Françis Gillot (Bordeaux)
Françis Gillot (Bordeaux) en conférence de presse | JEAN PIERRE MULLER / AFP

Gillot : "Percer la muraille"

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A un match des quarts de finale de la Ligue Europa, Françis Gillot ressent beaucoup d'excitation chez ses Girondins. Battu 1-0 à l'aller à Benfica, Bordeaux reste méfiant. Pour l'entraîneur bordelais, il faudra d'abord "percer la muraille" portugaise.

Q: Bordeaux reste sur quatre matches de Coupe d'Europe à domicile sans  avoir encaissé le moindre but. Est-ce la clé pour rêver d'un exploit ?
R: "Ça serait bien d'en faire un cinquième. On a plutôt réussi ici en Coupe  d'Europe. Après, il faut se méfier de cette équipe qui est très à l'aise à  l'extérieur. Ils ont gagné à Leverkusen (1-0), ils ont fait nul au Barça (0-0)  et quand on voit l'équipe du Barça, on se rend compte de la tâche qui nous  attend. Ils sont aussi à l'aise à l'extérieur qu'à domicile, peut-être même un  peu plus".

Q: C'est le type de matches qu'il faut emballer de suite ou attendre ?
R: "On ne connaît pas le scénario, on peut marquer à la 90e et se qualifier  aux tirs au but ou marquer dans la prolongation. On va quand même se  déséquilibrer pour essayer de marquer et la difficulté est de ne pas se faire  prendre en contre face à cette équipe qui va très vite".

Q: Sentez-vous que votre équipe aborde ses matches de Coupe d'Europe de  manière différente de ceux en championnat ?
R: "Ça ne se sent pas mais comme ce sont des matches couperet,  inconsciemment, ça peut jouer. On l'a vu contre l'Etoile Rouge (tour  préliminaire), cette excitation de passer dans les poules, puis l'excitation de  sortir des poules, et après quand on arrive en 16es ou en 8es, on a envie  d'aller plus loin".

Q: Bordeaux a montré qu'il était capable d'être à la hauteur à l'aller.  Pensez-vous que Benfica va vous prendre différemment ?
R: "A ce niveau là, ils ne prennent personne à la légère, ils ont une  conscience professionnelle. Après, ils se sont aperçus qu'ils pouvaient être en  difficulté sur le match retour, ça va être très dur pour tout le monde. Quand  je vois leur match (retour) contre Leverkusen (2-1), ils se sont serrés les  coudes, ils étaient parfois huit ou neuf derrière. C'est la difficulté que l'on  va avoir jeudi à transpercer une équipe qui va contrer et jouer derrière dès le  départ. Il faudra réussir à percer la muraille".