Caicedo
Felipe Caicedo face à Nice. | VALERY HACHE / AFP

Ligue Europa : La Lazio fait chuter Nice

Publié le , modifié le

Après deux victoires en deux matchs, Nice a été stoppé par la Lazio Rome jeudi (1-3). Felipe Caicedo a rapidement ouvert le score, avant que Mario Balotelli ne lui réponde. Milinkovic-Savi, bien servi par le même Caicedo, double la mise, avant de condamner les espoirs de Niçois trop fébriles défensivement. Toujours à six points, Nice laisse la Lazio prendre seul la tête du groupe K, et concède sa troisième défaite de suite. Dans l'autre rencontre du groupe, Waregem et Vitesse Arnhem ont fait match nul (1-1).

Nice recevait la Lazio Rome, qui comptait également 6 points, pour le choc au sommet du groupe K. Les Niçois, 14e en Ligue 1, restaient sur deux défaites consécutives après cinq matchs sans défaite. Les Biancocelesti étaient eux sur une dynamique positive, avec 4 succès de rang, dont notamment une solide victoire sur le terrain de la Juventus (2-1). Avec la titularisation de Wesley Sneijder et la mise au repos d'Allan Saint-Maximin et Jean-Michaël SeriLucien Favre espérait poursuivre sur sa lancée en Ligue Europa. Raté : les Nicois concèdent le nul face à une équipe de la Lazio réaliste.

Le résumé : Une Lazio opportuniste

Un round d'observation ? Absolument pas !  Sur une ouverture lumineuse de Sneijder, Balotelli vient placer une tête décroisée qui trompe Strakosha dès la 4e minute. Sur l'engagement suivant, la défense de Nice, encore endormie, voit Caicedo rôder derrière Dante, alors que le ballon file tranquillement vers Yoann Cardinale. Furtif, l'attaquant laziale parvient à devancer Dante et glisser le ballon dans le but vide. Egalisation (1-1).

Dans un match débridé grâce aux buts précoces, Sneijder, très en jambes pour son retour, seconde bien Balotelli en l'absence d'Allan Saint-Maximin. Les défenses, fébriles, laissent beaucoup d'initiatives aux attaquants des deux équipes. Si la Lazio domein globalement la première période, les Niçois se montrent tranchants dans leurs offensives. 

A l'heure de jeu, et malgré une large possession niçoise, les Italiens surprennent à nouveau les Aiglons. Caicedo, lancé à la limite du hors-jeu dans la surface, remise parfaitement en retrait pour Milinkovic-Savic, bien placé au point de penalty, qui trompe facilement Cardinale. Les Niçois tentent principalement des frappes de loin par l'intermédiaire de Walter (79'), très bon ce soir, ou Pléa (82'), rentré à la place de Pierre Lees-Melou.

Incapables d'enflammer la fin de match, les Niçois vont même concéder un troisième but de la tête par Milinkovic-Savic, synonyme de première défaite en Ligue Europa cette saison.

Le joueur : Felipe Caicedo a condamné Nice

On aurait bien aimé mettre Mario Balotelli pour son but précoce. Mais l'Italien fut trop sur courant alternatif pour peser durablement sur le match. Pourtant bien secondé par Sneijder, sa nonchalance nous a fait préférer Felipe Caicedo. Auteur du premier but, l'Equatorien a délivré un caviar pour Milinkovic-Savic sur le deuxième but. Remuant et puissant, il a trompé deux fois la vigilance d'un Dante qui a semblé dépassé sur les incursions côté gauche.

La stat : 4 

Nice n'a concédé que sa quatrième défaite sur 17 rencontres à domicile dans les compétitions européennes. Normalement solides à l'Allianz Riviera, les Niçois ont coulé face à une équipe de la Lazio entreprenante et opportuniste.

La décla' : Dante : "Je prends la responsabilité du premier but"

"En première mi-temps, on a été bien dans la possession mais on prend un but très vite. On a manqué un peu d'exigence, on devra travailler dur. On a trouvé plusieurs fois des failles dans les 45 premières minutes mais on n'a pas réussi la dernière passe. Le premier but de la Lazio ? J'en prends la responsabilité. C'est ma faute. On ne va pas charger "Cardi" (Yoan Cardinale ndlr), surtout à un moment où nous avons surtout besoin de confiance. Je vais travailler pour que cela ne se reproduise pas. On assume car nous sommes des hommes. Il faudra être très vigilant (avant de jouer Strasbourg dimanche). On peut perdre une rencontre, deux, trois. Quatre, c'est sûr que ça fait mal."