Mario Balotelli
Le Niçois Mario Balotelli fait son grand retour dans la Squadra Azzura. | Massimiliano Ferraro / NurPhoto

Italie-Pologne : Encore trop tôt pour un réveil de l'Italie ?

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La Squadra Azzurra sera à la relance ce vendredi soir à Bologne, contre la Pologne de Robert Lewandowski. Menés par leur nouveau sélectionneur Roberto Mancini, les Italiens ont à cœur de laver l'affront de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie. La première édition de la Ligue des nations semble tomber à pique. Mais si les supporters attendent un renouveau rapide de leur sélection, le retour au plus haut niveau pourrait être un travail de longue haleine pour les champions du monde 2006. Le football italien est au creux de la vague et manque de ressources pour en sortir.

La retraite internationale de la légende Gianluigi Buffon a clôturé une page d'histoire de la Squadra. Plus aucun joueur de la sélection n'a connu le sacre de la Coupe du monde 2006. Comme souvent après une génération dorée, il y a une dépression. Ce qui est inquiétant dans le cas de l'Italie, c'est qu'à court terme, elle ne semble pas avoir les ressources pour redresser la barre. Roberto Mancini, a choisi de reconstruire des bases solides sur la jeunesse. Il est allé chercher de très jeunes pousses, à l'image du Monégasque de 17 ans, Pietro Pellegri, ou du milieu de l'AS Rome de 19 ans Nicolo Zaniolo qui n'a jamais joué en Serie A. 

Le groupe italien pour affronter la Pologne

Si cette sélection très rajeunie montre la volonté de Mancini de construire sur le long terme, elle est aussi révélatrice du manque de ressources à court terme. Il l'a avoué lui-même en conférence de presse, " il n'y a jamais eu aussi peu d'Italiens sur les terrains ". Alors que la France bénéficie d'un vivier hors-norme de jeunes talents, dans le même temps, son voisin transalpin est totalement dépourvu. D'après des calculs de l'AFP, 40% des joueurs alignés lors des trois premières journées du Calcio étaient italiens, contre plus de 70% en 2006. Les supporters vont devoir être patients, l'ancien technicien de Manchester City et de l'Inter ne va pas ramener la Squadra au sommet du football mondial d'un coup de baguette magique. Un travail de longue haleine s'annonce.  

Le retour de Super Mario

Le groupe retenu par Mancini et dégarni de ses cadres. Outre la charnière centrale inamovible mais vieillissante, Bonucci-Chiellini, l'équipe est très jeune. L'animateur de l’entre-jeu, Marco Verratti n'est pas suffisamment remis de sa blessure pour être dans le groupe. A noter tout de même le grand retour de Mario Balotteli. L'homme providentiel de l'OGC Nice est attendu comme un leader pour tirer la jeunesse vers le haut. Face à la Pologne, Mancini aura à cœur de poser la première pierre à l'édifice. Les coéquipiers de Robert Lewandowski ont aussi leurs preuves à faire. Ils ont été transparents en Russie, avec deux défaites d'entrée contre le Sénégal (1-2) et la Colombie (3-0). Ce soir les deux sélections vont tenter de repasser la marche avant.

Névil Gagnepain