Cheikh Diabaté
L'attaquant Cheikh Diabaté au combat face au gardien de l'Apoël Nicosie | AFP - Nicolas Tucat

Bordeaux à l'arraché

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Bordeaux a signé sa première victoire en Ligue Europa en l'emportant difficilement (2-1) devant les Chypriotes de l'Apoel Nicosie jeudi lors de la 3e journée. Les Bordelais prennent un peu d'air, mais restent à la 3e place de ce groupe F dominés par les Allemands de Francfort, victorieux du Maccabi Tel Aviv (2-0) et toujours invaincus.

Toujours aussi imprécis dans leur organisation, et maladroits dans la finition, les Bordelais se sont pourtant offerts quelques belles occasions face à une équipe de Nicosie sans grand relief, et sans beaucoup d'arguments mis à part son engagement. Après un bon départ, les hommes de Gillot retombaient en effet dans leurs travers: un manque de réalisme effarant, doublé de négligences en défense.

Les Girondins ont pourtant trouvé la faille grâce à Sané à la 24e minute, reprenant d'une tête décroisée un corner très bien tiré par Sertic. Mais après cet avantage, les Bordelais n'ont pas su garder le ballon, ni même appuyer sur l'accélérateur. Au contraire de cela ils ont beaucoup reculé, et laissé l'initiative aux Chypriotes qui n'en demandaient pas tant. D'autant que parfois les Bordelais laissaient un peu trop de mou dans leur défense. Et à la 45e minute, un centre d'Alofnetis trouvait Gonçalves qui trompait Carasso et remettait les deux équipes à égalité. 

Bon pour la confiance

Dans une seconde période très semblable à la première, marquée par un poteau de part et d'autre, les Girondins ont toutefois eu le mérite d'insister jusqu'au bout. Encore à égalité 1-1 à une minute de la fin, il a fallu une tête d'Henrique sur un coup franc pour permettre aux hommes de Gillot de s'imposer. Dans la douleur et de façon encore une fois très laborieuse. Même si on peut tirer comme enseignement le fait que les jeunes joueurs alignés pour l'occasion ont montré de l'envie, et permis de restaurer une confiance vacillante à une équipe qui restait sur deux contre-performances européennes. 

Christian Grégoire