Danny (Zenit) au duel avec Samaris (Benfica)
L'ancien du Benfica, le Portugais Danny aujourd'hui capitaine du Zenit, face à son ancien club et au Grec Samaris | AFP - NURPHOTO - PEDRO FIUZA

Zenit - Benfica déchire les Portugais

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En quête d'une première qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions depuis quatre ans, Benfica a l'avantage de posséder un but d'avance avant son match sur le terrain du Zenit St-Pétersbourg, à 18h. Dans une réplique du 8e de finale de la saison 2011-2012 qui avait permis aux Lisboètes de passer (défaite à l'aller 3-2, victoire à Lisbonne 2-0), les Aigles devront empêcher bon nombre de "frères ennemis", en masse dans l'équipe russe coachée par le Portugais André Villas-Boas, de s'exprimer à leur meilleur niveau.

Un petit but dans le temps additionnel du Brésilien Jonas, c'est tout ce qui a séparé Benfica du Zenit lors du 8e de finale aller. Dans cette affiche qui oppose un grand d'Europe (Benfica), deux fois vainqueurs de cette Ligue des Champions mais qui n'a plus été en quarts de finale depuis quatre ans, à un "nouveau riche" (le Zenit) qui aspire à découvrir pour la première fois ce stade de la compétition, le duel risque d'être chaud, indécis. Un match qui va partager les Portugais.

D'un côté, le Benfica, l'un des trois grands du Portugal, celui qui a le record du plus grand pourcentage de supporteurs dans son propres pays, avec près de la moitié. Un groupe qui n'aspire qu'à une chose, deux ans après avoir échoué en finale de la Ligue Europa (aux penalties contre Seville) et trois ans après avoir vécu un autre revers à ce stade de cette même compétition (2-1 contre Chelsea): redevenir un grand d'Europe. Depuis ses deux consécrations en C1 en 1961 et 1962, les Benfiquistes se cherchent un successeur à Eusebio pour mener sur le toit d'Europe. Un désir d'autant plus fort que le dernier vainqueur de l'épreuve portugais se nomme le FC Porto (2004), le rival honni, qui a également deux Ligues des Champions à son palmarès, mais plus récentes (1987-2004) et avec lequel le Benfica lutte pour le titre de champion, en compagnie également du Sporting.

Villas-Boas fer de lance de la communauté portugaise au Zenit

Au Portugal, les coeurs seront d'autant plus partagés que bon nombre de Portugais, voire de joueurs qui ont évolué dans un club portugais, forment l'équipe du Zenit. D'abord, il y a André Villas-Boas, l'ancien adjoint de José Mourinho à l'époque du sacre européen de Porto, qui avait ensuite pris en mains le club pour un quadruplé historique (victoire en Ligue Europa, Coupe du Portugal, championnat du Portugal, SuperCoupe du Portugal). Après ses passages ratés à Chelsea et Tottenham, le plus jeune entraîneur à avoir gagné une coupe d'Europe tente de se relancer chez les riches Russes de Gazprom, qui rêvent de s'inviter enfin parmi les quarts de finalistes. Avec son parcours presque immaculé en phase de groupes (5 victoires et une défaite contre La Gantoise lors de la dernière journée), les Russes, qui n'ont jamais perdu à domicile contre un club portugais (5 victoires, 2 nuls), peuvent se qualifier.

Avec les millions du gaz, le Zenit s'est bâti une équipe ambitieuse, autour du Brésilien Hulk, un ancien du FC Porto (il avait inscrit 5 buts en 12 matches face au Benfica à cette époque), déjà auteur de 3 buts et 2 passes décisives en 6 matches de Ligue des Champions cette saison (moins que les 6 buts inscrits par le Russe Artem Dzyuba dont un doublé à Gerland). Autour de l'international de la Seleçao, il y a l'international portugais Danny (ancien du Sporting et de Maritimo), le capitaine de l'équipe, mais aussi son compatriote Luis Neto (passé par Nacional). Après, il y a ceux passés par le championnat portugais en général, et Benfica en particulier: l'Espagno-Portugais Javier Garcia (à Lisbonne de 2009 à 2012), l'international belge Alex Witsel (saison 2011-2012) et l'international argentin Ezequiel Garay (entre 2011 et 2014). Si on ajoute également le Brésilien Mauricio, cela va beaucoup parler portugais sur le terrain.