Chelsea
La joie des Blues | CARL COURT / AFP

Chelsea pour l’honneur du foot anglais

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Derniers représentants britanniques encore engagés dans une compétition européenne, les Blues de Chelsea affrontent ce jeudi soir le FC Bâle, qui s’était déjà offert un adversaire anglais au tour précédent (les Spurs de Tottenham, battus aux tirs au but). L’autre demi-finale aller de la Ligue Europa enverra les joueurs du Benfica dans l’antre du Fenerbahçe, qui espère se qualifier pour la première finale européenne de son histoire.

Hormis le FC Porto (C3 en 2002-03, C1 en 2003-04) jamais un club de football n’a remporté deux saisons de suite les deux compétitions européennes majeures de l’UEFA. Du moins, pas en commençant par la plus prestigieuse des deux. En quête de cette performance inédite, Chelsea se déplace ce soir à Bâle avec en mémoire un souvenir encore douloureux. C’était en septembre 2000, et les Blues affrontaient au premier tour de la Coupe UEFA un club suisse pour la toute première fois : le FC Saint-Gall. Défaite à Stamford Bridge à l’aller (0-1), la modeste équipe alors coachée par Marcel Koller était parvenue à renverser la vapeur devant son public (2-0). Créant l’écart en première mi-temps avant de se rassembler solidement en défense pendant une heure, les Suisses réalisaient « l’espoir de Saint-Gall » – titre à la Une du quotidien britannique The Times – en sortant Chelsea pour le quatrième match européen de son histoire.

La C3, nouvelle priorité des Blues

Ce jeudi soir, les Blues traverseront donc la Manche avec un peu plus de prudence et moins de certitude qu’il y a treize ans. Le FC Bâle, au complet, domine actuellement le championnat suisse avec 57 points et n’affiche aucune défaite en Super League depuis novembre 2012, soit depuis que l’ancien international Murat Yakin a remplacé Heiko Vogel sur le banc du club. « Nous sommes tombés sur la meilleure équipe encore en course », a concédé le coach suisse, « mais ce n’est pas une raison pour le craindre, ou pour maudire ce tirage ».

Chelsea est en effet le grand favori du dernier carré et les bonnes performances de leur buteur Fernando Torres (quatre buts lors des trois dernières rencontres de Ligue Europa) n’ont rien de bien rassurant pour les Bâlois. Mais ces derniers, invaincus à domicile en C3 cette saison, comptent bien prendre l’avantage au Parc Saint-Jacques, quitte à se découvrir, pour ensuite tenir le coup au match retour. Gardien du FC Saint-Gall en 2000, Jörg Stiel estime, confiant, que « Bâle est capable d’aller en finale ». Rafael Benitez, qui avait conduit Valence au titre en 2004, préfère se montrer plus prudent en décrivant « une équipe offensive et dangereuse », « un adversaire costaud, qui s’en est bien sorti contre Tottenham ».

L’intouchable Benfica

Dans le même temps, les Portugais du Benfica se rendront en Turquie pour jouer le Fenerbahçe SK, tombeur de la Lazio Rome en quart de finale. Invaincue en Ligue Europa cette saison, à domicile comme à l’extérieur (5 victoires et un match nul), l’équipe de Jorge Jesus n’a pas perdu non plus le moindre match en championnat (22 victoires, 4 nuls) et affiche une forme exceptionnelle. Seule des quatre équipes encore engagée à avoir déjà joué une demi-finale d’Europa Ligue (défaite en 2011 face au Sporting Braga), le Benfica devra se passer du patron de la défense portugaise, le capitaine Luisao, touché dimanche lors du derby lisboète ce week-end. Il sera remplacé par Jardel.

Le Fener devrait quant à lui pouvoir compter sur Dirk Kuyt, remis d’une déchirure à la jambe droite, mais Moussa Sow est incertain. Distancé par Galatasaray en championnat (7 points de retard), le club turc a jusqu’ici joué « avec beaucoup de dynamisme et de classe », juge le président Hasan Yilmaz. « Il faut maintenant atteindre la finale, et écrire un nouveau chapitre de notre histoire ». Les 55.000 supporters du stade Sukru Saracoglu espèrent en être les témoins.