Tableau dégagé ou grosses écuries, quels seront les adversaires pour le PSG et Lyon au "Final 8" ?

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Auteur·e : AFP
Tirages au sort de la Ligue des champions
Tirages au sort de la Ligue des champions | FABRICE COFFRINI / AFP

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Tableau dégagé ou "Final 8" corsé d'entrée ? Le Paris SG et Lyon, porteurs des espoirs français en Ligue des champions, vont connaître vendredi leurs adversaires, garantis ou potentiels, lors du tirage au sort des quarts et des demi-finales à Nyon (Suisse) à 12h. Mais les Lyonnais auront avant un match à disputer contre la Juventus, en 8e de finale retour.

Pour permettre la reprise de l'édition 2020 de la compétition reine continentale, l'UEFA a adopté un format inédit, qui se jouera sur des matches uniques à élimination directe, du 12 au 23 août, sur terrain neutre à Lisbonne (Portugal). Pour le PSG, l'une des quatre équipes déjà qualifiées pour les quarts de finale avec le RB Leipzig (Allemagne), l'Atalanta Bergame (Italie) et l'Atlético Madrid (Espagne), fini donc la règle des buts "comptant double" à l'extérieur et les risques de "remontadas".

Un parcours ouvert pour les clubs français

Seules deux victoires suffisent pour atteindre la finale, qui se jouera au stade de Luz, l'antre du Benfica... Reste à éviter un poids lourd d'entrée de jeu pour son retour dans le Top 8 européen, après quatre ans d'absence à ce niveau. Pour compléter le tableau du "Final 8", il reste quatre tickets à distribuer à l'issue des quatre derniers huitièmes de finale qui se joueront les 7 et 8 août. Et les confrontations en quarts et en demies seront déterminées à l'avance dès vendredi.

Du Bayern Munich, tout frais champion d'Allemagne qui s'impose comme le nouveau favori N.1, au Real Madrid, vainqueur de quatre des six dernières éditions, sans oublier la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo (si elle se qualifie contre Lyon) ou le Manchester City de Pep Guardiola, Paris risque de tomber sur un adversaire très menaçant... qui aura aussi l'avantage d'avoir déjà repris son championnat, au contraire de la Ligue 1. Etant donné qu'il n'y a ni tête de série ni de protection par pays lors du tirage, seul Lyon, l'autre représentant français encore en lice, partage avec Paris le handicap de vivre une période de quatre mois sans compétition, depuis l'arrêt anticipé de la Ligue 1 mi-mars.

Pour rendre possible ce duel 100% français, l'OL doit finir le boulot contre la Juve après sa victoire 1-0 à l'aller fin février dernier. De quoi rendre optimiste son président Jean-Michel Aulas sur les chances de victoire finale de son équipe. "Il faut tout mettre cette année parce qu'il reste très peu de matches. Le fait que ce soit à huis clos, le fait d'avoir gagné le premier match concernant la Juve et le fait qu'on soit dans un dispositif sur un match sec sans aller-retour, fait qu'on n'a jamais eu autant de chances qu'aujourd'hui de la perdre mais aussi de la gagner", a-t-il déclaré mercredi sur RMC.

Avec ou sans supporter à l'extérieur du stade ?

A Paris, la prudence est davantage de rigueur depuis les départs du buteur Edinson Cavani, du latéral droit Thomas Meunier, qui n'ont pas prolongé leur contrat expirant au 30 juin, et des jeunes espoirs Tanguy Kouassi et Adil Aouchiche, qui ont préféré passer professionnels dans un autre club. C'est donc avec un groupe amputé de deux cadres et sans la possibilité de recruter que le PSG a repris l'entraînement fin juin, 15 semaines après sa qualification aux dépens de Dortmund (1-2, 2-0).

"Si ce sera plus difficile en Ligue des champions, clairement oui, mais impossible, non", a toutefois prévenu l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, vendredi dernier lors de sa conférence de presse de reprise. L'absence probable de public rend la tâche encore plus compliquée. Encore incertaine en raison de la crise sanitaire, la présence de ses supporters, déterminante face à Dortmund même en dehors du stade, doit encore être tranchée par l'UEFA.

L'entrée en vigueur de mesures de confinement fin juin dans des quartiers de la banlieue nord de Lisbonne rend toutefois cette hypothèse très incertaine. La capitale portugaise et ses environs figurent toujours parmi les plus importants foyers de contagion du pays. Le Premier ministre Antonio Costa a même laissé entendre mercredi que les mesures de reconfinement concernant la vingtaine de quartiers de la ceinture nord de Lisbonne, en vigueur jusqu'à mercredi prochain, devraient être prolongées au moins jusqu'à fin juillet.

AFP