Zidane Real
Les joueurs madrilènes entourent leur coach après l'ouverture du score | FILIPPO MONTEFORTE / AFP

AS Rome - Real Madrid : L’aventure européenne de Zinédine Zidane commence bien

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Sans briller, le Real Madrid a dominé l'AS Rome (2-0) mercredi en Ligue des champions : dix ans après l’avoir quittée en tant que joueur, Zinedine Zidane célèbre ainsi ses retrouvailles avec la compétition-reine du Vieux Continent par une victoire.

Il y a vingt ans, le 11 septembre 1996, Zinedine Zidane découvrait la Ligue des champions avec la Juve, contre Manchester United. Il y a dix ans, le 8 mars 2006, il disputait sa dernière rencontre en C1 avec le Real Madrid, contre Arsenal. Ce mercredi, le 17 février 2016, ZZ retrouvait enfin la prestigieuse compétition européenne, celle qui l’a parfois fait souffrir (deux échecs consécutifs en finale, en 1997 et 1998), celle aussi et surtout qui a forgé sa légende (personne n’a oublié sa volée légendaire en finale de l’édition 2002, la seule qu’il a remportée).

Ces retrouvailles, Zinedine Zidane les a réussies à la faveur du succès étriqué du Real Madrid, ce mercredi en 8e de finale aller, à Rome. Après une première mi-temps sans artifice, pauvre en occasions, le technicien tricolore n’était pourtant pas serein. Son langage corporel en témoignait : souvent debout, visiblement crispé, les poings serrés, il n’allait s’asseoir que pour discuter avec son adjoint David Bettoni. "On a eu quelques difficultés en première période, reconnaissait-il à l’issue de la rencontre, au micro de Canal+. Il y a avait un gros rythme, une défense adverse regroupée, et de toute manière, c’est toujours compliqué à l’extérieur à ce niveau de la compétition."

Jesé, coaching payant

A l’heure de jeu, le numéro de soliste de Cristiano Ronaldo débloquait enfin la rencontre. La réaction de Zidane, très démonstrative (il a longuement enlacé CR7, entouré par la quasi-totalité du onze madrilène), était éloquente. "Je suis très content pour (Ronaldo) : c’est le meilleur, point barre", lâchera-t-il au coup de sifflet final. Le Français s’offrait même un joli coup de coaching payant en lançant Jesé à la 85e… lequel marquait une minute plus tard, sur son premier ballon. "C’est une belle victoire où l’on a pas pris de but, je ne peux qu’être satisfait", réagissait Zidane, qui pour sa première européenne, a tout de même permis au Real de décrocher son premier succès en Italie lors d’un match à élimination directe depuis… 1962 ! Ces deux buts donnent un net avantage aux Merengue dans l’optique des quarts - même si ZZ ne veut pas entendre parler des statistiques qui donnent son club déjà qualifié.

La vie de l'entraîneur Zidane suit donc son cours - pour l'heure assez  tranquille - au gré des victoires de son équipe. Le Barça prend ses distances en tête de la Liga et ce premier succès européen n’était pas bien transcendant, qu’importe : "ce que l'on est en train de faire c'est bien, mais on peut toujours s'améliorer", a-t-il rappelé. L’important, c’est que les succès s’enchaînent et que son message semble passer à merveille dans le vestiaire madrilène depuis son arrivée. "Ses consignes sont précises, on est très proches de lui, confirme Raphaël Varane. On a tous envie de bien faire, on va tous dans le même sens. On veut que ça continue longtemps comme ça."