Arsenal-Bayern
Per Mertesacker (Arsenal) ne devrait pas chômer devant Thiago Alcantara (Bayern). | Johannes Eisele - AFP

Wenger chasse sa bête noire

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L'Emirates Stadium retient son souffle. Pour la cinquième fois depuis 2013, Arsenal s'apprête ce mardi soir à affronter le Bayern Munich en Champions League. L'équipe dirigée par le technicien alsacien reste sur deux échecs en huitièmes de finale contre le rouleau compresseur bavarois. Et ce ne sont pas les dernières performances dans cette C1 (deux défaites) qui inspirent beaucoup de confiance aux Gunners d'Arsène Wenger. Seulement, lorsqu'Arsenal s'est retrouvé en danger en poules, le club londononien s'en est toujours sorti.

Finalement, le billard de l'Emirates Stadium n'empêche en rien les fonds rebonds. Lors des trois dernières saisons en Champions League, l'aventure des Canonniers londoniens s'est arrêtée en huitièmes de finale. Et, à chaque fois, le match à domicile leur a coûté très cher. Deux fois contre le Bayern en 2012-2013 (1-3) et en 2013-2014 (0-2), puis la saison passée contre Monaco (1-3). Le même résultat au bout du compte, même si les joueurs d'Arsène Wenger se sont révoltés au retour, loin de leurs bases : une élimination prématurée. Et voilà, il faut de nouveau se coltiner le Bayern ! D'autant plus inquiétant que les deux premières sorties cette saison n'ont guère redonné le sourire aux fans des Gunners. En effet, Arsenal apparaît à la dernière place du groupe F avec un zéro pointé. Battue contre les modestes Dynamo Zagreb (1-2) et Olympiakos (2-3), la formation anglaise a balbutié son football. Et les critiques se sont mis à pleuvoir sur la tête d'un Arsène Wenger pas loin de s'abriter sous un chapeau melon.

"Pas à notre niveau !"

A la veille de ce nouveau choc contre le Bayern Munich, Arsène Wenger l'a admis, tout en apportant une explication, histoire de se dédouaner de ces fausses notes initiales : "Nous avons un certain retard à rattraper car, lors des premiers matches, nous n'avons pas été à notre niveau. En fait, notre concentration paraît plus forte lors des rencontres de Premier League que celles en Champions League. Mais les autres clubs anglais connaissent le même problème. Le niveau du championnat est si élevé qu'elle ôte de l'énergie aux équipes anglaises. Contre le Bayern, tout le monde sera bien concentré..." D'autant que le prétexte de la démobilisation ne tient pas ce soir, tant l'opposition proposée semble d'un tout autre calibre. Pour son 188e match européen (17 sur la banc de Monaco, puis le 171e sur celui d'Arsenal ce soir), le technicien français se rapprochera avec, il l'espère, le maximum d'entrain du recordman en la matière, Sir Alex Ferguson, avec 209 matches en C1.

Giroud sur le banc ?

Pour ce réveil londonien, s'il est possible, il faudra compter sur une performance quasi-parfaite, surtout devant le groupe dirigé par Pep Guardiola qui, actuellement, tourne à plus de trois buts inscrits par match. La charnière centrale Mertesacker-Koscielny devra notamment se méfier de l'attaquant le plus en forme du moment, le Polonais Robert Lewandowski. Côté français, si Olivier Giroud devrait faire banquette en début de partie, tout comme Mathieu Debuchy, par contre Francis Coquelin devrait apparaître dans l'entrejeu au coup d'envoi. Face à ses homologues allemands, Mesut Özil devrait animer le secteur offensif de cet Arsenal en sursis avec, devant lui, Alexis Sanchez et Theo Walcott.Si Arsenal veut frapper un grand coup et faire tomber le Bayern pour la première fois cette saison, c'est l'heure ! A moins que, plus à l'aise en contres, Arsenal n'attende le match retour, le 4 novembre prochain, à l'Allianz Arena. Comme une vieille tradition british...

Nicolas Gettliffe