Le 8 mars 2017, Neymar -alors Barcelonais- réalisait un doublé lors de l'incroyable remontée du Barça face au PSG (6-1)
Le 8 mars 2017, Neymar -alors Barcelonais- réalisait un doublé lors de l'incroyable remontée du Barça face au PSG (6-1) | AFP

Paris Saint-Germain - Manchester United : le spectre de la "remontada"

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Vainqueur 4-0 du Barça en huitième de finale aller de la Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain subissait sa plus grande déconvenue lors du match retour (6-1). Depuis, ce fameux 8 mars 2017, le traumatisme reste encore bien présent dans les esprits parisiens. A l'heure d'affronter Manchester United dans un huitième de finale retour qui semble presque acquis au PSG, le spectre de la remontada catalane refait surface...

Le 8 mars 2017, les spectateurs du Camp Nou n'en croient pas leurs yeux. 6-1, tel est le score inscrit sur le tableau d'affichage. Le Barça vient d'éliminer le PSG au terme d'un match complètement fou. Presque assurés de la qualification avant le début de la rencontre, les Parisiens sont terrassés, humiliés. Depuis ce qu'il faut bien appeler un traumatisme, le temps a fait son oeuvre au sein du club de la capitale. Hier bourreau du PSG, Neymar porte à présent le maillot du champion de France. Thomas Tuchel a remplacé Unai Emery, et le prodige Kylian Mbappé fait également partie d'une équipe taillée pour gagner la Ligue des Champions.

Près de dix absents côté MU

De nouveau sorti en huitième de finale par le Real Madrid la saison passée (3-1, 2-1), Paris se retrouve aujourd'hui dans une situation presque idéale pour atteindre les quarts de finale pour la première fois depuis trois ans. Victorieuse 2-0 à Old Trafford, l'équipe de Thiago Silva est idéalement placée pour aborder le match retour au Parc des Princes. S'il sera de nouveau privé de Neymar et très vraisemblablement de Cavani, le PSG a démontré lors du match aller qu'il avait d'autres arguments. En face, MU est décimé, avec pas moins de sept blessés (Mata, Herrera, Lingard, Matic, Valencia, Darmian et Sanchez), un malade (Jones) et un suspendu (Pogba).

Tout laisse donc présager d'un match retour relativement facile à gérer, ce mercredi… Mais l'histoire ayant une fâcheuse tendance à se répéter, les coéquipiers de Mbappé auraient tout intérêt à ne pas se voir déjà en quarts de finale… Parmi les joueurs susceptibles de débuter contre MU, ils ne sont que quatre à avoir vécu le calvaire de la remontada de 2017: Thiago Silva, Marquinhos, Draxler et Verratti (Meunier et Kurzawa étant probablement sur le banc). "Je n'étais pas là quand c'est arrivé", reconnaît lui-même Tuchel qui estime qu'il est "dangereux de repenser à ce moment".

100% de chances de passer

Si l'on ne s'en tient qu'aux statistiques des huitièmes de finale de C1, le PSG a, théoriquement, 100 % de chance de se qualifier après son succès 2-0 à l'extérieur. Mais cela reste de la théorie… "Ce n'est pas bien de jouer avec la peur, mais ce n'est pas bien de jouer avec trop de confiance", tempère néanmoins le coach allemand. "Il y a des gars qui ont joué à Barcelone, qui ont cette expérience. Cette chose est arrivée, et cela peut toujours arriver", estime même Tuchel qui aura donc le mérite de rester méfiant.

Méfiant, Marquinhos l'est tout autant, voire un peu plus. Si pour le Brésilien la blessure de la remontada est "cicatrisée", ce match retour contre les Red Devils possède tous les ingrédients d'une nouvelle déconvenue. "Un match facile car ils ont beaucoup de blessés ? Il ne faut pas penser comme ça. Comme nous, ils vont avoir des ambitions importantes", assure le N.5 parisien. "Il ne faut pas qu'on tombe dans ce piège de penser que ce sera plus facile parce qu'ils ont des blessés", a-t-il affirmé.

Le tacle sournois de Solskjaer

Avec son équipe décimée, Ole Gunnar Solskjaer a tout de même battu Southampton 3-2 en championnat, samedi. De quoi engranger un peu de confiance… "Nous allons sur le terrain du PSG avec confiance, nous n'avons rien à perdre. Nous donnerons tout", a prévenu le coach de MU. Et si ce dernier reconnaît la qualité de son adversaire, il n'oublie pas non plus de le tacler gentiment en faisant resurgir le fantôme d'un passé très proche. "Ce club a déjà fait tellement de beaux retours, rien est encore joué", a-t-il lancé avec un léger sourire en coin.