Milan Bisevac
Milan Bisevac, le défenseur central lyonnais, buteur du soir | AFP - JEFF PACHOUD

Service minimum pour Lyon

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Lyon s'est imposé face au Grasshopper Zurich (1-0) mardi pour le compte du 3e tour aller du tour préliminaire de la Ligue des Champions. C'est un résultat plutôt flatteur pour des Lyonnais qui ont été bousculés et n'ont jamais vraiment pu imprimer leur rythme et faire une vraie différence par leur maîtrise technique. Rien n'est fait encore pour la qualification même si Lyon a pris une option favorable.

Dix ans après leur dernière apparition en ligue des champions, les Suisses ont montré un visage plutôt séduisant, sans jamais fermer le jeu. Certes, ils avaient  l'avantage d'avoir déjà débuté leur championnat depuis trois semaines, et l'ont montré en affichant davantage d'engagement que les joueurs de l'OL, lesquels ont été plutôt poussifs, dans un match où se sont succédés les approximations et les ballons perdus. Le Grasshoper a bien mieux réussi son entame, mettant la pression sur des Lyonnais aux abois en se créant notamment deux grosses occasions dans la première demie-heure par Lang et  Gashi, en trouvant d'abord le poteau droit, puis la transversale de Lopes. Les Lyonnais ont ensuite sorti la tête de l'eau et se sont à leur tour créés quelques belles possibilités, sous la houlette de Danic, très remuant, et avec Lacazette dans tous les bons coups.

Bisevac délivre Gerland

Les hommes de Rémi Garde ont longtemps buté sur une bonne défense suisse mais sont parvenus à étirer de plus en plus le jeu pour mettre de la pression, en cherchant la faille. Ils finissaient par la trouver peu après l'heure de jeu, encore une fois sur un coup de pied arrêté. Un excellent coup-franc de Grenier qui trouvait Bisevac à la réception, lequel profitait d'une erreur défensive des Zurichois pour ajuster le gardien Burki et libérer le stade Gerland. (1-0, 63e). Ensuite, les débats restaient plutôt équilibrés, même si les Suisses ne baissaient pas les bras, et s'offraient encore quelques occasions, Gashi manquant  non seulement l'opportunité d'égaliser avec un tir  passant au dessus (77) mais aussi d'inscrire ce but à l'extérieur toujours  recherché qui aurait inversé, pour le coup, la tendance. Rien ne devait donc  évoluer et l'OL pouvait finalement  se satisfaire d'avoir obtenu un résultat positif après avoir longtemps  fait le dos rond. Un minimum avant d'aborder le match retour.   

Christian Grégoire