer. Mais, hélas, l’ouverture du score intervenait bien trop vite pour l’OGC Nice. À la suite d’un magnifique mouvement collectif en une touche, Bailey adressait une merveille de passe en profondeur dans l’axe qui trouvait Amiri, auteur d’un bon appel. Avec sang froid, l’attaquant allemand de 23 ans trompait Benitez, (1-0, 11e). Pire encore, les Allemands ne tardaient pas à doubler la mise. Cinq minutes plus tard, toujours après une séquence de jeu à une touche de balle, Alario déclenchait une magnifique frappe du gauche dans un angle fermé. Benitez, qui a tardé à venir fermer son premier poteau était battu, (2-0, 16e). 

Heureusement, après un début de match timide, les Aiglons rentraient, peu à peu, dans la partie. Grâce notamment à un Hassane Kamara très actif sur son côté gauche, l’ancien latéral gauche rémois ayant mis Lars Bender au supplice, Nice pouvait espérer se reprendre. Juste après la demi-heure de jeu, Nsoki récupérait une mauvaise passe allemande près de la ligne médiane, l’ancien parisien remontait jusqu’aux abords de la surface et centrait vers Gouiri dans la surface. En grande forme, l’attaquant formé à Lyon plaçait le ballon dans le petit filet de Hradecky, (2-1, 31e). Puis, plus rien, ou presque, jusqu’à la pause si ce n’est une bonne frappe de Kamara qui venait se nicher dans le petit filet extérieur du gardien slovaque de Leverkusen (41e). 

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La douche froide

Mais, alors que l’on pensait que les hommes de Patrick Vieira avaient les moyens de changer le cours du match, la deuxième période s’apparentait à un calvaire. Si Nice se procurait la première occasion, par une bonne frappe flottante de Gouiri (53e), les Aiglons ne mettaient plus, jamais, en difficulté une belle équipe de Leverkusen. À l’heure de jeu, alors que la défense niçoise espérait sortir proprement le ballon pour repartir de l’avant, les Niçois se rendaient coupable d’une grave erreur.

Benitez, peu inspiré, tentait de transmettre rapidement le ballon à Morgan Schneiderlin qui perdait le ballon, bien pressé par Palacios, Diaby, seul au point de penalty, récupérait le cuir et l’expédiait dans les buts du gardien colombien, (3-1, 61e). Entré en jeu, Karim Bellarabi marquait deux buts, par deux frappes de loin, (4-1, 79e et 5-1, 83e). En fin de match, Diaby adressait même une merveille de centre pour Florian Wirtz (6-1, 87e). Pour l'honneur, Alexis Claude-Maurice réduisait tout de même la marque, grâce à un bon travail de Youcef Atal, (6-2, 90e) 

En Allemagne, Nice a appris à ses dépends l’exigence nécessaire pour bien figurer en Ligue Europa. Sans voix sur son banc, Patrick Vieira n’a pas trouvé la recette pour sortir les siens d’un cauchemar. L’entraîneur français a la pression, dans un groupe relevé, où figurent également le Slavia Prague et Beer Sheva, les Aiglons ne doivent plus se rater.