Le Bayer Leverkusen
Le milieu de terrain et capitaine du Bayer Leverkusen, Simon Rolfes | AFP - PATRIK STOLLARZ

PSG-Bayer, faux rival ou vrai danger ?

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Le PSG affronte ce soir, pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les Allemands du Bayer Leverkusen. Deuxième de Bundesliga, l'équipe entraînée par Sami Hyypiä, battue samedi à domicile en championnat, a-t-elle les moyens de faire trembler l'armada parisienne ?

Un ténor, pas un cador

Depuis sa création en 1904, le club du Bayer Leverkusen a eu le temps de se faire un nom. Mais malgré le soutien financier de l'entreprise Bayer, et une présence dans l'élite continue depuis 1979, jamais ce club n'a remporté le championnat d'Allemagne. Cinq fois bloqué à la deuxième place (1997, 1999, 2000, 2002 et 2011), cette absence de couronne lui a valu le surnom de "Neverkusen". Vainqueur de la Coupe d'Allemagne en 1993 et de la Coupe UEFA en 1988, le Bayer est un petit parmi les grands.

La défaite à domicile à l'aller, une mauvaise habitude

Au-delà d'un palmarès peu étoffé, le Bayer Leverkusen s'est fait une spécialité, ces dernières années, de vivre des éliminations européennes similaires. Depuis cinq ans, que ce soit en Ligue des Champions ou en Ligue Europa, l'équipe est systématiquement éliminée en ayant perdu le match aller à domicile. L'an dernier, c'était en Europa League, en 16e de finale, sorti par Benfica (défaite 1-0 à l'aller et 2-1 au retour au Portugal). L'année d'avant, c'était en 8e de finale de la Ligue des Champions contre Barcelone (défaite 3-1 à l'aller et 7-1 au Camp Nou). En 2010-2011, encore les 8e de finale, mais de la Ligue Europa contre Villareal (défaite 3-2 en Allemagne et 2-1 en Espagne au retour).

Et les deux seules fois où Leverkusen a dépassé les 8e de finale depuis sa finale de Ligue des Champions 2002, c'était en Coupe UEFA en 2007 et 2008, pour des éliminations en quarts de finale contre respectivement Osasuna (défaite 3-0 à l'aller et 1-0 au retour) et le Zenit St-Petersbourg (défaite 4-1 en Allemagne et victoire 1-0 en Russie). Ces deux années sont d'ailleurs les seules où le Bayer a gagné un match aller à élimination à domicile, contre Blackburn (victoire 3-2 à domicile puis 0-0 en 16e de finale en 2007) et contre Hambourg (victoire 1-0 à l'aller puis défaite 3-2 au retour en 8e de finale).

La défense, un atout variable

Entraînée par l'ancien défenseur de Liverpool, Sami Hyypiä depuis près de deux ans, l'équipe du Bayer a fait de sa défense un socle important de son jeu. En Bundesliga, elle est actuellement la deuxième la plus imperméable d'Allemagne, derrière celle du Bayern. Mais alors que les Bavarois ont encaissé neuf buts en 21 matches, les joueurs de Rhénanie ont été battus à 22 reprises. Un peu plus d'un but par match donc. Et sur la scène européenne, les victoires (4-2 et 5-0) de Manchester United ont fait tâche dans un bilan plutôt très encourageant (un seul but encaissé en quatre matches contre la Real Sociedad et le Shakhtar). Et le Bayer a été battu, samedi, à domicile, par Schalke 04 (2-1). Emir Spahic, ancien défenseur de Montpellier, en est un pilier. Mais il s'est blessé lors de ce match, mais sera dans le groupe.

Kiessling, l'arme offensive

A 30 ans, Stefan Kiessling représente l'un des atouts offensifs du Bayer. Meilleur buteur de Bundesliga la saison passée (25 buts) devant les Lewandowski ou Mandzukic, il a déjà inscrit 10 buts en championnat et deux en Ligue des Champions cette saison. International sans sélection depuis le Mondial-2010, ce grand attaquant de 1.91m est un joueur collectif, qui est néanmoins en net retrait, avec une seule réalisation lors des sept derniers matches.