Lyon Bordeaux joie 102013
Les Girondins à la fête | AFP

Bordeaux et l'OL doivent confirmer

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Alors qu'ils ont retrouvé le goût de la victoire en Ligue 1, Bordeaux et Lyon, respectivement opposés à l'Apoel Nicosie (19h) et Rijeka (21h05) ce jeudi soir, ont l'occasion de confirmer leur renouveau. Mais n'accordent toujours à la petite coupe d'Europe qu'une importance très mesurée.

Apoel Nicosie - Bordeaux (19h)

Trois victoires et ça repart ! A l'agonie en septembre, à peine mieux au plan comptable le mois suivant, les Girondins ont renoué avec la confiance ces deux dernières semaines en enchaînant les succès contre Nicosie (2-1),  Montpellier (2-0) et à Nice (1-2). En L1, ils sont passés en l'espace de cinq journées de la zone de relégation à la 9e place, de quoi leur donner des idées en C3, un de leurs objectifs mis en suspens après les revers initiaux devant Francfort (3-0) et le Maccabi Tel-Aviv (2-1). La victoire contre les Chypriotes à l'aller (2-1), logique mais arrachée seulement à la dernière minute, a semble-t-il servi de déclic aux hommes de Francis Gillot :"ça a été le tournant de la saison. La chance a tourné", estime d'ailleurs le milieu Grégory Sertic, en référence aux nombreux contre-temps qui ont  émaillé leurs deux premiers mois de compétition.

Troisièmes d'une poule largement dominée par Francfort, et à un point seulement du Maccabi qu'ils visiteront lors de l'ultime journée, les Girondins ont plus que jamais leur destin en main, qu'ils pourraient optimiser en cas de bon résultat à Nicosie.

"Prendre conscience qu'on est meilleurs qu'eux"

"Quand tu démarres avec deux défaites, tu es obligé de faire un carton plein après pour espérer te qualifier", souligne le gaucher Nicolas Maurice-Belay.
"Avec trois victoires et un nul, tu pourrais passer, poursuit-il. Là, il nous reste deux victoires et un nul à décrocher lors des trois prochaines journées, tout est possible. En tout cas, c'est bien de se dire que tu dois  obligatoirement gagner. Comme ça tu calcules moins".
Les Bordelais, qui redoutent "un traquenard" (Sertic), ou "l'ambiance qui donne de l'adrénaline aux joueurs locaux et peut nous intimider" (Maurice-Belay) admettent toutefois que se rendre à Chypre avec "la dynamique actuelle plutôt qu'en ayant enchaîné les contre-performances est un réel avantage" : "on a eu des difficultés à l'aller mais il faut prendre conscience qu'on est meilleur qu'eux, insiste Sertic. On doit y aller en étant conquérant, confiant mais pas trop non plus, ne pas s'enflammer sur nos dernières victoires".

Mais en parallèle de ces beaux discours, il y a les choix opérés par Francis Gillot. L'entraîneur des Marine et Blanc risque de faire tourner son effectif lors de cette rencontre face aux Chypriotes. Ce dernier a retenu un groupe de 19 joueurs et laisse Henrique, Orban et Mariano au repos. Le coach girondin devrait proposer un onze de départ largement remanié par rapport au dernier match face à l'OGC Nice (2-1) dimanche lors de la 12e journée de Ligue 1.

Rijeka - Lyon (21h05)

Leader de la poule à égalité avec le Betis Séville, l'OL, malgré les apparences, déclare ne pas faire l'impasse mais la configuration bouleversée du onze de départ présenté en Croatie ne doit pas cacher l'évidence: les Lyonnais, largement distancés en Ligue 1 (12e), sont bien obligés de mobiliser toutes leurs forces pour les joutes nationales. "La semaine est chargée avec deux matches importants dont le derby dimanche  soir, a expliqué l'entraîneur Rémi Garde mardi sur le site internet du club. Nous jouons tard jeudi et nous rentrons dans la nuit. Ce sera notre 20e match depuis le début de saison. C'est beaucoup. Il y a de la fatigue et un besoin de récupérer chez certains. J'ai pensé que nous serions plus compétitifs en  emmenant des joueurs qui reviennent à la compétition et qui ont besoin de jouer", s'est-t-il défendu.

Outre le besoin de ménager des éléments majeurs, Garde a voulu aussi prévenir le risque de blessures dont l'OL n'a pas été épargné cette saison, notamment dans le secteur défensif. Ainsi, le gardien N.3 du club, Mathieu Gorgelin, 23 ans, sera titularisé pour la première fois en professionnel à Lyon. Il était entré contre Guingamp à la 32e minute après la blessure d'Anthony Lopes, indisponible deux à trois mois pour une fracture aux 2e et 3e vertèbres lombaires. Rien n'assure encore qu'il sera titulaire dimanche contre Saint-Etienne dans le derby. Il est en concurrence avec Rémy Vercoutre, titulaire la saison dernière, qui a repris en réserve samedi après six mois d'arrêt et une opération du genou droit.

Un effectif scindé en deux

Avec Gorgelin dans les buts, le défenseur latéral portugais Miguel Lopes revient après deux mois d'absence tout comme Yoann Gourcuff au milieu après une rencontre en réserve samedi. Le Burkinabè Bakary Koné, rentré de la dernière trêve internationale blessé derrière une cuisse, sera titularisé en défense centrale. Pour le reste, Garde s'appuiera sur des jeunes du centre de formation et des joueurs confirmés en manque de temps de jeu comme Gaël Danic, Jimmy Briand ou Arnold Mvuemba.
De leur côté, Vercoutre, Milan Bisevac, Mouhamadou Dabo, Henri Bedimo, Samuel Umtiti, Steed Malbranque, Gueida Fofana, Clément Grenier, Bafétimbi Gomis, Alexandre Lacazette, sont restés à Lyon s'entraîner pour préparer le déplacement à Saint-Etienne.

Face à un adversaire faible, dernier du groupe (1 point) et battu 1-0 à l'aller, l'Olympique lyonnais, qui affiche un bilan de deux résultats nuls contre le Betis Séville (0-0) et le Vitoria Guimarães (1-1), a tout de même les moyens de gagner ou d'obtenir un score de parité et préserver ses chances de qualification. Lyon recevra le Betis Séville lors de la prochaine journée et jouera à Guimarães en clôture de la phase de poules.
A chaque fois, ces matches précéderont, là aussi, un rendez-vous important de championnat, un déplacement à Paris le 1er décembre (si la journée blanche est annulée), et la réception de Marseille, le 15 décembre. 

Jean Charbon