Carlo Ancelotti
Carlo Ancelotti, l'entraîneur du Real Madrid | GERARD JULIEN / AFP

Real Madrid - Schalke 04 : La méthode Ancelotti en question

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Carlo Ancelotti, adulé au Real Madrid en 2014, a bien mal débuté l'année 2015: son équipe n'est plus aussi éblouissante et ses méthodes commencent à être contestées avant la réception de Schalke 04 ce mardi en Ligue des champions.

Vainqueur en mai dernier de la "Decima", la très attendue dixième C1 du  Real, Ancelotti est entré dans l'histoire de la "Maison blanche", avec également trois autres trophées en 2014: la Coupe du Roi, la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs. Mais le statut d'intouchable de l'Italien semble s'éroder peu à peu. Car en 2015, les résultats ne suivent plus: élimination en Coupe du Roi devant  l'Atletico (2-0, 2-2), première place perdue le week-end dernier au profit du FC Barcelone en Championnat d'Espagne. Applaudi pour avoir pacifié un vestiaire déchiré sous l'ère Jose Mourinho, "Carletto" est désormais critiqué pour sa gestion trop douce à moins de deux semaines du clasico Barça-Real (22 mars). "Je me sens soutenu par le club depuis le premier jour", a rétorqué l'Italien. "Tous les ans depuis que je suis entraîneur, ce thème de la main de fer ressort quand il y a des problèmes. Mais cette main de velours m'a permis de gagner trois Ligues des champions", a rappelé l'ex-technicien de l'AC Milan, sacré avec le club italien en 2003 et 2007.

Une attaque en panne

La défaite contre l'Athletic Bilbao samedi (1-0) a mis en évidence la  baisse de régime du trio d'attaque "BBC". Cristiano Ronaldo a ainsi laissé le Barcelonais Lionel Messi le rattraper au sommet du classement des buteurs de Liga (30 buts) alors qu'il comptait dix longueurs d'avance à la trêve. Gareth Bale, pour sa part, n'a plus marqué depuis déjà huit matches. Pour ne rien arranger, le stade Bernabeu l'a récemment sifflé pour son égoïsme. Quant à Karim Benzema, son efficacité a chuté avec cinq buts en quatorze rencontres en 2015. Mais leur association est "indiscutable", a assuré Ancelotti lundi. "Ils nous ont beaucoup apporté et j'ai confiance en eux. Certes, ils sont moins bien mais c'est le cas de toute l'équipe. (...) Nous n'allons pas changer d'identité."

Le banc ne pèse pas

Ancelotti n'aime pas beaucoup les rotations et c'est en bâtissant une solide équipe-type qu'il a triomphé au Real. Le revers de la médaille, c'est que sa profondeur de banc semble limitée. Cela s'est vu lorsque des titulaires tels que Luka Modric, Pepe, Sergio Ramos ou James Rodriguez se sont blessés. En outre, certains incontournables commencent à tirer la langue: Toni Kroos a beaucoup donné depuis son sacre avec l'Allemagne au Mondial-2014 l'été dernier. Et l'épatant Isco, très performant ces dernières semaines, ne peut pas tout faire. Enfin, les jokers offensifs n'apportent pas l'étincelle nécessaire pour débloquer certaines situations: Jesé n'a marqué qu'un seul but en 2015 et "Chicharito" Hernandez aucun. Mardi contre Schalke 04 en huitième retour de la Ligue des champions (succès 2-0 à l'aller), Modric devrait faire son grand retour après près de quatre mois d'absence et Ancelotti attend beaucoup de ses qualités de "pénétration avec le ballon". Suffisant pour changer le visage du Real?

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