Ligue Europa : Avec son duo Fernandes – Ighalo, Manchester United redevient diabolique

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Auteur·e : Loris Belin
La joie des joueurs de Manchester United, notamment Odion Ighalo (au centre) et Bruno Fernandes après le but du Nigérian contre LASK en Ligue Europa
La joie des joueurs de Manchester United, notamment Odion Ighalo (au centre) et Bruno Fernandes après le but du Nigérian contre LASK en Ligue Europa | PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

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Manchester United a fait une belle opération en s'imposant sereinement sur la pelouse du LASK (0-5) jeudi, à Linz. Ce succès, Ole Gunnar Solskjaer le doit en bonne partie à ses recrues hivernales Bruno Fernandes et Odion Ighalo. Si le Portugais a déjà fait parler de lui depuis son arrivée, Ighalo, encore buteur jeudi, confirme match après match que sa signature a tout de la bonne idée pour les Red Devils.

Manchester United, grand gagnant du mercato hivernal. Ce qui ressemblait à une solide option prend des airs de certitude. Décevants depuis le début de saison, les Red Devils se sont rachetés sérénité et niveau de jeu sur le marché des transferts. Les signatures de Bruno Fernandes et Odion Ighalo transforment match après match le jeu de la formation mancunienne. Les deux hommes ont été les grands bonhommes de la victoire de Manchester sur la pelouse du LASK en huitième de finale aller de la Ligue Europa jeudi (0-5). La formation anglaise a quasiment assuré sa qualification pour les quarts de finale. Et elle le doit en bonne partie à son infernal duo.

Fernandes, le cerveau

Comme depuis sa signature, Bruno Fernandes a été le talisman de Man U. Le milieu de terrain portugais a été dans tous les bons coups, n'a pas compté ses courses et ses appels. Par la profondeur de son effectif, United figurait légitimement parmi les favoris à la victoire finale. Avec Fernandes au cœur de ses offensives, il ressemble même à un vrai cador. L'ancien du Sporting a fait parler toute sa palette : qualité de passe, vision du jeu et une intelligence rare pour sentir le bon geste au bon moment. S'il n'a pas livré de geste aussi flamboyant que sa louche décisive pour Anthony Martial dimanche dernier contre le voisin City, il s'est de nouveau montré décisif.

Fernandes a montré une belle complicité avec son avant-centre Odion Ighalo et lui a offert avec un peu de réussite la balle du premier but. L'ex-joueur de Watford s'est chargé de faire le reste, et de quelle manière ! Après la passe de l'extérieur du pied du Lusitanien, l'avant-centre a enchaîné les jongles à l'entrée de la surface pour se recentrer et armer une demi-volée superbe sous la barre d'Alexander Schlager (28'). Entre un Bruno Fernandes que tout le monde attendait et Ighalo arrivé surprise en prêt dans les dernières heures de janvier, les deux ont fait la paire.

Ighalo, le tueur de sang chaud

Ils ont d'ailleurs récidivé leur entente fructueuse sur le deuxième but de Manchester United après le repos. Les deux recrues n'ont pas été à la conclusion mais chacune a contribué à sa manière à la réalisation de Daniel James. Bruno Fernandes, le poison, a aspiré la défense par son appel, Odion Ighalo a parfaitement lancé James dans le bon timing pour ouvrir au jeune Mancunien le chemin du but (58'). Ils auraient même pu enchaîner quelques minutes plus tard, mais l'attaquant a trouvé le poteau sur le caviar superbe de son compère portugais. Quasiment le seul impair de la soirée du numéro 25. Dire que le début de son aventure à Manchester s'était passé en quarantaine, par crainte d'une contamination en Chine où il évoluait jusqu'alors.

Juan Mata puis les remplaçants Greenwood et Pereira ont ensuite parachevé un succès qui n'a souffert d'aucune contestation. Le LASK Linz n'avait perdu qu'une seule rencontre dans son parcours européen avant le match de ce jeudi soir. C'était contre le Sporting Portugal, avec un certain… Bruno Fernandes, auteur du but décisif ce soir-là. Le voilà désormais à dix matches depuis son arrivée en Angleterre, pour dix matches sans défaites de Manchester United. Ighalo en est lui à quatre buts en trois titularisations et un but lors de chacun de ses matches débutés. Quand les artistes se doublent d'un tempérament de bourreau, ce sont les Diables Rouges qui se frottent les mains.