PSG-Chelsea, les petites phrases qui ont lancé les hostilités

PSG-Chelsea, les petites phrases qui ont lancé les hostilités

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La préparation de ce 8e de finale aller de Ligue des Champions entre le PSG et Chelsea, mardi à 20h45, aura été chaotique pour les Parisiens. Entre la guerre psychologique lancée par José Mourinho et le scénario cauchemardesque de la réception de Caen, Laurent Blanc et ses troupes n’ont pas été ménagés.

Cela débute par un sentiment de honte. Celui ressenti par José Mourinho après l’élimination de son équipe au 4e tour de la Cup par Bradford à la fin du mois de janvier. Une défaite "embarrassante", "honteuse" pour l’entraîneur de Chelsea. Mais une défaite qui allégeait considérablement le calendrier des Blues. Une défaite qui finirait presque, par bien tomber puisque le 5e tour de la Cup a eu lieu ce week-end, trois jours avant la rencontre capitale de Chelsea contre le PSG. S’il accablait ses joueurs sur le coup, parlant de "pire défaite de sa carrière", le technicien portugais s’est peut-être félicité en secret.

Il s’en défendait pourtant après le revers contre Bradford. "Un mal pour un bien ? Pour mieux lutter pour le titre, il est alors meilleur de perdre face au PSG, de perdre face à Liverpool, ainsi on ne jouera que pour le titre… C’est un mal pour un bien mais pas pour nous. Cela ne colle pas avec notre mentalité, notre travail. Ce n’est pas dans l’ADN de Chelsea de penser ainsi". Mais pourtant, plutôt que de jouer un obscur 5e tour de Cup, les Blues ont passé ce week-end au chaud. "Pour être honnête, ce repos est bienvenu", a lancé Mourinho après la victoire contre Everton. Lui et ses troupes ont eu 5 jours pour préparer ce premier grand rendez-vous de la saison, quand Paris a perdu beaucoup de plumes samedi après-midi sur sa pelouse contre Caen.

L’ironie de Blanc…

Bien décidé à casser son image en ce début d’année et a prouvé qu'il n'est pas l'entraîneur lisse qu'on décrit parfois, Laurent Blanc était monté au créneau et avait répondu à Mourinho. Encore engagé sur les quatre tableaux après sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France contre Nantes, le technicien du PSG rebondissait sur l’élimination de Chelsea. Par un trait d’esprit. Une touche d’ironie qui n’était pas passée inaperçue. "Comme Mourinho est un génie... Que Chelsea a perdu son match de coupe 4-2 (contre Bradford, D3), que tout le monde trouve ça génial... Si Paris avait fait pareil (en coupe), çela aurait été un tsunami, il y aurait en tout cas eu des turbulences. On aurait dit que l'entraîneur (lui) n'aurait rien compris", a-t-il analysé.

En position de force mercredi, remonté à bloc, il ne faisait que relancer un match médiatique débuté dès le tirage au sort mi-décembre. Lorsqu’on évoquait la possibilité de retrouver Paris, José Mourinho a fait du Mourinho : "Je pense que Paris serait une bonne chose. C’est un déplacement facile pour nous et pour les supporters. Ce serait pas mal, mais on ne peut pas décider du tirage au sort", avait-il déclaré. Une sortie qui avait eu le don d’agacer au PSG. C’est Nasser Al-Khelaïfi qui avait réagi le premier : "Chelsea est un bon tirage pour nous, a assuré le président du Paris SG qui s'est dit "très confiant".

… et ses malheurs

Cette confiance s’est totalement étiolée samedi soir. Outre le résultat nul contre Caen (2-2), c’est surtout le scénario qui inquiète à la veille de ce 8e de finale aller. En effet, Laurent Blanc a vu tour à tour Marquinhos, Aurier, Cabaye et Lucas sortir sur blessure. Quatre joueurs importants de l’effectif. Des absences qui coûtent cher. De l’autre côté de la Manche, les malheurs du PSG font sourire. "Une préparation cauchemardesque", pour The National, "Chelsea a pris un énorme avantage après la blessure de quatre joueurs du PSG" écrit le Sunday Express.

Comment a réagi Mourinho ? Devant les micros rien, mais le Daily Mail croit savoir que le Portugais "a pu s’autoriser un petit sourire, samedi, mais pas plus". Parce qu’il est sans doute trop malin pour ne pas attiser le sentiment de revanche des Parisiens. Du moins pas aussi près de l’échéance. Car quelques mois auparavant, il ne s’était pas gêné…

Benoit Jourdain @BenJourd1