Nicolas Maurice-Belay, Bordeaux
Le Bordelais Nicolas Maurice-Belay | NICOLAS TUCAT / AFP

Bordeaux, l’Europe comme remède

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Auteurs d’un mauvais début de saison sanctionné d’une 16e place en Ligue 1, les Girondins de Bordeaux ont l’occasion de retrouver le chemin de la victoire et de la confiance lors de la 1ère journée d’Europa League qui les conduira sur la pelouse de l’Eintracht Francfort.

Les Girondins vivent un début de saison compliqué. Battus lors du Trophée des champions après avoir mené au score face au PSG, les hommes de Francis Gillot peinent également en Ligue 1. Après 5 journées, ils pointent à une inhabituelle 16e place au classement et comptent déjà trois défaites au compteur. Pour certains, l’Europa League arrive à point nommé pour se refaire une santé loin de la routine nationale. « Sur le plan mental, le fait de sortir du cadre quotidien peut être une bouffée d’oxygène, même si les deux compétitions sont intimement liées par la dépense d’énergie que cela nous coûtera et l’intensité que nous mettrons dans nos matches », juge le milieu de terrain Ludovic Obraniak.

Bordeaux mal embarqué en Ligue 1

« Nous allons essayer de prendre du plaisir en disputant cette compétition mais tout en gardant notre sérieux, abonde son coéquipier Nicolas Maurice-Belay. Et nous espérons qu’une éventuelle victoire jeudi pourra nous relancer en championnat. » Malgré leur désir de briller sur la scène européenne, les Bordelais en reviennent toujours au Championnat. Contre Lorient dimanche, les derniers vainqueurs de la Coupe de France joueront gros. Défaits à deux reprises lors des deux dernières journées de L1, ils devront stopper l’hémorragie. Pour cela, les champions de France 2009 comptent sur le réveil de leur secteur offensif, bloqué à 3 réalisations en 5 sorties. A cet égard, l’Eintracht Francfort semble l’adversaire idéal. Douzième de Bundesliga, la troupe d’Armin Veh a déjà encaissé 9 buts en 5 rencontres. Mais reste sur une victoire 3-0 face au Werder Brême. Un motif d’inquiétude pour les Marine et Blanc, d’autant que leur adversaire est déterminé à briller dans une compétition qu’il n’avait plus joué depuis 6 ans.

« L'ambiance sera au rendez-vous et nous jouerons les 90 minutes à fond, assure un Marco Russ déterminé. Les fans seront comme des coups de fouet pour nous. Il nous faudra gagner, évidemment. » A l’image de son futur adversaire, Grégory Sertic, de retour après 6 semaines d’absence, veut jouer cette Coupe d’Europe à fond. « Nous avons un bon match de Coupe d’Europe qui arrive. Il faudra le gagner pour avoir le plus de chances possibles de se qualifier pour les 16ème »,  tranche le milieu de terrain. Une position que ne partage pas nécessairement son entraîneur Francis Gillot. « (Si on est éliminés), on est déçus deux jours et puis il y a l’opportunité de se refaire en championnat avec plus de fraîcheur. » En laissant Sané, Saivet, Nguemo et Planus à Bordeaux, l’ancien entraîneur du RC Lens prouve qu’il ne fait pas de la C3 un objectif.

Gillot vise plutôt les coupes nationales

Dans sa tête, le technicien girondin vise plutôt les coupes nationales. « Il faut se contenter des miettes. Les miettes c'est la Coupe de la Ligue et la Coupe de France, explique Gillot. Ca fait trois ans que je suis ici. La 3ème année on a fait la Coupe d'Europe et on gagne la Coupe de France. (...) Les miettes c'est ça. » Un discours à pondérer. La saison passée, le club aquitain n’avait pas plus d’ambitions dans la compétition. Pourtant, il avait dominé son groupe puis passé les 8e de finale avant de tomber en quart devant le Benfica, futur finaliste. Un parcours loin d’être ridicule. Placé dans la poule F en compagnie de l’Eintracht Francfort, du Maccabi Tel-Aviv et de l’Apoel Nicosie, Bordeaux a les moyens d’atteindre les phases finales. Invaincus face aux clubs allemands depuis 1996, les Girondins peuvent entamer idéalement leur campagne européenne outre-Rhin. L’occasion de relancer une saison mal embarquée.

Vidéo: les Girondins s'attendent à un match plein

Jerome Carrere