Christian Constantin
Le président du FC Sion, Christian Constantin | AFP - SEBASTIEN FEVAL

Christian Constantin (Sion) nie avoir insulté Khazri

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Le président du club suisse de Sion, Christian Constantin, a catégoriquement nié avoir proféré des insultes racistes envers le milieu tunisien de Bordeaux Wahbi Khazri, lors du match d'Europa League entre les deux équipes jeudi. "Je ne l'ai jamais croisé ni insulté", a déclaré M. Constantin, assurant qu'il n'était même pas sur les lieux au moment du prétendu incident et qu'il n'a donc "pas prononcé" ces propos, a-til déclaré au journal suisse Le Matin.

"J'étais encore dans la tribune quand cela se serait passé. En plus, tout  est au conditionnel. Quand je suis descendu à la fin du match pour aller  féliciter l'équipe, Khazri n'y était plus", a expliqué M. Constantin. "Je ne me sens nullement concerné, on m'accuse d'avoir soi-disant prononcé  ces propos dans le couloir, alors que je n'y étais tout simplement pas", a-t-il  encore dit. "D'ailleurs, pourquoi l'aurais-je fait alors même que l'on gagnait et que  l'on vivait une soirée parfaite", a renchéri le président du FC Sion,  victorieux 1-0.

Des témoins avaient prétendu avoir assisté à cette scène dans les couloirs  des vestiaires du stade de Bordeaux après le match.

"Il y avait huit équipes de TV dans les couloirs du stade et si j'avais  prononcé les propos dont on m'accuse, les images circuleraient déjà depuis  longtemps. Je vous le répète, je n'étais pas là", a-t-il insisté. M. Constantin a émis l'hypothèse qu'il y ait pu avoir erreur sur la  personne: "On m'a rapporté que l'on parlait d'un Daniel Constantin. Or, dans le  club, hormis moi, il y encore mon fils Barthélémy ainsi qu'un Bertrand  Constantin, qui s'occupe des supporters. Y-a-t-il eu une embrouille avec ce  dernier? Cela m'étonnerait beaucoup." "Je ne vais pas apporter un démenti à des propos que je n'ai pas  prononcés", a-t-il conclu.

AFP