Paris attend son adversaire en LDC
Premier de sa poule, le PSG sera fixé sur son sort européen ce jeudi à Nyon | FRANCK FIFE / AFP

Quel sort pour le PSG ?

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Le tirage au sort des 8e de finale de la Ligue des champions (11h15) ainsi que des 16e et des 8e de l'Europa League (14h00) se déroulent aujourd'hui à Nyon en Suisse. En C1, le PSG craint de retrouver l'AC Milan, Arsenal et surtout le Real Madrid, trois clubs à la traîne en championnat et devancés par des équipes au passé continental bien moins prestigieux (Malaga, Schalke et Dortmund). En Europa League, la tâche ne sera pas plus aisée pour Bordeaux et Lyon au vu des équipes encore en lice. Tour d'horizon des adversaires potentiels des Français en phase finale.

Paris, qui n'a plus atteint les 8e de finale de Ligue des champions depuis plus de 10 ans (lors de la saison 2000/2001 et à l'époque, une deuxième phase de groupes les remplaçait,ndlr), peut être confronté à des mastodontes européens en sommeil ou à des outsiders aux dents affûtées. Avec leur première place, ils évitent tout de même une opposition plus farouche encore. 

Milan, Arsenal et le Real, bêtes blessées à éviter

Une rencontre face au Milan AC aurait un goût particulier pour Ibrahimovic et Thiago Silva qui retrouveraient leurs amours italiennes. L'escouade transalpine n'est toutefois plus au niveau de 2003 ou de 2007, années où la Coupe aux grandes oreilles est venue garnir leur épaisse armoire à trophée. En témoignent deux éliminations en 8e de finale lors des trois dernières éditions. Touchés dans leur orgueil, les Rossoneri n'en seraient que plus diaboliques.

Le constat est le même pour Arsenal. Eliminé en 8e de finale ces deux dernières années, le club d'Arsène Wenger peut toutefois se targuer d'atteindre ce stade de la compétition pour la 13e année consécutive. Et d'être tombé face au futur champion d'Europe Barcelone il y a deux ans puis contre le… Milan AC la saison dernière. Une opposition de taille face à un club 5e de Premier League à deux points du podium, qui souhaite se relancer.

"J'ai terminé deux fois deuxième (du groupe) avant de gagner le tournoi (en 2004 avec Porto et en 2010 avec l'Inter Milan, ndlr). Les équipes qui ont terminé premières attendront un adversaire qu'elles penseront plus faible, mais si elles tombent sur le Real Madrid, ce n'est pas une bonne nouvelle pour elles." José Mourinho a tout dit. Demi-finalistes ces deux dernières saisons, les Merengue rêvent de ramener un trophée qui les fuit depuis plus de dix ans. Surtout qu'ils sont désormais distancés en Liga. L'adversaire le plus coriace pour les Parisiens.

Le Shaktar et Valence, dangereux outsiders

Dépassés la saison dernière et sortis dès les phases de groupe, les Ukrainiens se rappellent au bon souvenir de l'Europe cette année en se payant le scalp de Chelsea, tenant du titre. Aller jouer dans les pays de l'Est en février n'est pas franchement un cadeau. Surtout lorsque l'adversaire développe un jeu léché qui l'a mené en quart de finale de la Champion's il y a deux ans.

Valence présente peu ou proue le même profil. Une équipe joueuse qui a marqué 12 buts en phase de groupe et posé pas mal de problèmes au Bayern finaliste de la dernière édition (défaite 2-1 puis nul 1-1). Irréguliers sur la scène européenne, les Blanquinegros sont à la peine en championnat.

Le Celtic et Galatasaray, risque à l'export

A n'en pas douter les deux adversaires les plus abordables. Toutefois, sevré de 8e de finale depuis quatre ans, le peuple vert et blanc du Celtic est un formidable douzième homme pour l'équipe de Neil Lennon. Résister dans le chaudron du Celtic Park, stade dans lequel le Barça est tombé en novembre (2-1), est la condition sine qua non pour espérer. Eliminés à ce stade de la compétition en 2007 puis en 2008 contre Milan et Barcelone, les Ecossais étaient tombés les armes à la main au terme de rencontres accrochées…

La ferveur, tel est également le meilleur atout pour Galatasaray. Privés de C1 depuis la saison 2006/2007, les Turcs abordent ces phases finales le couteau entre les dents. S'ils parviennent à arrêter Burak Yilmaz co-meilleur buteur de la phase de groupes (6 buts) et à ne pas sombrer dans l'enfer du stade Ali Sami Yen, les Parisiens n'ont pas grand-chose à craindre.

Lyon et Bordeaux sur leurs gardes

Premiers de leur groupe respectif à l'issue de la phase de groupe, Lyonnais et Bordelais ne s'en sont pas pour autant assuré un tirage facile en 16e de finale de l'Europa League. Pêle-mêle, les deux clubs français pourraient en découdre avec l'Atlético Madrid, tenant du titre, Naples, l'Inter Milan et le Zénith Saint-Pétersbourg huitièmes de finaliste de Ligue des champions la saison dernière, ou encore Tottenham (4e de Premier League) et le Bayer Leverkusen (2e de Bundesliga), qui jouent les premiers rôles dans leurs championnats nationaux.

Au rang des adversaires moins tenaces sur le papier figurent l'Anzhi Makhachkala de Samuel Eto'o et Lassana Diarra, Mönchengladbach bourreau de l'OM, Stuttgart, Levante, Basel, l'Ajax Amsterdam, le Dynamo Kiev ou encore le Bate Borisov. L'OL pourrait également se voir opposé à Newcastle, deuxième du groupe des Girondins. De la même manière, les hommes de Gillot peuvent hériter du Sparta Prague. Particularité de la "petite coupe d'Europe", les 8e de finale seront tirés dans la foulée des 16e. Chelsea, Liverpool, Fenerbahçe, Benfica, la Lazio, Rubin Kazan, l'Olympiakos et Cluj viendront alors s'ajouter à la liste des rivaux. La route vers l'Amsterdam ArenA, lieu de la finale s'annonce semée d'embûches.

Jerome Carrere