Arjen Robben Bayern Munich
Le joueur du Bayern Munich, Arjen Robben | AFP - ANDREAS GEBERT

Robben est devenu l'atout numéro 1 du Bayern

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Avant son 8e de finale retour de Ligue des Champions contre le Chaktior Donetsk, le Bayern Munich n'est toujours pas qualifié (0-0 à l'aller). Pour accéder à son cinquième quarts de finale de rang, le club munichois va devoir s'imposer face aux Ukrainiens. Il comptera donc sur sa puissance offensive symbolisée par la réussite de son Néerlandais Arjen Robben.

Si Lionel Messi est hors concours en ce début d'année et que Cristiano Ronaldo vient de battre le record de buts de Raul en Coupe d'Europe mercredi soir, Arjen Robben n'est pas très loin du duo magique. Depuis quelques semaines maintenant, le Néerlandais évolue à des hauteurs où il fait plus qu'apercevoir les silhouettes du Madrilène et du Barcelonais. Il les regarde presque dans les yeux. Son bilan parle pour lui : 27 matches, 19 buts et 8 passes décisives. Mieux, depuis fin janvier et la reprise de la Bundesliga, il est impliqué sur 10 buts de son équipe - réalisations et passes comprises -, soit le troisième meilleur total derrière Lionel Messi et Harry Kane (Tottenham).

A 31 ans, il effectue la meilleure saison de sa carrière puisqu'il a déjà battu son record de buts sur la scène nationale. Une bonne nouvelle pour le Bayern et pour le joueur, qui surfe sur un Mondial particulièrement réussi sur le plan individuel (3 buts et 1 passe décisive) et collectif - troisième place - et dont le corps le laisse enfin tranquille. Fragile, sa carrière a été longtemps gâchée par des blessures. Mais depuis deux ans, cela va mieux. Six matches ratés la saison dernière, cinq cette saison, son plus faible total. Loin, très loin des 24 rencontres ratées lors de la saison 2010/2011.

Atout numéro 1

La signature de Robert Lewandowski l'été dernier dotait le Bayern Munich d'un attaquant de classe mondiale qui avait fait ses preuves en Ligue des Champions (deuxième meilleur buteur en 2012-2013 avec 10 réalisations). Même si l'acclimatation du Polonais se déroule bien (32 matches, 14 buts), la vraie arme du Bayern, c'est Robben. "Après 30 ans, on a tendance à penser que c'est le début du déclin, mais  j'ai le sentiment que je peux encore apprendre. Et Pep Guardiola m'a une fois encore rendu meilleur", expliquait récemment le numéro 10. Pourtant à l'annonce de l'arrivée de Guardiola en Bavière, l'avenir de Robben ne s'annonçait pas forcément tout rose. Car le monstre d'individualisme du Batave ne se fonderait pas forcément facilement dans la philosophie collective désirée par le Catalan. Robben n'est pas Messi, il aime provoquer sur son côté droit, repiquer au centre pour enrouler du pied gauche. Il est moins au coeur du jeu et moins organisateur. Plus dynamiteur. Surtout ses accès individualistes avaient tendance à agacer en Bavière (hein Franck Ribéry?).

Mais cette année, c'est la métamorphose. Il appris à se mettre au service du collectif et surtout Pep Guardiola est conquis. Quand entre Ribéry et Guardiola, il y a eu parfois des incompréhensions, avec Robben, le ciel est dégagé. L'entraîneur espagnol ne cesse de répéter qu'il "aime Arjen". Il a "rarement vu durant sa carrière de joueur et d'entraîneur un joueur aussi professionnel" doté d'une "mentalité incroyable". Pep est sous le charme et toute l'Allemagne également. Le quotidien Bild parlait du "milieu offensif le plus dangereux de l'histoire de la Bundesliga". Reste donc au Batave de mettre l'Europe à ses pieds, lui qui avait offert la Ligue des Champions à son club contre Dortmund en 2013. A lui de mettre ses stats en Europe (6 matches, 2 buts, 1 passe décisive) au niveau de celle en championnat. Dès mercredi soir contre Donetsk?