Jérémy Toulalan, le milieu de terrain de l'AS Monaco.
Jérémy Toulalan, le milieu de terrain de l'AS Monaco. | MAXPPP

Valence-Monaco : Jérémy Toulalan, l'obsession de la Ligue des champions

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Jérémy Toulalan a fait de la double confrontation face à Valence "les deux matches les plus importants du mois d’août". Le milieu de terrain monégasque, âgé de 31 ans, entend bien regoûter à la Ligue des champions. Depuis 2002, il a trop pris l’habitude de fréquenter les grands d’Europe pour s’en passer. Alors pas question d’échouer en barrages.

La musique, lancinante, n’a aucun secret pour lui. Jérémy Toulalan en connaît la moindre note, la moindre mesure. Le milieu de terrain de l’AS Monaco n’est pourtant pas un mélomane. Du moins, il ne le revendique pas. Mais à 31 ans, il sait savourer mieux que quiconque le frisson provoqué par la petite musique de la Ligue des champions. Cette fameuse petite musique, qui saisit tout footballeur à l’heure de briller sous les projecteurs européens. "La Ligue des champions, confiait Toulalan à l’AFP, lundi, c'est le plus haut niveau. Tout y est décuplé: l'intensité, la concentration, l'ambiance." Voilà pourquoi face à Valence, mercredi à Mestalla, puis six jours plus tard, à Louis-II, l’ASM jouera "les deux matches les plus importants du mois d’août".

Le milieu international aux 36 sélections a suffisamment de vécu pour savoir de quoi il parle. La C1, il la côtoie depuis plus d’une décennie. Depuis le 19 mars 2002, précisément. Ce soir-là, il n’avait pas encore 19 ans. Et sous le maillot de son club formateur, le FC Nantes, il s’était frotté au Bayern de Willy Sagnol et de Bixente Lizarazu. Un géant du Vieux-Continent : dix mois plus tôt, l’ogre munichois avait soulevé sa quatrième Coupe aux grandes oreilles, aux tirs au but… face à Valence (1-1, 5 t.a.b. à 4).

"C'est quand même plus sympa de jouer la Ligue des champions que la Ligue Europa"

De l’eau a coulé sur les ponts. Et Toulalan a appris. Aujourd’hui, sa carte de visite affiche 62 matches dans la plus prestigieuse compétition européenne : 7 avec Nantes, 36 avec Lyon, 9 avec Malaga et 10 avec Monaco. Au sein d'un effectif particulièrement jeune, seul Ricardo Carvalho (37 ans, 95 rencontres de C1) peut se vanter d’une expérience supérieure, de Porto au Real Madrid, en passant par Chelsea.

Toulalan, lui, n’a pas connu une carrière aussi clinquante. Mais il sait à quel point franchir ce barrage face à Valence sera déterminant, voire vital, pour les prochains mois. "C'est quand même plus sympa de jouer la Ligue des champions que la Ligue Europa, soulignait-il mi-juillet, dans les colonnes de Nice-Matin. Et si on se qualifiait pour la Ligue Europa, ce serait plus difficile pour la saison avec des matches le jeudi et des voyages plus longs en Europe. Avec ce qu'on a vécu l'an dernier (élimination en quart face à la Juventus, futur finaliste), ce que j'ai vécu dans ma carrière, la Ligue des champions est une compétition à part. Donc oui, ne pas la jouer, ça mettrait un coup sur la tête."

Meilleur tacleur de Ligue 1

Les blessures conjuguées de Layvin Kurzawa et de Joao Moutinho, son acolyte de l’entrejeu, ne faciliteront pas la tâche monégasque. Toulalan voit dans ces deux "absences des coups durs". Sans pour autant verser dans le fatalisme : il préfère souligner combien "il y a beaucoup de monde dans l'effectif". En clair, pour reprendre ses mots, Monaco "a de la ressource". Encore plus lorsque son ratisseur en chef lance l’opération nettoyage au milieu.

Car quand la sentinelle Toulalan veille, c’est tout l’équilibre défensif de l’ASM qui s’en ressent. C’était particulièrement flagrant la saison dernière. L’ancien joueur de Malaga était, chiffres à l’appui, le meilleur tacleur de Ligue 1 : 84% de tacles réussis en moyenne. Avec un tel abattage, l’équipe de Leonardo Jardim peut voyager l’esprit serein. Même à Mestalla, l’antre d’un FC Valence qui s’est donné les moyens pour retrouver son lustre d’antan. Pour évoluer dans la cour des grands, il faut en avoir la carrure. Toulalan ne dira pas le contraire.