Enfin l'heure de Benfica?

Enfin l'heure de Benfica?

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Maudit la saison dernière, le club lisboète est en passe de réussir un incroyable quadruplé. Déjà assuré d’être champion du Portugal, l’équipe de Jesus Jorge a réussi l’exploit d’éliminer la Juventus en demi-finale de l’Europa League. Elle peut donc remporter tout ce qu’elle a perdu l’an dernier.

C’est l’année de Lisbonne. De la ville et d’un de ses de son club, le Benfica. La ville va accueillir la finale de la Ligue des Champions le 24 mai prochain, le club, lui, est en passe de réussir partout où il a échoué l’année dernière. Petit retour en arrière. En lice sur trois tableaux, l’équipe de Jesus Jorge a réussit l’exploit de tout perdre et pratiquement dans les mêmes circonstances. Le championnat au profit de Porto contre qui elle s’incline dans les dernières minutes de l’avant-dernière journée, lui laissant ainsi le fauteuil de leader, la Coupe du Portugal face au Vitoria Guimaraes (2-1) avec deux buts encaissés dans les dix dernières minutes et enfin l’Europa League contre Chelsea avec un but victorieux de Branislav Ivanovic dans les ultimes secondes du temps additionnel.

Trois défaites sur le fil et une année noire dont il a fallu se relever. Ces échecs répétés et les circonstances ont soudé les joueurs qui ont gagné en expérience. "Ce qui est arrivé l'an dernier a servi au groupe, bien sûr, mais moi je n'y étais pas!", a assuré Guilherme Siqueira après la qualification contre la Juve. Une qualification acquise dans la douleur à 10 contre 11 face à des Italiens bien décidés à participer à "leur" finale qui se déroulera dans le Juventus Stadium le 14 mai prochain. Mais les Lisboètes ont tenu bon, jusqu’au bout, Jan Oblak, leur gardien évitant un nouveau drame à la sixième minute du temps additionnel, en détournant une tête de Caceres.

Trois finales à gagner

En éliminant le favori légitime de la compétition, Benfica a prouvé qu’il "était une grande équipe" a assuré le latéral gauche. Cette qualification vient récompenser une abnégation de tous les instants et aussi le parcours d’une équipe qui n’a pas perdu une seule rencontre dans cette compétition. "Pour en arriver là, nous avons dû souffrir", a déclaré Jorge Jesus après la rencontre. Et plus que de raison si l’on pense à l’année dernière. "En cinq ans, le club aura décroché deux finales et une demi-finale. C'est une récompense pour tout le monde qui travaille avec moi", a-t-il ajouté. De belles statistiques mais aucun trophée pour un club qui court après une Coupe d’Europe depuis 1962 et un succès en Coupe d’Europe des Clubs Champions.

Défait sur le fil par Chelsea l’an dernier, Benfica ne veut pas laisser passer cette seconde chance. Et sur sa lancée, le club s’avance vers une fin de saison "avec beaucoup d’encouragements et de confiance", a dit Jorge Jesus. En effet, les semaines qui arrivent vont être capitales pour les Lisboètes. Assurés d’être champions, ils vont pouvoir se concentrer sur les trois finales qu’ils vont disputer en l’espace de dix jours : celle de l’Europa League face à Séville (le 14 mai) et celles de la Coupe de la Ligue (le 7 mai) et de la Coupe du Portugal (le 18 mai), à chaque fois contre Rio Ave. Un triple objectif pour un quadruplé qui serait historique, le club n’ayant jamais remporté plus de deux trophées la même saison. "Je veux toujours soulever la coupe, personne ne va à une finale pour ne pas gagner", a conclu Jorge Jesus jeudi soir en conférence de presse. L'homme sait de quoi il parle, ni lui, ni son équipe n'ont envie de revivre le cauchemar de 2013.

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