Vincent Guérin avant PSG - Leipzig : "Neymar et Mbappé sont nos Ginola et Weah de l'époque"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Vincent Daheron
Vincent Guérin PSG
Vincent Guérin sous le maillot du PSG, lors du quart de finale de Ligue des champions contre Barcelone en 1995 | AFP

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Artisan majeur du parcours jusqu'en demi-finales de Ligue des Champions du PSG en 1994/1995, l'ancien milieu Vincent Guérin nous livre son regard sur les forces en présence du Paris Saint-Germain avant la demi-finale contre Leipzig. L'actuel entraîneur adjoint des U19 du club parisien s'est même amusé à quelques comparaisons d'époques.

Vincent Guérin a le PSG chevillé au corps. Arrivé dans la capitale en 1992, il y décrochera notamment un championnat de France (en 1994), deux Coupes de France (1993 et 1995) et la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (en 1996). Entre-temps, Guérin sera membre de l'épopée du Paris Saint-Germain jusqu'en demi-finales de Coupe des Clubs Champions en 1995. Vingt-cinq ans après, le PSG est de retour dans le dernier carré de la compétition reine. Vincent Guérin y croit.

Quel regard portez-vous sur l'équipe 2020 du PSG ? Sur son parcours ?
Vincent Guérin :
"Il est bon le parcours, il est très bon même car on se retrouve dans le dernier carré avec la possibilité d’aller encore plus loin. Le match de Dortmund a été un match important sur le fait de renverser une situation où le match aller avait été un peu chaotique. Ce match-là les a renforcés psychologiquement pour un match couperet, ça leur sert aujourd’hui, on l'a vu contre Bergame notamment. Ils montrent un état esprit très positif, vont au-delà d’eux mêmes. Ils ne baissent pas les bras avant la dernière seconde."

Quelles sont les forces du PSG version 2020 ?
VG :
"Son état d’esprit et sa mentalité sont ses plus grosses forces. C'est ce qui les a caractérisés sur le dernier match : ne rien lâcher. Cela leur a été favorable en fin de match. Ca n'aurait peut-être pas été le cas auparavant. Je pense aussi que le PSG a un jeu collectif, une maîtrise du jeu globalement avec une possession assez forte. C’est un acquis assez important pour la confiance d’une équipe."

Au contraire, quelles sont ses faiblesses ?
VG :
"C’est ce qu’on a entraperçu, notamment sur le facteur émotionnel, sur un test comme celui-là. Ses craintes et ses peurs peuvent ressurgir mais je pense qu’il y a vraiment du progrès à ce niveau."

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Quel est le rapport de forces, selon vous, contre Leipzig ?
VG :
"C’est toujours du 50/50, quels que soient les matches. Les matches, il faut les jouer. Le score est toujours de zéro à zéro au coup d'envoi. Ce sera un autre exercice de style avec une équipe de Leipzig qui sera peut être dans la même configuration que Bergame, dans le même système, mais plus jeune, avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Leipzig peut être tout feu tout flamme. Ils peuvent également perdre le fil parce que ces équipes-là, assez jeunes, sont aussi soumises aux facteurs émotionnels et psychologiques."

"Sergio Rico est un gardien qui a aussi de l’expérience, de la maturité, il peut s’en sortir largement."

Quelles sont les clés du match contre Leipzig ?
VG :
"Je pense qu’il va falloir bien utiliser le ballon et jouer dans la profondeur, c’est ce qu’on a aperçu contre Bergame. Quand  il y a des opportunités, il faut en profiter. On l’a vu avec Neymar en première mi-temps ou avec Mbappé en deuxième, lorsqu'il est entré en jeu. Il va falloir faire mal sur ces situations de jeu et le PSG a les armes pour le faire. La présence de Mbappé sera aussi un élément important. Je pense que Leipzig aura une crainte par rapport à sa présence."

L'absence de Keylor Navas peut-elle être préjudiciable pour le PSG ?
VG :
"C’est un joueur important, Navas. Il a l’expérience du haut-niveau, il l’a montré à plusieurs reprises, notamment contre Bergame. Mais Sergio Rico est un gardien qui a aussi de l’expérience, de la maturité, il peut s’en sortir largement. Malgré tout, Navas reste Navas."

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Est-ce que le PSG peut gagner la Ligue des Champions ?
VG :
"Bien sûr qu'ils peuvent la gagner. Ils ont le potentiel, la capacité, les armes pour la gagner. Ils ont tout ce qu’on peut retrouver dans le haut niveau, à savoir beaucoup d'internationaux, l'expérience du haut niveau et depuis plusieurs années, il y a un groupe qui vit ensemble, c’est important. Il y a de la maturité. C'est important de se servir du passé pour réussir."

Que ressentirez-vous en cas de victoire finale du PSG ?
VG :
"Ce serait génial, que du bonheur, que le PSG la gagne. C'est ce qu’on attend depuis très longtemps. Ce serait que du bonheur pour le club, pour le président, pour le staff et l'entraîneur, les supporteurs. Pour tout le monde."

Qu'est-ce que cette équipe du PSG a de plus ou de moins que le PSG de 1995 ?
VG :
"On ne peut pas comparer car ce sont des générations différentes mais il y a un parterre de joueurs identiques, des parallèles à faire, avec quasiment que des internationaux dans les deux effectifs. Ils ont Neymar et Kylian Mbappé, nous on avait David Ginola et George Weah à l’époque."